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Éloge aux femmes « Belles et Imparfaites »
Stéphanie Valcourt et une œuvre de sa collection «Belles et Imparfaites», «Délicatesse». (Photo : Pénélope Clermont)

Éloge aux femmes « Belles et Imparfaites »

Pénélope Clermont

Mardi 2 avril 2013

STÉPHANIE VALCOURT

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le printemps sera occupé pour Stéphanie Valcourt. Avec six expositions à venir dans les trois prochains mois, l’artiste peintre de Terrebonne donnera le coup d’envoi à une toute nouvelle collection : «Belles et Imparfaites».

Peindre pour peindre n’intéresse pas Stéphanie Valcourt. «J’essaie de faire un petit pas pour changer le monde autour de moi», dit-elle lorsqu’elle décrit les motivations que cache son art. C’est ainsi qu’elle a eu l’idée de créer la collection «Belles et Imparfaites». Mettant en scène des femmes nues, de toutes formes, elle vise à éliminer les complexes féminins. Un petit pas à la fois.

«C’est assez suggestif comme collection. C’est pour montrer qu’on est capable d’être sensuelle peu importe notre morphologie. Il y a des petits seins, des gros seins, des femmes enveloppées, des grandes, des minces… On est toutes belles, mais il faut apprendre à s’aimer», suggère la femme de 32 ans.

L’artiste exposera pour la première fois les toiles de cette collection lors de l'Exposition d'arts visuels de Sainte-Anne-des-Plaines les 6 et 7 avril. Se démarquant des premières œuvres de la peintre, les tableaux conservent tout de même le côté abstrait qui caractérise bien le style de son auteure. Cette abstraction est toutefois jumelée à des éléments figuratifs. Les femmes en scène ne comptent par ailleurs aucun visage, un moyen pour l’artiste de parler de la femme en général et non d’une femme en particulier.  

Bien sûr, d’autres expositions accueilleront les œuvres de Stéphanie Valcourt. Elles seront affichées sur les murs de la Galerie des Art’s à Terrebonne les 20 et 21 avril. Pour sa part, l’artiste y sera présente le 20 avril de 17 h à 21 h et le 21 avril de 12 h à 16 h.

Collaborations intéressantes

Parallèlement, du 20 avril au 7 juin, la Terrebonnienne présentera une exposition en collaboration avec André Julien au Café-BistroLa Fine Bouche, à Mascouche. L’événement dont le vernissage aura lieu le 5 mai de 13 h à 15 h est porteur de sens pour la principale intéressée.

«André Julien a été mon professeur de création pendant un an. C’est lui qui m’a aidée à trouver mon style et ma voie. Je trouve ça spécial, d’exposer avec lui. On se parle encore et il est toujours là pour me donner un coup de main», illustre celle qui a notamment appris aux côtés de M. Julien à jouer avec les textures et à créer à partir de rien.

Un autre projet liant la jeune femme avec un artiste moulinois verra le jour le 26 mai. Il s’agira d’un projet d’installation éphémère d’une journée avec le peintre et sculpteur Daniel Dufour. Ensemble, ils souligneront la Journée des musées à l’Île-des-Moulins par l’entremise de «Tourbillon de paroles».

Alors qu’elle exposera également ses œuvres au Symposium de l’AAAVT du 14 au 16 juin, toujours à l’Île-des-Moulins,Stéphanie Valcourtse transportera dans la galerie dela Maison Côteà Côte du 25 juin au 25 septembre. La clientèle des lieux étant plus jeune, elle informe avec le sourire que les visiteurs auront droit à son ancienne collection, beaucoup plus accessible aux jeunes regards.

Exposition itinérante et multidisciplinaire

Véritable passionnée, l’artiste peintre planche depuis neuf mois déjà sur un projet d’exposition itinérante, c’est-à-dire qui serait amenée à voyager un peu partout au Québec. Pour ce projet, qui verrait le jour au printemps 2014, espère-t-elle, la résidante de Terrebonne sera entourée d’artistes de la région et d’ailleurs, provenant de différentes disciplines artistiques.

«Treize fragments identitaires» (titre de l’exposition) rendront hommage à la culture québécoise, au dire de l’instigatrice. «C’est une exposition qui fera découvrir ou redécouvrir nos artistes parce qu’on sous-estime beaucoup notre culture et notre langue, deux aspects qui seront le fil conducteur du projet», explique-t-elle, sans vouloir en dévoiler davantage.

11 septembre 2017 Frontenac cell

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