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Un Brin d'histoire
Ancienne église St Margaret, 383, chemin des Anglais. (Photo : Hexagone Lanaudière)

Un Brin d'histoire

Claude Martel

Vendredi 2 février 2018

L’église anglicane St Margaret

Allons faire une petite incursion au sein de la communauté anglicane de Terrebonne-Heights. Cette petite communauté de villégiateurs montréalais, passant leurs vacances estivales dans un recoin boisé du coteau, va assez rapidement réclamer un lieu de culte lorsque le nombre de villégiateurs le justifia.

 

Terrebonne-Heights

Rappelons qu’en 1920, un premier contingent de villégiateurs achète des terrains boisés en vue d’y construire de modestes chalets ou camps en bois rond, afin d’y passer la belle saison, à l’air pur de la campagne. Ces terrains, nouvellement disponibles sur le marché, sont vendus par trois promoteurs immobiliers : Harry Joy de la firme Joy et Fielding, les frères Milroy de la Terrebonne Gardens Land Company, et les Stevens du côté de Hyde Park (Brompton Road). Ces terres du rang du Coteau, aujourd’hui appelé le chemin des Anglais, vont connaître un essor plutôt lent, mais constant au cours des années 1920 à 1960, époque où les villégiateurs vont convertir leurs chalets en résidences permanentes.

Une chapelle

La croissance de villégiateurs anglicans dans le secteur favorise la création d’une nouvelle chapelle. Les villégiateurs trouvaient-ils l’église Grace trop loin ou était-ce la volonté de rester unis entre eux, dans leur communauté qui, disons-le, ne se mélangeait pas au reste de la communauté mascouchoise? Dès le 19 août 1922 se met en place la «Hulme Memorial Hall», servant à la «Sunday School» tenue par Margaret J. Hulme. Elle voit à cette tâche jusqu’à son décès, en 1927. En septembre 1925, Mme J. William Valliant (fille de Mme Hulme) fait don d’un terrain (lot 777-21) au coin du chemin des Anglais et de la rue Garden, à un groupe de syndics : Jessie Hulme, Preston Hulme et Hartwood.

C’est ainsi que la paroisse anglicane, regroupant déjà les églises Grace de Mascouche et St Michael de Terrebonne, décide, le 1er juillet 1928, d’y ériger une mission qui donnera lieu à la construction de la chapelle St Margaret, et dont le premier service eut lieu en 1932 par le révérend A. Radmore. La propriété est transférée à «the Church of England in Canada – Lord Bishop of Montreal» le 26 juin 1944, lequel la baptise officiellement «St. Margaret’s Hulme Memorial». La transaction permit de finaliser les travaux de décoration, car certaines personnes souhaitaient un édifice multifonctionnel au départ et ne voulaient pas trop lui donner l’aspect d’une chapelle. En août, on élit les premiers directeurs : Thomas A. Slade (People’s Warden), Douglas Evans (Rector’s Warden), Robert Curwood et Thomas A. Slade (Delegates to Synod). La semaine suivante, on organise un comité féminin (la Guilde). Bref, la transaction permit la consécration de cette église, ou chapelle, le 30 juin 1945. L’année suivante, les syndics cèdent officiellement la propriété au diocèse anglican de Montréal.

Une église

La croissance de la population anglicane de Terrebonne-Heights est, comme nous l'avons vu, particulièrement forte entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et le début des années 1950, forçant la communauté à se doter d’institutions (églises, écoles) adaptées à sa croissance. Bien qu’elle soit toute récente, la petite chapelle St Margaret doit faire place à une église plus spacieuse, dont les travaux s’amorcent en 1954. Quand les travaux furent exécutés, la chapelle fut déplacée à l’arrière de la nouvelle église et «attachée» à celle-ci. En 1972, la communauté célèbre la fin du paiement de l’église.

La communauté anglicane subit un déclin dû au départ de plusieurs de ses membres, qui quittent la région dans les années 1970. Elle connaît un répit avec la fermeture hebdomadaire des activités de l’église Grace, en 1976, mais ce répit n’est que temporaire. Le nombre de fidèles, toujours en diminution, force les autorités paroissiales à réorganiser leurs activités, cette fois en faveur de l’église Grace, qui est rénovée. C’est ainsi qu’en 2005, l’église St Margaret ferme. Elle est réaménagée depuis en école privée, appelée pour l’occasion Académie St Margaret.

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Source : Fonds de recherche de l’auteur.

31 dec 2017 Lise Viau cell

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