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Une lutte à finir entre l’Odyssée et le décrochage

Mardi 1 février 2005

Pour faire suite au reportage concernant le faible taux de diplomation secondaire dans la MRC Les Moulins paru le 26 janvier, La Revue poursuit son enquête et vous présente une entrevue avec Julie Pothier, directrice de l’école secondaire de l’Odyssée, dans le secteur La Plaine.

Éric Ladouceur

On se rappellera que, selon une étude réalisée par Louise Lemire, agente de recherche sociosanitaire à la Direction santé publique Lanaudière, la MRC Les Moulins se classait au 81e rang parmi les 99 MRC de la province, avec 35 % de jeunes qui n’obtiennent pas leur diplôme d’études secondaires avant l’âge de 20 ans. Toujours selon cette étude, c’est dans le secteur La Plaine que le taux de décrochage est encore plus inquiétant avec plus de 65 % des garçons qui ne terminent pas leurs études secondaires avant la vingtaine.

En mode solution

Arrivée en poste en juin 2004, et tout de suite confrontée à un taux de décrochage élevé, Julie Pothier n’a pas tardé à solliciter toute son équipe afin de trouver des solutions pour contrer le phénomène.

«Nous avons maintenant un orthopédagogue, qui vient trois jours par semaine afin d’intervenir auprès des jeunes des première et deuxième secondaires. C’est auprès d’eux qu’il faut intervenir afin de prévenir le décrochage, qui survient surtout à partir de la troisième secondaire», explique-t-elle.

Motivation et difficultés d’apprentissage

En ce qui concerne le cas spécifique des garçons, l’école de l’Odyssée proposera, à partir de l’an prochain, une série de projets qui visent à «accrocher» les gars afin qu’ils trouvent une motivation à aller à l’école. «Deux raisons expliquent le décrochage : le manque de motivation et les difficultés d’apprentissage. En ce qui concerne le manque de motivation, nous allons proposer une série de profils scolaires qui intégreront différents types d’activités comme le plein air, le hockey et l’art dramatique. Ils sont plus de 50 % des élèves à vouloir faire du sport à l’école. et nous faisons tout pour favoriser ça.»

Pour ce qui touche les difficultés d’apprentissage, l’école de l’Odyssée offre tous les jours des cours de perfectionnement dans toutes les matières. À ce chapitre, Mme Pothier tient à féliciter l’implication des enseignants qui ont à cœur le succès des élèves. «Ils sont très disponibles pour les aider à réussir, mais il faut aussi que les élèves y participent, à ces cours de perfectionnement», précise la directrice.

Parmi les autres solutions mises sur la table afin de contrer le décrochage, l’école de l’Odyssée travaille présentement sur la formation d’une équipe de football et désire bonifier son programme de hockey. De plus, on tente par tous les moyens de valoriser la formation professionnelle et les stages d’un jour afin d’aider les jeunes à se fixer des objectifs et à se connaître davantage en vue d’un choix carrière éclairé.

«Les résultats de toutes ces démarches ne seront pas instantanés. Ça prendra quelques années avant de voir les effets concrets de ces mesures, mais je sais que je peux compter sur l’appui des enseignants. Ce qu’il faut maintenant, c’est l’appui de la communauté et des parents, qui doivent s’impliquer pour assurer la réussite scolaire des jeunes», ajoute Mme Pothier.

Implication de tout le monde

À propos de l’implication de la communauté, il est clair pour la directrice que de voir un jeune travailler 30 heures par semaine représente un obstacle majeur à sa réussite. «Il faut limiter ça à 15 heures maximum», argue-t-elle, ajoutant que les parents ont aussi un rôle fondamental à jouer afin de motiver et d’encourager leurs jeunes à rester à l’école. «C’est tous ensemble que nous allons contrer le décrochage. Pas seulement l’école», conclut Julie Pothier.

17 decembre 2017 Sports Expert cell

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