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ARTS ET CULTURE : La réalité dure, mais juste d’André Jacob
L’auteur de Mascouche André Jacob et sa dernière publication, «Les quatre saisons d’Elfina». (Photo : Pénélope Clermont)

ARTS ET CULTURE : La réalité dure, mais juste d’André Jacob

Pénélope Clermont

Vendredi 24 novembre 2017

À plusieurs reprises au cours de sa vie, André Jacob a été confronté aux dures réalités de l’enfance et de l’adolescence. C’est par l’entremise de l’écriture que l’homme nous transmet sa vision lucide et sensible de ses expériences. Cette fois, il récidive avec «Les quatre saisons d’Elfina» et l’esclavage d’enfants.

Publié aux éditions ISATIS, le roman graphique illustré par Christine Delezenne relate l’histoire d’Elfina, 12 ans, orpheline de mère. Son père étant souvent absent, elle vit avec sa grand-mère dans un village isolé du Paraguay, mais voilà que sa tante propose de la prendre avec sa famille et elle pour s’installer à Montréal. Entre le ménage, les courses et l’entretien, Elfina devient esclave de la famille. Ignorée et maltraitée, elle rêve d’études et de liberté.

Comme il l’a fait dans ses précédentes publications, l’auteur de Mascouche aborde un thème social dur, mais bel et bien réel. «C’est un thème dont on parle peu, mais qui touche des millions d’enfants. C’est une réalité à laquelle j’ai été confronté par le travail que j’ai fait en Afrique et en Amérique latine. Mon expérience sur le terrain m’inspire», a-t-il expliqué au lancement des «Quatre saisons d’Elfina», réalisé grâce au programme de soutien aux auteurs mascouchois de la Ville de Mascouche, le 15 novembre.

La lumière dans la noirceur

S’il présente des thèmes difficiles, M. Jacob aime le faire avec une certaine lumière. «Il y a toujours une porte de sortie dans mes romans, confirme-t-il. La trame dramatique de l’ouvrage conduit à un processus de libération. Il y a aussi toujours une interaction avec le milieu et d’autres personnages qui me permet de traiter du sujet sous des réalités différentes.»

L’homme a également le souci d’intégrer un angle éducatif à ses publications, par l’entremise de faits et de documents pédagogiques. Des aspects qu’ont notamment appréciés deux lectrices adolescentes.

Louna Oukil et Racha Amarouche ont en effet proposé une critique du roman graphique lors du lancement à la bibliothèque Bernard-Patenaude. Ces dernières ont affirmé s’être identifiées au personnage principal, en plus de souligner la qualité des illustrations qui «permettent de mettre des images sur les mots en accentuant l’histoire», comme l’a souligné Racha. 

Proposer de l’authentique

Touché par les commentaires des jeunes filles, l’auteur est heureux de voir que son œuvre atteint sa cible. Celui-ci trouve d’ailleurs qu’on infantilise beaucoup trop le lectorat adolescent avec des histoires à l’eau de rose.

«Certains de mes livres contiennent des histoires d’amour, mais c’est pour renforcer l’histoire. Ne faire que du divertissement ne m’intéresse pas vraiment», expose celui qui planche sur un autre roman graphique sur la paix.

«C’est un grand sujet. Ce n’est pas un sujet facile, mais ce n’est pas un sujet à dénigrer. J’ai une première version de faite. Je dois maintenant trouver des personnages qui vont l’incarner», confie l’homme de 75 ans. Comme il l’a fait avec Elfina, il se servira de son vécu pour créer des personnages qui, espère-t-il, sauront toucher les jeunes lecteurs.

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