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Toujours présent pour ses membres
Simon Derome, attaché politique de Michel Boudrias, député de Terrebonne, Jean-Marc Robitaille, maire de Terrebonne, Yvon Bourque, Claire Bourque, présidente du Cercle de Fermières La Plaine, Michel Bourdrias, Marie-Christine Dessypris, conseillère 2. (Photo : courtoisie)

Toujours présent pour ses membres

Pénélope Clermont

Mardi 31 mai 2016

LE CERCLE DE FERMIÈRES LA PLAINE FÊTE 50 ANS

Comptant 83 membres âgées de 27 à 90 ans, le Cercle de Fermières La Plaine a souligné, le 21 mai, les 50 ans de sa fondation. Un moment important qui clôt un chapitre avant qu’un nouveau soit entamé par ce regroupement fondé par feu Marguerite Robert, née Rondeau.

C’est à la salle La Québécoise que plus de 100 personnes se sont donné rendez-vous pour cette soirée qui se voulait glamour. En plus d’un souper 5 services, les invités ont eu droit à plusieurs surprises de la part des organisateurs, qui ont eu l’appui de la Ville de Terrebonne et de la Caisse populaire Desjardins Le Manoir pour l’occasion.

«Tout le monde était très content. Le maire de Terrebonne, Jean-Marc Robitaille, a accompagné les membres lors de leur présentation. Les dames ont beaucoup apprécié. C’était une belle soirée», a indiqué la présidente du Cercle de Fermières La Plaine, Claire Bourque.

Un hommage à Mme Robert, qui était représentée par 17 personnes de son entourage, a également été rendu. «Elle adorait tricoter, broder, crocheter, tisser et coudre. Femme de cœur, généreuse, juste et toujours prête à aider les personnes dans le besoin, Marguerite était une dame positive, joyeuse et ricaneuse.

«Elle a mis en place plusieurs de nos traditions. [...] Nous aimerions aujourd’hui lui dédier ce moment afin de souligner son implication et sa générosité. Sans elle, rien de ces 50 ans d’histoire n’aurait existé. Pour cette raison, nous tenons à l’honorer», a-t-on dit de la femme dévouée décédée en 2007.

La naissance du Cercle

On compte des Cercles de Fermières au Québec depuis plus de 100 ans, pour un total de 34 000 membres. Après une vaine tentative en 1940, il aura fallu patienter jusqu’en 1965 pour voir un Cercle de Fermières apparaître à La Plaine, grâce à une demande faite au ministère de l’Agriculture par Marguerite Rondeau, qui signait à une certaine époque Mme Lionel Robert (le nom de son mari), comme le voulait la coutume.

«Un feu et des dégâts d’eau nous ont fait perdre beaucoup d’archives, dévoile Marie-Christine Dessypris, conseillère 2, mais on sait qu’au départ, le Cercle était dans un petit local au village, près de l’église. Il y a eu un feu en 1971 et il a été transféré dans une école, dans une chambre à fournaise. Ce sont d’anciennes présidentes qui nous ont raconté ça. Puis, on a eu le local au Pavillon Napoléon-Gauthier.»

Depuis le 23 mai, le Cercle de Fermières La Plaine est établi au nouveau pavillon du même nom, dont l’inauguration est prévue pour l’automne. «C’est le “fun” d’avoir un nouveau local pour nos 50 ans!» accueille avec joie la présidente.

Implication sociale

Les lundis, mardis et mercredis, à différentes heures, les femmes du Cercle se rencontrent pour des ateliers de tricot, de tissage et bien plus. Par la même occasion, elles s’impliquent pour la communauté. «On collabore avec le Café de rue solidaire de Terrebonne, la Fondation OLO, la Fondation MIRA et l’Hôpital Pierre-Le Gardeur. On fait de petits chapeaux et des pattes pour les nouveau-nés», mentionne Mme Bourque.

Bien que le regroupement eut été fondé il y a plus de 100 ans, Mme Dessypris assure qu’il a encore son rôle à jouer dans la communauté : «La devise de l’époque est “Pour la terre et les foyers”. La fédération revoit cette mission pour la rendre plus actuelle, mais sinon, le tricot et le tissage reviennent à la mode. Les gens en recherchent et il y a presque juste dans les Cercles de Fermières qu’on en trouve.»

De son côté, Mme Bourque rappelle le volet social de l’organisme : «Je suis certaine que les Cercles de Fermières ont sauvé beaucoup de personnes», confie-t-elle avant de raconter sa propre histoire: «Je me suis blessée et j’ai dû arrêté de travailler. J’étais en dépression et mon médecin m’a donné le choix entre le club de l’âge d’or et le Cercle de Fermières. Je me suis sentie tellement bien accueillie en arrivant ici!»

Victime d’un accident d’auto qui l’avait laissée mal en point, Mme Dessypris a elle aussi trouvé refuge au sein de l’organisme de La Plaine. «Je ne me sentais pas jugée, affirme celle qui n’y allait qu’une heure par jour au départ à cause d’une hypersensibilité auditive et visuelle. J’étais toute “pétée” de partout, mais quand j’allais là, tous mes problèmes disparaissaient. Et c’est la même chose pour plusieurs femmes qu’on côtoie : des dames endeuillées ou des immigrantes qui se sentent seules.»

Bien sûr, il ne faut pas nécessairement avoir vécu un drame pour intégrer le Cercle de Fermières de La Plaine. Guylaine Tremblay, secrétaire-trésorière, entreprend sa 16e année dans l’organisme. «J’arrivais dans le coin, j’avais de jeunes enfants et je voulais me trouver un hobby, se souvient-elle. J’aime l’entraide qu’on y retrouve. Il y a une belle écoute de la part des femmes, et si on ne veut pas parler, c’est correct aussi.»

Le Cercle de Fermières La Plaine terminera sa saison avec son assemblée générale du 8 juin au Centre communautaire Guérin et reprendra ses activités en septembre. Pour obtenir de l’information : 450 968-0718.

 

***

 

Les Cercles de Fermières dans le temps

1915 : Deux agronomes, Alphonse Désilets et Georges Bouchard, créent le premier Cercle de Fermières à Chicoutimi; la contribution annuelle est de 0,25 $.

1937 : Fondation de la première fédération, à Waterloo.

1965 : Fondation du Cercle de Fermières La Plaine.

1968 : Création de la Charte des Cercles de Fermières du Québec.

1974 : Parution du premier magazine des Fermières.

1978 : Publication du premier livre de recettes : Les recettes des Fermières.

1980 : Composition du chant Tu as le temps par Blanche Noreau.

1990 : Création du magazine l’Actuel qui deviendra plus tard l’Actuelle.

1991: Association avec la Fondation OLO (œuf-lait-orange) pour aider de jeunes mamans en difficulté.

2008 : Les CFQ s’associent à MIRA pour former, au coût de 30 000 $, de jeunes chiens-guides.

2015 : 100e anniversaire de la fondation des CFQ.

6 mai Festival Bieres CELL

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