5° Terrebonne, mardi 16 octobre 2018
Restez informés, abonnez-vous aux infolettres
La Revue Télé

La Revue

L'hebdo des gens d'action

Rechercher Menu

Fil RSS

À VOTRE SERVICE : Du raccompagnement à domicile et en société
Différentes situations peuvent mener à l’itinérance. L’important pour La HUTTE – Hébergement d’urgence est de ne pas juger les personnes qui se retrouvent dans cette situation et surtout, de leur tendre la main.

À VOTRE SERVICE : Du raccompagnement à domicile et en société

Pénélope Clermont

Mardi 5 décembre 2017

Réintégrer dans la société les personnes en situation d’itinérance afin qu’elles soient reconnues en tant que citoyennes à part entière, telle est la mission de La HUTTE – Hébergement d’urgence. Provenant de tous les milieux, ces personnes sont près de 600 par année à utiliser les services de l’organisme de Terrebonne.

Le portrait de l’itinérance est loin du cliché. On ne parle plus que de l’homme seul et âgé comme avant. «L’itinérance est le reflet de la société. On y trouve de tout, souligne Estelle Dionne, directrice de La HUTTE. L’itinérance au féminin nous préoccupe d’ailleurs de plus en plus.»

Selon elle, une personne sur 10 vivra un jour en situation d’itinérance. De 6 à 7 sur 10 craignent de vivre une situation d’itinérance. «La ligne entre la pauvreté et l’itinérance est mince, spécifie-t-elle. Ceux qui travaillent à un salaire moindre ont du mal à vivre. Une perte d’emploi, une séparation, une maladie et tout bascule.»

C’est à ce moment qu’entre en jeu La HUTTE, officiellement fondée en 2008. Offrant des services en continuum, l’organisme, regroupant 22 employés et plus d’une quarantaine de bénévoles, s’adapte aux besoins des bénéficiaires en les accompagnant dans leur parcours.

Des services selon les besoins

Depuis deux ans, La HUTTE offre une halte-chaleur du 1er novembre au 31 mars dans les locaux du Café de rue Solidaire de Terrebonne. «Notre objectif est que personne ne reste pas dehors», indique la directrice en abordant aussi le dortoir à la nuitée, mis à la disposition des gens qui ont plus de difficulté à fonctionner en maison d’hébergement.

S’ajoute à cela l’hébergement d’urgence. En moyenne, les personnes y resteront une douzaine de jours, bien que certains puissent y rester plus longtemps. La location de chambre est aussi un outil de réintégration sociale pour les personnes qui doivent trouver une certaine stabilité avant d’intégrer un logement.

Lorsque cette dernière étape est franchie, La HUTTE offre du service résidentiel avec accompagnement (SRA). Une initiative lancée en 2015 pour faire en sorte que la réinsertion sociale perdure dans le temps. «On n’est pas encore en mesure de porter un regard en arrière, mais le programme fonctionne. Les gens sont capables de maintenir leur logement», explique Mme Dionne.

Cette dernière informe qu’il y aura toujours une part d’itinérance chronique, c’est-à-dire des gens qui se retrouveront à nouveau dans cette situation de manière cyclique. Le taux avant l’implantation du SRA était de près de 30 %.

Faire une différence en acceptant la différence

Tous les métiers en relation d’aide sont gratifiants, aux dires de la directrice de La HUTTE. Le sien en fait partie. «Nous ne sommes pas des intervenants experts, nous les accompagnons dans leur parcours. Les solutions ne nous appartiennent pas. On est là pour les aider à trouver des ressources pour que leur esprit se précise», mentionne celle dont une partie du travail réside dans la sensibilisation. «Si les gens veulent faire une différence, il suffit d’accepter la différence et d’éviter la discrimination. Regardez-les dans les yeux en leur disant bonjour, reconnaissez qu’ils sont des personnes à part entière. Le contraire les tue», conclut-elle.

La Revue en 5 minutes CEL

Commentaires

Vous désirez commenter cet article?
Vous devez être membre

Publicités