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VOICI, VOILÀ - UNE AFFAIRE, UNE AUTRE, par Marie-France DespatiS

Mardi 8 novembre 2005

Chronique tonique, un brin éclectique, un tantinet philosophique, en masse humoristique et un fétu ironique.

Monsieur I

"Sacrafyce!" C’est le doigt d’honneur verbal que Jean-Marc Chaput utilise pour convaincre son auditoire de s’engager différemment en affaires comme dans la vie. Connu pour son "Politiquement incorrect", ce pourfendeur du mensonge, des bébelles, du vide et de l’insipide, du power trip et de l’égotisme a chaviré plus d’un cœur lors de sa conférence mercredi dernier à la Chambre de commerce de Terrebonne.

À quelques heures d’avis, il a remplacé son ami Marcel Leboeuf, lui aussi un engagé de l’essentiel. Pas trop dupe de la déception créée par l’absence de Marcel et fort lucide quant aux avis partagés sur son compte, il a tout de suite mis tout le monde à l’aise en disant qu’il comprenait et qu’il avait bien perçu les "Oh non, pas lui!" rencontrés dans les regards. Ça prend des nerfs ça, monsieur, madame…

Ce n’est surtout pas du fastfood qu’il a servi à son auditoire, pas du prêchi-prêcha non plus.

À 75 ans, Jean-Marc Chaput a connu bien des modes et des modèles. Homme de la révolution tranquille, il a plaidé pour la maîtrise, la performance, la production à valeur ajoutée, les kaïzen, les budgets et procédures base zéro, la planification stratégique, et j’en passe, et j’en passe. Il n’a rien balayé de tout ça. Il a plutôt assimilé et apprivoisé ces recettes de succès en ventes et en affaires en y intégrant le sens de l’humain sinon l’humain tout court.

"Qu’est-ce que tu fais? Tu penses que tu vends des autos?" demande-t-il avec une voix de niaisage à la Yvon Deschamps. Avec des exemples cuisants, il nous amène à réfléchir sur la raison d’être, à nous centrer sur le vrai, à porter attention aux êtres avec qui on est bien plus qu’avec qui on fait. Il plaide bien, ce motivateur et ce consultant de méga entreprises, parce qu’il est aussi un grand-papa, un mari, un père; parce qu’il est aussi un homme ouvert et conscient; parce qu’il est un être humain fort de sa fragilité.

Jean-Marc Chaput, je le connaissais comme tout le monde par le biais de ses chroniques ou ses cassettes de motivation. Je me méprenais sur ce grand homme qui jamais ne prendra sa retraite, mais qui a su magnifiquement re-traiter sa vie à la lumière de ses observations, ses vécus, sa passion d’autrui.

Sa grande leçon, c’est le "caring", l’attention aux autres, la table ronde où chacun, dans une famille, dans une business ou dans une communauté est aussi précieux et important; c’est le cercle d’amour que je traduis librement par chérissement mutuel.

Monsieur I pour incorrect (et c’est vrai que c’est encore incorrect de parler d’amour à l’entrepreneur…) est devenu pour moi Monsieur I pour intègre mercredi dernier. Il a assumé sa pensée et ses réflexions qui sont en concordance avec ses expressions et ses actions.

Pour mon papa

En écoutant "Le temps d’une paix", saison 1928, j’ai bien ri lorsque le notaire Cyprien Fournier dit à son collègue de Québec, qui l’aide à faire des recherches sur l’âge de Mémére Bouchard : "Les archives, mon cher ami, c’est bien connu, ne seraient pas des archives si elles étaient complètes." Mon historien de père en sait quelque chose.

Rêveurs (bis)

Oh! que ça fait plaisir à une chroniqueuse de recevoir ceci…

"Bonjour, Marie-France!

Me voici, me voilà à mon tour...

Je vous ai déjà écrit pour vous féliciter de vos écrits. Je suis cette auteure de Terrebonne qui voudrait causer un peu avec vous...

En lisant votre dernier article au sujet des rêves et des rêveurs, j'ai pensé que je pourrais aussi partager la réalisation d'un rêve... En fait, ce rêve s'est non seulement réalisé, mais il s'est doublé, triplé, et est en train de se quadrupler...

Comme j'étais très forte en "composition" à l'école, j'aimais beaucoup les sessions de français. J'ai terminé ma 11e secondaire "générale" du temps et je suis plus tard retournée aux cours de Relations humaines des adultes. Il y avait là une enseignante (c'était une religieuse) qui rendait son cours tellement intéressant! Après avoir travaillé plusieurs textes de "nouvelles", étant très motivée, c'est tout de même sans aucune prétention je lui ai déclaré: "Un jour, j'écrirai un livre..." Elle m'avait répondu: "Et pourquoi pas?"

Je pense que c'est à partir de ce moment-là, sans savoir que ce serait possible, que germait déjà dans mon esprit ce "rêve"...

Les années ont passé... Je suis maintenant une grand-maman et depuis 1992, je ne cesse de produire des livres. Il faut toujours que j'aie une raison pour écrire... Je n'écris pas sur n'importe quoi.

Or, mon premier livre s'intitulait "Offrir une rose" - genre d'autobiographie parsemée de roses... (1992). Le deuxième: "Les Pions du roi" - roman basé sur un drame vécu - (1996). Le troisième: "Sans toi, à l'automne de ma vie" (2003) - écrit à la suite du décès de mon mari à cause d'un cancer du poumon. Mon but était de soutenir les personnes qui vivent le drame de la perte d'un être cher. Dans ce récit, je me livre tout entière. Je parle de mes angoisses, de mes peines, de mes espoirs, malgré tout, enfin, de ce que notre couple a vécu à travers la maladie.

Puis, le quatrième a pour titre: "Alerte aux veuves" et à tous ceux qui se sont fait berner... Il renferme une quarantaine de témoignages de gens avec qui j'ai communiqué, échangé. Il est composé de 3 volets:

1) témoignages de veuves qui se sont fait berner;

2) témoignages de personnes divorcées, remariées, ou conjoints de fait qui ont vécu la triste expérience d'être dominées ou violentées verbalement ou physiquement;

3) et pour terminer en beauté, j'ai voulu mettre l'accent sur les couples qu'on dit "réguliers" et qui vivent encore un grand amour.

Alors, si j'ai fait un premier rêve lorsque j'avais 49 ans lors de mon retour aux études, je constate aujourd'hui que mon rêve est devenu réalité et qu'il se poursuit toujours parce que je le nourris de la motivation à vouloir aller plus loin!

Voici-voilà, peut-être que "mon rêve" vous plaît...

Henriette Desbiens-Pesant, Terrebonne "

Il ne me plaît pas, madame Desbiens-Pesant, il me ravit!

Pensée

La meilleure santé, c’est de ne pas sentir sa santé.

(Jules Bernard)

25 mai 2018 Implantologie cell

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