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Entre la désinvolture des "sixties" et l’angoisse de la modernité
Selon Aliocha, Bob Dylan a une énorme influence sur sa musique, «mais j’essaie de moins l’écouter parce que je ne veux pas devenir qu’une pâle copie», précise-t-il. (Photo : John Londono)

Entre la désinvolture des "sixties" et l’angoisse de la modernité

Pénélope Clermont

Mardi 12 septembre 2017

ALIOCHA

On pouvait entendre les roches se cogner entre elles, alors qu’il faisait les cent pas à l’extérieur, entre deux scènes d’un tournage auquel il participait. Depuis l’enfance, le jeu est, pour Aliocha, un plaisir, un passe-temps. Mais depuis quelques années, sa source principale de créativité est la musique. C’est donc pour parler du spectacle qu’il viendra présenter au Moulinet, le 6 octobre, qu’il a pris quelques minutes de son temps pour s’entretenir avec La Revue.

À 23 ans, Aliocha Schneider, de son nom complet, cumule une feuille de route impressionnante. Une première rencontre a d’ailleurs été déterminante pour lui. «J’ai rencontré par hasard Jean Leloup dans un café et je suis allé lui parler», raconte-t-il simplement. Sous l’aile de l’artiste chevronné, le jeune homme de 17 ans qu’il était à l’époque a enregistré sa première maquette, laquelle lui a permis d’entrer chez Audiogram, maison de disques. 

«Grâce à Audiogram, j’ai pu jouer avec des musiciens de partout. Ça m’a beaucoup fait grandir, se souvient-il. Cinq ans plus tard, j’ai rencontré Samy Osta. Ça a cliqué! Si je l’avais rencontré trois ans plus tôt, peut-être que je n’aurais pas été prêt…»

C’est en Suède que les deux hommes ont donné vie à ce qui allait devenir Eleven Songs. «Il y avait une belle créativité. On était loin de tout. On avait une chambre au 2e étage et le studio était en bas. Pendant deux semaines, on a enregistré l’album, qu’on a fini à Paris», mentionne l’auteur-compositeur-interprète.

Une pop d’hier et d’aujourd’hui

Dans sa biographie, on dépeint l’album paru en juin dernier comme étant «hors du temps, entre la désinvolture sensible des sixties et l’angoisse douce de la modernité; d’une pop à la fois d’hier et d’aujourd’hui. […] On croise successivement ballade électrifiée, refrain rebelle, mélodie psychédélique et chanson brute et sobre.» Qu’en dit le principal intéressé?

«Le songwriting est important pour moi. Je ne base pas ma musique sur un son en particulier. Je compose toutes mes chansons au piano-voix ou guitare-voix. C’est important qu’elles se tiennent comme ça d’abord. Ensuite, je fais le choix d’instruments pour m’amuser avec des arrangements, mais toujours en respectant les chansons», fait-il savoir.

C’est cet univers qu’il viendra présenter au public de Terrebonne, le 6 octobre à 20 h. Son frère Volodia Schneider, batteur, le multi-instrumentiste Christian Sean et le bassiste Tom Tartarin se trouveront sur scène avec lui.

Aux Eleven Songs s’ajouteront bien sûr d’autres compositions du musicien. «Je ne sais pas encore lesquelles! lance-t-il au bout du fil. Le spectacle évolue toujours. C’est important pour moi de ne pas faire exactement la même chose.»

Génie créatif

Une belle tête d’artiste, cet Aliocha. À entendre ses pièces, il est étonnant de savoir que plus jeune, il ne croyait pas pouvoir composer lui-même son art. «C’était clair que je voulais être chanteur. J’ai commencé à suivre des cours de guitare comme mon grand-frère à 11 ans. Je ne pensais pas que j’allais être capable de créer des chansons à partir de rien. Pour moi, ça prenait du génie», admet-il.

Il faut croire que le temps a fait jaillir le génie en lui.

Pour la suite des choses, le jeune créateur ne s’en fait pas trop. «J’ai envie de m’améliorer, d’être un meilleur musicien et d’écrire de meilleures chansons. J’aurai toujours du plaisir à défendre celles de l’album, mais j’ai envie d’aller plus loin, soutient-il. Quant à la carrière, je n’ai pas d’ambition précise. Je fais des projets avec lesquels je peux bien voyager.»

 

***

 

Pour assister au spectacle que présentera Aliocha au Moulinet, le 6 octobre à 20 h, procurez-vous des billets en visitant le www.theatreduvieuxterrebonne.com ou en composant le 450 492-4777.

8 octobre 2017 FEXCO cell

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