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Sur les chemins de Compostelle au profit de l’APETL
Yvon Cousineau, lors de son premier périple sur le chemin de Compostelle, qu’il a parcouru en 2010 du côté de l’Espagne. (Photo : courtoisie)

Sur les chemins de Compostelle au profit de l’APETL

Karine Limoges

Mardi 10 mars 2015

L’histoire d’amour entre Yvon Cousineau et l’Association de parents d’enfants trisomique-21 Lanaudière (APETL) s’écrit depuis maintenant neuf ans. Dès la première édition du spectacle-bénéfice, l’homme d’affaires a été touché droit au cœur par l’authenticité et le franc-parler de ces enfants. En 2009, il a parrainé avec Éric Rousseau la construction de la Maison Sutton-Synergie. Aujourd’hui, il prépare un voyage sur le chemin de Compostelle dont les fonds se destinent entièrement à l’organisme.

 l’âge de 61 ans, le président du groupe Sutton Synergie Yvon Cousineau entreprendra à la fin de l’été un périple de 1 028 kilomètres en 45 jours qui le mènera en France, de Puy-en-Velay à Saint-Jean-Pied-de-Port. Pour ce voyageur aguerri, il s’agit d’une deuxième excursion sur cette route mythique qu’il avait parcourue du côté de l’Espagne avec son épouse, de Pampelune à Burgos, en 2010. «Je m’étais dit alors que je devrais en faire un autre bout, et c’est devenu mon projet», de confier M. Cousineau.

Le 11 mars au soir, au spectacle-bénéfice de l’APETL, il a tenu un kiosque d’information en tenue de marche pour expliquer l’ampleur du défi qu’il s’apprête à relever. Yvon Cousineau caresse l’objectif d’amasser entre un et dix sous du kilomètre parcouru. À ceux qui souhaitent contribuer à la cause, il demande ainsi une contribution financière de 10 $ à 100 $. «J’ai déjà commencé à récolter de l’argent, j’ai 2 000 $ en poche», lance-t-il.

Puisque le philanthrope récidive pour un deuxième voyage sur le chemin de Compostelle, il partira mieux armé que la première fois, d’autant plus qu’il prévoit emporter avec lui un bagage de six kilos moins lourd. Il y a cinq ans, Yvon Cousineau avait abattu à pied 228 kilomètres. Il entreprend cette fois un périple bien plus colossal, prévoyant marcher 25 kilomètres par jour. Fait important à noter : M. Cousineau paie de sa poche ce voyage. Ainsi, tous les fonds amassés iront directement dans les coffres de l’APETL.

Premier défi : la préparation

Le 3 mai marquera le point de départ du programme d’entraînement que s’est imposé l'aventurier. Il jumellera ses matchs de hockey à la marche. À pied, il commencera par sillonner les rues cinq fois par semaine à raison de quatre kilomètres par jour et augmentera progressivement jusqu’à 30 kilomètres la veille de son départ. «Je suis très confiant, et j’ai hâte de vivre la véritable expérience. Je me suis bien équipé avec un sac à dos de six kilos dans lequel j’emporterai l’équivalent de trois jours de vêtements légers.»

Yvon Cousineau conserve des souvenirs impérissables de son premier périple où il a notamment rencontré des marcheurs de 14 nationalités différentes autour d’une table lors d’un souper. «Ce sont toutes des histoires de vie qui s’entrecroisent à un moment précis de leur existence sur ce chemin qui nous ramène chacun à nos réflexions», explique-t-il. Pour lui, ses réflexions ont surtout porté sur le confort du style de vie nord-américain. «On s’aperçoit qu’ici, les gens sont très matérialistes, alors que l’être humain au fond n’a pas besoin de grand-chose pour vivre.»

25e anniversaire de l’APETL

Homme de cœur, Yvon Cousineau a souhaité joindre l’utile à l’agréable en tentant de relever le défi du chemin de Compostelle au profit de l’APETL, qui célèbre cette année ses 25 ans de fondation. Son histoire d’amour avec l’organisme a pris son envol lorsqu’en 2006, une courtière de son bureau, étant la sœur de la coordonnatrice Chantal Crivello, l'a approché pour la vente de billets du tout premier spectacle-bénéfice.

«À l’époque, c’était le spectacle de Véronic DiCaire, qui mettait en vedette des artistes incroyables comme Isabelle Boulay, mais ce sont les enfants qui ont fait le show, se rappelle Yvon Cousineau. C’était de toute beauté, les larmes me sont venues aux yeux tant j’ai été touché. Je n’ai pas d’enfant trisomique, mais je me cherchais une cause sociale pour redonner à la communauté – et je suis tombé en amour avec l’APETL. J’ai alors rencontré la directrice Chantal Lamarre et je lui ai demandé ce que je pouvais faire pour les aider. Lors de cette conversation, j’ai lancé un peu à la blague : "Bâtissons ensemble une nouvelle maison!"»

Le reste relève de l’histoire dont les pages continuent aujourd’hui de s’écrire.

 

Un homme inspiré et inspirant

Qu’est-ce qui vous inspire encore dans la mission de l’APETL ? Tout ce dont les parents et enfants ont besoin se trouve en seul et même endroit.

Pourquoi la cause des enfants trisomiques vous interpelle-t-elle à ce point ? Ces enfants sont tellement directs, sans barrières. Ils sont charmants ! À les côtoyer, on oublie nos petits problèmes.

Vous n’en serez pas à votre premier périple, qu’est-ce qui vous a donné la piqûre du voyage ? Dans mon ancienne vie, je voyageais à travers le monde pour mon travail. Je faisais 100 voyages par année. J’essaie aujourd’hui de vivre au jour le jour. J’ai de beaux projets de vie et voyager en fait partie. J’ai toujours la passion du travail, mais je veux apprécier toutes sortes d’autres choses.

1 an Brisson 2018

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