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ARTS ET CULTURE : S’inspirer des grands pour créer et imaginer
Jonathan Jacques et ses toiles rendant hommage à Thom Yorke, chanteur de Radiohead, et à Pink Floyd. (Photo : Pénélope Clermont)

ARTS ET CULTURE : S’inspirer des grands pour créer et imaginer

Pénélope Clermont

Mardi 19 décembre 2017

Le Terrebonnien Jonathan Jacques est attiré par tout ce qui implique la créativité et l’imagination. C’est ainsi qu’il admire des hommes comme Albert Einstein, Salador Dali et Thom Yorke, chanteur de Radiohead.

C’est la musique de ce dernier qui joue lorsque l’artiste peintre reçoit le Trait d’Union dans son appartement du Vieux-Terrebonne. Des toiles reposent ici et là, dont une en hommage à Yorke.

«J’ai fait un trio de génies : une toile d’Einstein, une autre de Dali et la dernière de Yorke, explique-t-il. J’ai donné celle d’Einstein à mon cousin, Nicolas Bélanger, celle de Dali est allée à mon frère, Sébastien, et j’ai gardé Yorke. Je donne mes plus belles toiles à des gens que je connais. C’est une façon de ne pas m’en débarrasser, de les garder pour moi.»

Il venait de terminer la veille une œuvre hommage à Pink Floyd. Il comptait aussi l’offrir pour Noël à une personne de son entourage. On se gardera de la nommer.

Le trio de génies appartient donc à un trio de gars tissés serrés. «Ces gars-là font partie de moi. On est hyper proches», dit-il.

Ensemble, ils avaient entre autres un groupe de musique, le 3,1416. «Mon cousin est artiste peintre. C’est lui qui m’a poussé à en faire plus et à passer de la feuille à la toile», dévoile-t-il.

Du dessin à la peinture

Au secondaire, Jonathan gribouillait constamment dans ses agendas. C’était une manière d’exprimer ce qui l’habitait. Attiré par les sports, il n’a jamais vraiment développé son talent par l’entremise de cours d’arts, se disant autodidacte.

«J’ai pensé aller à l’université suivre un cours juste pour en apprendre plus, admet-il. Je veux pousser mon art, mais pas nécessairement pour en faire un gagne-pain, même si de plus en plus de gens veulent acheter mes toiles.»

Serveur et orthothérapeute de profession, l’homme de 31 ans (il aura 32 ans le 28 décembre) consacre en effet beaucoup d’heures à sa passion. «Je dois passer 25 heures par semaine à peindre. Je mets une ambiance musicale et je peux peindre jusqu’aux petites heures du matin», fait savoir l’artiste.

Du surréalisme échantillonné

Pour les gens qui ne connaissent pas son travail, l’homme indique toucher au surréalisme. «Je dirais du surréalisme échantillonné», évoque celui qui aime intégrer des éléments visuels graphiques touchant au thème qu’il met de l’avant. Dans l’œuvre mettant en vedette Pink Floyd, il est par exemple parti du film «The Wall» et il a pris des photos de scènes qui l’interpellaient pour les reproduire dans le tableau. Son souci du détail est impressionnant.

Sur le plan technique, on reconnaît bien son passé de dessinateur. «J’utilise des crayons d’aquarelle, de plomb et de bois, de l’encre et de la peinture acrylique. C’est souvent un mélange de tout ça», souligne-t-il. Influencé par Dali, il commence à intégrer des points de fuite et des ombrages à ces œuvres. «Parce que je veux ajouter du réalisme même si je fais du surréalisme. Mettre une émotion en contexte, la sortir de ta tête et la transposer sur la toile. C’est aussi ça, le défi», conclut-il.

2018-04-25 au 05-01 - Résidences Soleil CEL

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