Terrebonne, mardi 7 février 2012
Véronick Talbot
Mardi 24 août 2010
STÉPHANE DÉCARIE
Si la majorité des gens fuient les orages, Stéphane Décarie adore les poursuivre. Braver la tempête et l'immortaliser sur images, voilà ce qui passionne ce chasseur d'orages de Terrebonne, qui a accepté de se confier au journal La Revue.
Du plus loin qu'il se souvienne, Stéphane Décarie a toujours été fasciné par les orages. «Lorsque j'avais six ans, un éclair a frappé le sol à quelques pieds de moi et depuis ce temps, je me passionne pour les phénomènes météorologiques. À l'école, quand les professeurs nous demandaient de nous éloigner de la fenêtre quand il faisait tempête, j'aimais soulever les rideaux et jeter un coup d'œil à l'extérieur. Ça m'a toujours plu, et cette passion s'est amplifiée avec le temps», confie M. Décarie.
C'est d'ailleurs cette fascination grandissante qui lui a donné le goût de devenir chasseur d'orages, il y a environ trois ans. Photographe amateur, l'homme de Terrebonne avait alors décidé de joindre ses deux passions et d'immortaliser les phénomènes météorologiques sur images. «À ce moment, je croyais être l'un des seuls à pratiquer ce passe-temps au Québec, mais rapidement, j'ai découvert l'Association des chasseurs d'orages, puis divers outils et forums qui m'ont aidé à gagner en efficacité», poursuit le photographe.
Suivre son instinct
Évidemment, être un chasseur d'orages nécessite d'être bien équipé. Pour prendre des photos de bonne qualité, M. Décarie possède donc une radio météo, une station météo, un appareil photo et un ordinateur portable. De cette façon, il peut connaître les conditions météorologiques en tout temps et être au bon endroit, au bon moment. Outre ces outils, l'homme de Terrebonne se fie également à ses connaissances des phénomènes météorologiques. «Il s'agit de porter attention au vent, à l'humidité, aux nuages, et plus encore. Normalement, mes instincts me mènent au bon endroit», raconte-t-il.
Étant sur place lors des grandes tempêtes, l'homme n'hésite pas non plus à agir à titre d'observateur volontaire pour Environnement Canada. «Lorsque la tempête fait rage dans la région, je contacte l'organisation afin de lui donner la vitesse du vent, la grosseur des grêlons et plusieurs autres informations. Cela lui permet de mieux ajuster ses prévisions météorologiques.»
De faibles risques
Questionné sur les risques inhérents à la pratique d'un tel passe-temps, le chasseur d'orages confirme qu'il doit effectivement prendre des précautions quand il décide de braver la tempête. Par exemple, il possède une bonne paire de souliers et se tient loin des arbres. «Tant que je ne touche pas à du métal, que je m'éloigne du bois mouillé et que je fuis les hauteurs, il n'y a pas de problème», ajoute-t-il.
Malgré ces précautions, il arrive parfois qu'il ne se sente pas en sécurité. Dans ces moments, il se dépêche de monter dans son camion et de prendre ses photos de l'intérieur de son véhicule.
De père en fille
Après trois ans de chasse, M. Décarie confie être toujours aussi passionné. Il aimerait d'ailleurs s'offrir un séjour aux États-Unis où il pourrait prendre des photographies de phénomènes météorologiques d'ampleur tels que des tornades. Il souhaite également mieux s'équiper au cours des années à venir.
Sa fascination est telle qu'il a transmis sa passion à sa fille de sept ans, Emy, qui l'accompagne parfois dans ses périples. Munie de son appareil photo, elle immortalise les orages et est en voie de devenir elle aussi une véritable chasseuse d'orages.
Pour de plus amples informations sur la passion de Stéphane Décarie, il est possible de visiter son blogue au www.stephanedecarie.blogspot.com. Ceux qui souhaitent en savoir davantage sur l'Association des chasseurs d'orages peuvent également le faire au www.chasseurs-orages.org.
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