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DIX QUESTIONS À: Alexandre Lebel, de la Fondation Santé Sud de Lanaudière

Gilles Fontaine

Mardi 28 novembre 2017

Alexandre Lebel est directeur général de la Fondation Santé Sud de Lanaudière. Il possède une longue feuille de route en matière de marketing et de philanthropie, ayant été à la Société canadienne du cancer et à Leucan.

Vous êtes directeur général de la Fondation Santé Sud de Lanaudière, vous avez travaillé à la Société canadienne du cancer et à Leucan. Qu’est-ce qui vous attire dans le monde des organismes caritatifs?

Lors d’un emploi précédent où j’œuvrais comme responsable marketing à la station de Mont-Tremblant, j’ai dû participer à la promotion du 24h de Tremblant. Cette expérience m’a profondément touché et a provoqué un tournant dans ma jeune carrière.

Le fait de voir une communauté entière rassemblée autour d’une cause aussi importante m’a fait réfléchir. J’ai alors décidé que je devais retrouver, au sein de mon travail, cette chaleur humaine et cette volonté de pouvoir donner de l’espoir à ceux qui en ont besoin.

Quels sont vos plus grands défis à titre de directeur général de la Fondation?

Notre défi de tous les jours est de nous assurer que notre mission reste au cœur des priorités des donateurs et des partenaires dela région. Avecla situation économique des dernières années et la multitude d’organismes caritatifs présents dans le secteur, il n’est pas toujours aisé de trouver des appuis financiers.

Heureusement, nous pouvons compter sur des personnes de cœur fidèles à notre cause, nous permettant ainsi d’améliorer la qualité de vie de la population du sud de Lanaudière.

Qu’est-ce que vous trouvez de plus difficile dans de longues campagnes de financement, comme celle qui se termine cette année?

S’assurer de garder motivées l’ensemble des personnes impliquées de près ou de loin dans la campagne majeure est un grand défi en soi.

De façon générale, une campagne de financement s’échelonne sur cinq ans et la majorité des projets de grande envergure aboutissent à la fin de cette longue période. Certaines personnes préfèrent voir les projets se concrétiser plus rapidement.

Et qu’est-ce qui est le plus satisfaisant lorsqu’une campagne est terminée?

Tout simplement de pouvoir améliorer le sort de nombreuses personnes qui sont dans le besoin et préoccupées par leur santé. De savoir que ces gens peuvent  enfin profiter d’un nouveau service ou d’un nouvel appareil financé par la Fondation nous comble de satisfaction.

Si ce n’était pas à la Fondation, dans quel autre domaine vouliez-vous œuvrer?

Après mes études au collège, j’avais été admis à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, car j’avais en tête de devenir avocat. Je suis certain que j’aurais excellé en droit, mais mes choix de vie m’ont mené à la Fondation 22 ans plus tard. Mon travail aujourd’hui me demande un peu la même capacité : celle de convaincre les autres de se joindre à la bonne cause!

Quelle est l’activité qui occupe le plus votre temps outre votre travail? Et pourquoi?

La «gestion intensive» de mes enfants; faire les lunchs, les devoirs, donner les bains, faire le lavage et lire les histoires à l’heure du dodo sont quelques-unes de mes «activités» les plus courantes! Et s’il me reste du temps, j’aime bien dormir… (rires)

Vous avez comme porte-paroles Marc Dupré et sa conjointe, Anne-Marie Angélil, qui ont fait un travail extraordinaire. Pour le plaisir, si vous aviez un nom en tête pour un futur porte-parole, le plus fou soit-il, local ou autre, quel serait-il?

Dans un monde fictif, j’opterais pour un homme comme Nelson Mandela. Ce prix Nobel de la paix a été reconnu pour sa position en faveur des droits de l’homme et a su attirer l’attention de la communauté internationale sur sa cause. J’ai toujours considéré cet homme comme un personnage inspirant.

Quels sont les trois films qui vous ont le plus touché?

J’aime les films inspirants ou qui portent à réflexion. Je dirais qu’«Eternal Sunshine of the Spotless Mind» mettant en vedette Jim Carey est un film qui m’a beaucoup touché. Aussi, «La vita e bella» de Roberto Benigni, au sujet de l’amour d’un père envers son fils, est remarquable. Dans un autre ordre d’idées, j’ai particulièrement un faible pour «Pulp Fiction» de Quentin Tarantino.

Quels sont les trois albums de musique dont vous ne vous séparerez jamais?

Je possède une bibliothèque musicale assez variée et j’écoute un peu de tout. J’associe souvent un style de musique à mes activités de ma journée. Au gym, mon album préféré serait «Road to Revolution» de Linkin Park.

Lors d’un souper, mon incontournable serait «Bach : The Cello Suites» de Yo-Yo Ma. Finalement, j’aime toujours bien m’énergiser avec un classique d’IAM tel que «L’École du Micro d’argent».  

Vous êtes ministre de la Solidarité sociale demain matin; quelles seraient vos premières décisions?

Je réévaluerais et augmenterais le soutien aux familles ayant de jeunes enfants, dans le cadre d’un programme d’aide financière bonifié. J’ai toujours considéré que la petite enfance est l’avenir d’une société et il faut lui accorder toute l’attention nécessaire en prenant soin de ne négliger aucun enfant au Québec.

10 janvier 2018 - Brisson (cellulaire)

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