Terrebonne, mardi 7 février 2012
Alexandra Roy
Mardi 2 mars 2010
Le 28 mars aura lieu un événement très spécial au Centre Angora de Terrebonne. Le marionnettiste de réputation internationale Jean-Marie Ntsongo donnera un atelier pour faire découvrir la culture africaine aux enfants de la région, le tout dans le but d'amasser des fonds pour l'organisme Vision Dentaire Internationale, qui offre des soins dentaires aux enfants africains.
Organisée pour une deuxième année consécutive, la matinée «Son et Brioches» sera animée par Jean-Marie Ntsongo, animateur socioculturel et marionnettiste congolais déjà bien connu auprès des élèves du programme d'études internationales de l'école secondaire Armand-Corbeil. Au menu, atelier de bricolage, spectacle de marionnettes africaines, lecture de contes et de légendes, projection de films; bref, une panoplie d'activités pour découvrir la culture africaine, particulièrement celle du Sénégal et du Congo Brazzaville.
Lorsqu'on lui a demandé de participer au projet, Jean-Marie Ntsongo raconte qu'il n'a pas hésité une seconde. «Quand j'ai découvert que c'était au bénéfice d'enfants africains, je me suis tout de suite engagé. Je voulais faire découvrir cette culture africaine», raconte-t-il. «C'est un beau projet que j'admire, c'est la première fois que je découvre un projet comme ça. Comme il s'agit de l'Afrique, je m'engage à aider ce projet culturellement», dit-il.
M. Ntsongo avait participé à l'activité l'an dernier à Montréal et avait aimé l'expérience.
«Avec les guerres que nous subissons, c'est difficile pour un enfant de se procurer une brosse à dents. Il y a beaucoup de peuples défavorisés en Afrique», fait-il valoir.
La marionnette comme outil de communication
Dans sa carrière, M. Ntsongo a travaillé en tant qu'enseignant au primaire, comme animateur socioculturel et comme bibliothécaire pendant de nombreuses années. Il est devenu marionnettiste par hasard, lors d'un séjour en France. Depuis, il s'est découvert une passion pour cet art qu'il utilise maintenant pour faire découvrir la culture africaine aux enfants. «Je fais voir aux enfants comment nous, en Afrique, nous dansons quand il y a de la joie. Les enfants d'ici n'ont aucune image de la culture africaine. En Afrique, on a notre propre façon d'employer les marionnettes. Nous avons notre façon de transmettre un message à partir de cette danse. Tout dépend de qui les manipule. S'ajoute aussi cette musique qu'ils n'ont pas l'habitude d'entendre. C'est une grande découverte pour eux.»
La matinée «Son et Brioches» s'adresse à tous les enfants et parents de la région. On peut se procurer les billets au coût de 10 $ chacun pour les parents et de 5 $ pour les enfants. En plus des activités, des boissons seront servies aux participants ainsi que des collations. Les profits de la matinée seront remis à l'organisme Vision Dentaire Internationale de Terrebonne, qui se chargera ensuite de distribuer du matériel dentaire aux enfants africains, comme des brosses à dents, de la soie dentaire ainsi que du dentifrice, produits qui se font plutôt rares dans ce coin du globe. «On ne se suffit pas. On a besoin de l'expérience occidentale. Il y a beaucoup de choses qui manquent», déplore M. Ntsongo. Au Congo Brazzaville, comme dans plusieurs pays du tiers-monde qui ont été dévastés par les guerres civiles, les besoins en matière de santé sont criants. «Il y a des dentistes qui sont formés, mais il manque du matériel», indique M. Ntsongo. Faute de matériel, les Congolais doivent souvent les fabriquer eux-mêmes leurs brosses à dents à partir de moreaux de bambou. «Il faut être le terrain pour voir les réalités.»
La matinée «Son et Brioches» n'est pas la première activité organisée par Vision Dentaire Internationale pour amasser des fonds. Une collecte de brosses à dents, de soie dentaire et de dentifrice a été effectuée par l'organisme le 12 février et a permis d'envoyer 1 300 brosses à dents au Congo. Un simple geste qui fait toute la différence pour M. Ntsongo. «Je reviens de l'Afrique, je connais la réalité là-bas. Quels que soient nos moyens, il faut penser à ces enfants-là. Je ne suis pas dentiste, mais je dois m'allier à Vision Dentaire Internationale pour aider ces enfants-là. Les enfants sont l'avenir d'un pays», soutient-il.
La présidente de Vision Dentaire Internationale, Francine Bélanger, est d'ailleurs actuellement au Congo où elle visite le pays pour évaluer les besoins dentaires de la région.
Maintenant qu'il est installé au Québec, Jean-Marie Ntsongo entend bien y demeurer. Il compte même s'installer dans la région de Terrebonne. «Je veux qu'on me découvre à Terrebonne, je veux que ces enfants découvrent ces marionnettes africaines», dit-il, en ajoutant qu'il est disponible pour donner d'autres spectacles et d'autres ateliers pour les enfants. «C'est surtout ça qui m'inspire», conclut-il.
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