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Des rencontres à travers le dépassement de soi
Chantal Bleau agissait comme navigatrice, alors que sa partenaire Julie Dumont était pilote. (Photo : courtoisie)

Des rencontres à travers le dépassement de soi

Pénélope Clermont

journaliste@larevue.qc.ca

Mardi 19 décembre 2017

Parcourir 5 000 km en un peu plus d’une semaine dans la région de Tazarine, au Maroc, le feriez-vous? Plus de 250 participantes de plusieurs pays, dont 46 du Québec, ont complété la folle aventure du Trophée Rose des Sables, en octobre. Parmi les courageuses en action, on comptait la Mascouchoise Chantal Bleau et sa partenaire Julie Dumont, qui ont terminé 6es sur 125 équipes.

Au-delà des dunes, de la chaleur et de l’expérience incroyable qu’elle a vécue, Chantal Bleau retient surtout les rencontres qu’elle a faites durant son séjour au Maroc, qui s’est échelonné du 11 au 22 octobre, si on tient compte de tous les déplacements.

«À 41 ans, ça fait longtemps qu’on ne s’est pas fait de nouvelles amies. Il y avait beaucoup de femmes du Québec qui vivaient la même réalité que nous», explique celle qui a réalisé l’épreuve en SSV (4 roues), contrairement à d’autres qui étaient en camion. «Je ne pensais pas créer de lien avec les autres, je suis plutôt timide, mais dans l’autobus, on a le temps de nous parler de nos vies et il y a beaucoup d’entraide durant le défi», ajoute-t-elle.

Un résultat surprenant, mais heureux

L’objectif de la course était de parcourir le moins de kilomètres du point A au point B lors des différentes étapes à franchir. «Il y a souvent un effet d’entraînement, ce qui peut te mettre dans l’erreur. Moi, je doute constamment, mais pas Julie, elle me disait qu’il fallait se faire confiance», dévoile la dame qui agissait comme navigatrice, alors que sa partenaire était pilote. Une confiance qui aura porté ses fruits avec une excellente 6e position.

«J’ai été surprise! lance-t-elle avec honnêteté. Je ne pensais pas être bonne avec une boussole. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus précis.»

Le duo s’est aussi dit heureux d’avoir participé au Trophée à bord d’un SSV plutôt que d’un camion. «On voulait le vivre pour vrai. Être dans les éléments : le vent dans la face, les casques de moto et le foulard pour éviter de manger du sable», précise-t-elle avec enthousiasme.

Sentiment d’accomplissement

Parlant d’authenticité, la principale intéressée a connu de près la réalité de la déshydratation et ses inconvénients au cours de l’aventure. «La journée que tu ne vas pas bien, ce n’est pas cool. Tu te sens loin de chez toi», admet-elle.

Heureusement, le négatif n’aura pas été de longue durée. Elle encourage d’ailleurs toutes les femmes à prendre part à la course, même si la récolte des 25 000 $ nécessaires pour l’inscription est un défi en soi.

Son plus beau souvenir? «Je me souviens d’avoir regardé le paysage au loin et d’avoir eu les yeux pleins d’eau. J’avais du mal à croire que je me trouvais au milieu de nulle part en train de réaliser ce défi. J’aurais aimé que mes enfants puissent voir ce que j’étais en train de faire et qu’ils soient fiers de moi. J’aurais voulu partager ce sentiment d’accomplissement avec ceux que j’aime. J’étais touchée et émue», conclut la fière participante.

Celle-ci n’était pas la seule Moulinoise à l’œuvre lors de l’édition 2017 du Trophée Rose des Sables. Isabelle Dubreuil et Peggy Otis, de Mascouche, ont pris le 44e rang, alors que Karine Liboiron, de Terrebonne, et sa partenaire Marie-Andrée Balthazar ont fini en 48e position.

31 dec 2017 Lise Viau cell

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