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Danielle Oderra persiste et signe... Brel

Mercredi 14 mars 2007

LES VENDREDIS DU MOULINET

Dans un spectacle entièrement consacré à Jacques Brel et son œuvre, Danielle Oderra foulera les planches du Moulinet, le samedi 24 mars, à 20 h. Un spectacle à mi-chemin entre le théâtre et la chanson qu’elle présente, au gré des demandes, depuis 1981.

Valérie Maynard

"Brel, c’est le maître. C’est le plus grand des auteurs-compositeurs", souffle d’entrée de jeu Danielle Oderra. Amie de Brel dans les années 60 et 70 et jusqu’à la mort du chanteur, en 1978, Danielle Oderra parle de Brel avec fougue et passion. De l’homme qu’il était – grand humaniste pour qui l’échange avec les autres, le contact était primordial – à l’artiste entier qu’il aura été toute sa vie et qu’il représente toujours aujourd’hui, bien au-delà de sa mort, en passant par ses chansons qu’elle qualifie d’emblée d’œuvres intemporelles, toujours vivantes, Danielle Oderra semble intarissable. "J’ai eu la chance de bien connaître Brel. J’ai même fait la première partie de son spectacle à Montréal, en 1965", révèle-t-elle.

La naissance d’une grande amitié

Puisant dans ses souvenirs de l’époque, des souvenirs étonnamment clairs et précis, Danielle Oderra raconte volontiers sa grande histoire d’amitié avec Brel. Une histoire qui remonte au début des années 60 et qui s’est poursuivie jusqu’à la mort de Brel. "Brel a fait plusieurs spectacles à Montréal. Il a d’abord fait la première partie de Raymond Devos, en 1961, puis s’est présenté seul sur scène en 1963, avant de revenir, en 1964, en compagnie d’un copain belge mime", se rappelle-t-elle. En 1965, alors en tournée en Russie, Brel contacte Michel Gélinas – fils de Gratien Gélinas – et lui demande de lui trouver une première partie québécoise pour son nouveau spectacle. Le nom de Danielle Oderra s’est imposé de lui-même. "Brel m’avait déjà entendue chez Clairette au début des années 60", poursuit-elle. Un endroit – Chez Clairette – aimé de Brel et où il a passé plusieurs nuits blanches à refaire le monde avec d’autres auteurs-compositeurs. "Brel était un être extraordinaire. Avec lui, jamais de faux-fuyants, ni d’arrière-pensées. C’était toujours clair, limpide et direct", rajoute-t-elle.

Je persiste et signe... Brel

À juste titre intitulé "Je persiste et signe... Brel", le spectacle de Danielle Oderra a été présenté pour la première fois en janvier 1981. "À l’époque, je l’ai créé au Théâtre de Quat’Sous avec Jean Marchand, le comédien. Et c’est Gaétan Labrèche qui signait la mise en scène", relate Mme Oderra.

Présenté sur demande, le spectacle de Danielle Oderra franchit le temps et amorce maintenant sa 27e année. "Brel est encore et plus vivant que jamais. Ses chansons sont intemporelles et traversent les années sans s’essouffler. Comme Brel semble là pour rester, mon spectacle aussi", lance-t-elle.

Hormis quelques changements, notamment le pianiste Jean Marchand, comédien avant tout, qui a cédé sa place à Stéphane Aubin, le spectacle débute toujours avec la voix de Brel – le souffle de départ. Tous les textes lus et chantés par Oderra portent la signature de Brel. Si certaines chansons sont davantage théâtralisées, d’autres font plutôt partie d’une réflexion de Brel, devenue avec le temps son leitmotiv : "Si je viens sur scène maintenant, c’est que j’en avais tellement assez d’être seul."

30 septembre 2017 Albi Hyundai cell

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