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DIX QUESTIONS À: Jessy Gauthier
Jessy Gauthier aux côtés de Serge Postigo, qui assure la traduction, l’adaptation et la mise en scène de la comédie musicale «Footloose». (Photo : Courtoisie)

DIX QUESTIONS À: Jessy Gauthier

Propos recueillis par Véronick Talbot

Mardi 13 juin 2017

Jessy Gauthier interprète présentement le personnage de Jeter dans la comédie musicale «Footloose», présentée tout l’été au Théâtre St-Denis. Pour vous procurer des billets : www.hahaha.com.

Ceux qui te connaissent savent à quel point tu es un passionné de musique et de danse. J’imagine qu’à l’époque où tu as vu «Footloose» pour la première fois, le film t’avait beaucoup interpelé?

Le chant et la danse m’ont toujours allumé, et j’ai donc vraiment aimé les films «Footloose» et «Dirty Dancing» dès la première fois où je les ai vus! J’ai d’ailleurs tellement écouté «Footloose» qu’à force d’avancer et de reculer la cassette, je l’avais brisée (rires). Et quand le «remake» est sorti en 2011, je suis tout de suite allé le voir au cinéma et j’ai capoté, encore une fois.

Comment t’es-tu taillé une place au sein de la distribution de la comédie musicale du même nom, présentée au Théâtre St-Denis?

Je suis un gars très spirituel, et je crois vraiment que «Footloose» est venu à moi. J’ai fait beaucoup de comédies musicales à l’époque, mais c’était fini depuis une dizaine d’années. Je me consacrais à mon entreprise, Jessy Gauthier Entertainment, un peu partout dans le monde. Puis, mon agente m’a approché en me disant que je devrais auditionner pour ce projet. Mes proches se sont mis de la partie et tout le monde semblait dire que ce «show» était fait pour moi. J’ai donc passé les auditions sans attente, en toute simplicité. J’ai joué un texte de Michel Tremblay et j’ai chanté «Journée d’Amérique» de Richard Séguin. J’ai répété pendant deux semaines, tous les jours, avec l’aide de ma coach de chant et de théâtre. J’avais un bon «feeling». Serge Postigo a tout de suite embarqué dans mon jeu. En voyant mon CV, il m’a dit que j’avais l’expérience d’un gars de 50 ans (rires). Deux heures plus tard, je recevais un courriel me conviant au «callback». J’ai appris un autre texte de quelques pages et une chanson de la comédie musicale. J’ai fait les auditions en danse, en chant et en théâtre, et le jour même, j’ai su qu’on me donnait le rôle de Jeter.

Comment se prépare-t-on pour un «show» d’une telle ampleur?

En un mois et demi, j’ai répété pendant 291 heures. C’est ce qu’on appelle être dans le feu de l’action (rires)! On répète tous les jours, de 9 h à 17 h ou 18 h le soir, sauf le dimanche. Les rencontres commencent toujours par un réchauffement physique avec notre coach de danse. Avant la représentation, notre directrice musicale joue aussi au piano pour qu’on réchauffe notre voix. Et ensuite, on enchaîne avec la générale et avec les numéros du «show». Physiquement, il faut être en forme, mais vocalement aussi. D’ailleurs, petite anecdote, je me suis blessé à notre quatrième répétition, pour la première fois de ma carrière. Je me suis déplacé un disque au bas du dos. Je vois donc un kinésiologue et un physiothérapeute, mais ça va bien.

As-tu un rituel avant de monter sur scène?

Je prends un souper léger, par exemple du poulet et de la salade. Je me dirige vers la salle de spectacle puis dans ma loge. Je mets mes écouteurs pour être dans ma bulle, je me maquille (parce qu’on a tous eu un cours de maquillage en fonction de notre personnage), et je fais 100 «push-ups». Ensuite, je m’étire pendant une demi-heure, je fais mes vocalises une quinzaine de minutes et je médite tout en visualisant mes numéros.

Tu as ta propre compagnie, Jessy Gauthier Entertainment, depuis quelques années. Es-tu obligé de mettre des projets de côté avec ce nouveau contrat qui doit prendre beaucoup de ton temps?

J’avoue que je ne m’attendais pas à me rembarquer dans une grosse machine comme celle-là! Entre les répétitions, il y a les entrevues et les participations à des émissions de télévision. C’est donc très exigeant. En plus, jusqu’à jeudi dernier, j’étais encore DJ trois jours par semaine, le temps de trouver un remplaçant. Ces jours-là, je terminais à 3 h dans la nuit et je recommençais à 9 h le lendemain. Mais malgré ça, je ne perds pas de vue mes projets personnels. Parce que dans la vie, mon personnage, c’est celui de Jessy Gauthier. Présentement, je travaille fort sur un projet d’émission de télévision. Je ne peux encore rien dire, mais ça va bouger et ça va faire un beau lien avec «Footloose».

À quel point est-ce difficile de réussir dans ce milieu?

Toute ma vie, j’ai dû faire des sacrifices. Je ne pouvais pas faire le party avec mes amis parce que j’avais un enregistrement en studio le lendemain et que ma voix devait être parfaite, par exemple. Mais d’un autre côté, c’était mon rêve, et j’étais heureux de faire ça. Et je le suis encore. En ce moment, à la minute où j’arrive au Théâtre St-Denis, où j’enfile mon costume et où je me mets à danser et à chanter, je me dis que c’est ça la vie que je veux.

On te doit les succès musicaux «Take Me I», «Soo Good» et «Is This Love». As-tu l’intention de refaire une incursion dans cet univers?

Tout ce qui touche au chant, à la danse et à la comédie, ça m’allume, comme avec «Footloose» en ce moment. Dans mon projet de télévision, c’est d’ailleurs tout ça qui sera mis à contribution. Donc oui, c’est sûr que je vais refaire de la musique.

Tu as grandi à Mascouche, mais tu demeures maintenant au centre-ville de Montréal. Qu’est-ce qui te manque le plus de la banlieue?

La tranquillité, et le fait d’avoir ma piscine dans ma cour (rires). Ici, c’est très intense, comme ma vie d’ailleurs, alors quand j’arrive chez moi, j’ai envie de relaxer.

Quelles sont les trois chansons que tu écoutes présentement en boucle?

Ma préférée, c’est «Distance» de Omarion. Je dirais que la deuxième est «Bon Appétit» de Katy Perry, et la troisième «Despacito» de Justin Bieber.

En terminant, si je t’offrais l’opportunité de collaborer avec n’importe quel artiste, qui serait-il et pourquoi le choisis-tu?

Ça serait avec Guillaume Lemay-Thivierge, parce que je pense qu’avec tout son bagage, il pourrait m’en apprendre beaucoup. J’ai une vaste expérience en chant et en comédie musicale, mais lui pourrait m’en apprendre plus sur la comédie et l’animation, par exemple. En plus, on a le même genre d’énergie.

25 oct 2017 Banque Nationale cell

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