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Trois mères au cœur d’un projet communautaire inspirant
Maïka Bernatchez, Geneviève Godin et Judith Beaupré, membres fondatrices de Familles au sommet, entourées de leurs enfants.

Trois mères au cœur d’un projet communautaire inspirant

Véronick Talbot

Mardi 16 septembre 2014

FAMILLES AU SOMMET

Elles sont des amies, de jeunes mères de famille et elles vivent dans le même quartier de Terrebonne. Mais plus encore, elles partagent ce désir de favoriser les liens entre les citoyens et de briser cet individualisme qui caractérise trop souvent nos communautés. Regard sur un projet communautaire rassembleur, qui promet de stimuler les échanges entre les familles et de développer leur sentiment d’appartenance et de sécurité envers leur voisinage.

C’est en participant à la fête de famille organisée par la succursale Familiprix Daniel Morin, en juin 2013, que Maïka Bernatchez a pour la première fois rêvé de fonder l’organisme Familles au sommet. «J’ai alors réalisé qu’il y avait de plus en plus de familles de deux, de trois et même de quatre enfants dans le secteur, et je me suis dit qu’il serait bien d’organiser des activités et d’offrir des services pour favoriser les échanges entre ces familles. J’avais vraiment envie de faire quelque chose de spécial pour réunir les parents, les enfants et même les grands-parents de mon quartier», se souvient-elle.

Elle n’a pas tardé à en parler à son amie Judith Beaupré qui, comme elle, est mère de deux enfants en bas âge. «Dans les années 1980, il existait un organisme qui avait sensiblement la même mission, le Comité des loisirs du sommet. Il présentait des films, organisait des fêtes d’Halloween et proposait une panoplie d’activités pour petits et grands. Nous avons donc décidé de nous renseigner sur cet organisme, qui existe encore. Mais parce qu’il se consacre maintenant à l’organisation de tournois de volleyball, il nous a laissé la place pour faire renaître le projet communautaire qui a marqué ses premières années de service», ajoute Judith.

Briser l’individualisme

Les deux amies ont donc décidé de se lancer tête première dans l’aventure à l’automne 2013. Sachant qu’une autre de leurs amies, Geneviève Godin, avait le projet d’instaurer des ateliers de cuisine intergénérationnelle, elles lui ont proposé de se joindre au nouvel organisme qu’elles souhaitaient créer. «Ça rejoignait la mission qu’on voulait se donner, soit d’organiser des activités et d’offrir des services pour rapprocher les familles et les citoyens de tous âges», de poursuivre Maïka.

Celle qui vient de Baie-Comeau est bien placée pour comprendre le besoin qu’ont certaines personnes de socialiser avec leur voisinage. «Je n’ai pas de famille ici. Pour moi et pour mes enfants, qui ont été une grande source d’inspiration dans ce projet, j’ai envie d’avoir des amis dans le coin.»

«Mes deux enfants de 4 et 6 ans ont commencé à participer à des activités sportives, et semaine après semaine, nous croisons les mêmes parents et nous apprenons à nous connaître, enchaine Geneviève, qui vient elle aussi de l’extérieur de la région. Des fois, il suffit d’une seule occasion pour rencontrer des gens et tisser des liens avec eux, et pour briser l’individualisme.»

Fête familiale et service de gardiennage

Après plus d’un an de réflexions et de démarches, le projet est de plus en plus concret. Si les trois amies ont reçu l’attestation officielle de l’organisme le 9 juillet, il ne leur manque plus qu’à procéder à son assemblée de fondation. «Entre-temps, nous avons bien défini le mandat que nous voulons nous donner. Notre but est de favoriser une meilleure vie communautaire en organisant une programmation d’activités répondant aux intérêts sociaux, culturels et sportifs des familles de notre secteur. L’organisme s’adressera prioritairement aux citoyens du quadrilatère formé par le chemin Comtois, le boulevard des Seigneurs, le boulevard de Hauteville et le chemin du Coteau, même si les familles des autres quartiers seront aussi les bienvenues», indique Maïka.

Déjà, toutes trois ont plusieurs idées en tête. «Nous voudrions organiser un échange de vivaces, une fête de quartier annuelle, une grande vente-débarras au printemps, et un réseau de petits gardiens et gardiennes. En fait, nous voulons offrir des services et organiser au moins une activité par saison», note Judith.

Soyez de l’assemblée de fondation!

Selon les trois femmes, la force de l’organisme résidera dans l’union de tous ceux qui voudront s’impliquer. «Déjà, Familles au sommet a une belle réponse auprès des gens, alors que nous avons recueilli les noms de plus de 80 familles. Nous sommes par ailleurs à la recherche de deux personnes pour compléter notre conseil d’administration. Les citoyens intéressés par le poste peuvent nous écrire sur notre page Facebook ou à famillesausommet@gmail.com. Le vote se tiendra lors de notre assemblée de fondation, le 3 octobre à 18 h au restaurant Mangiamo! de Terrebonne, où tous sont les bienvenus. Ils doivent toutefois confirmer leur présence d’ici le 29 septembre.»

Bien que Familles au sommet n’en soit qu’en phase embryonnaire, pas de doute que l’organisme est promis à un bel avenir. Avec trois membres fondatrices aussi passionnées et désireuses de stimuler la vie communautaire dans leur quartier, parions que leur projet fera de nombreux petits.

***

D’où vient le nom de l’organisme, Familles au sommet? Nous avons choisi ce nom en référence au quartier que nous ciblons, au Comité des loisirs du sommet qui nous a inspirées et aux familles qui sont au cœur de nos priorités.

Quels sont vos objectifs pour votre première année d’activités? Nous sommes réalistes… Nous sommes trois mamans et il faut du temps pour mettre un organisme en place. Mais nous voulons organiser une première activité au printemps, nous faire connaître et bien nous entourer.

Quels seront les avantages de devenir membre de l’organisme? C’est gratuit! Les membres pourront recevoir une infolettre pour connaître en primeur nos activités, et bénéficier de tarifs réduits pour participer à nos événements. Et nous tenons à rassurer les gens: ce que nous offrirons ne sera vraiment pas cher.

29 nov 2017 ALBI NISSAN cell

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