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Pays musical sans frontières
Pascale LeBlanc sera en spectacle au Jardin Moore, le 9 septembre, lors des Scènes d’été. (Photo : Pénélope Clermont)

Pays musical sans frontières

Pénélope Clermont

Mardi 7 août 2018

«La musique, c’est mon moyen d’être chez moi, dans mon pays», explique Pascale LeBlanc, dont le cœur (et le corps) se promène entre Haïti et le Québec depuis l’enfance. Si elle a surtout exploré ses origines antillaises ces dernières années, l’auteure-compositrice-interprète reconnaît maintenant sa Belle Province dans son œuvre.

«Je ne ressens plus le besoin d’écrire sur Haïti», dévoile la Mascouchoise qui avait été grandement inspirée par le séisme de 2010, comme par le décès de sa grand-mère maternelle, qui l’a pratiquement élevée dans la Perle des Antilles jusqu’à l’âge de 10 ans.

«J’aborde plus ma vie actuelle et mes préoccupations qui intègrent ma partie québécoise, dit-elle de sa musique. Je suis très étonnée, mais c’est intéressant et amusant. J’ai écrit une chanson qui s’appelle Joies de l’hiver sur des rythmes antillais. C’est très sarcastique!»

Autre exemple de ce métissage culturel qui s’exprime dans son art : la pièce Entre érable et cocotier, qui aborde son identité. «Je me suis questionnée sur ma moitié noire et ma moitié blanche, sur le regard biracial. Je ressens ce combat identitaire, mais de l’extérieur, dans le regard des autres», mentionne la femme qui voit ses origines comme un tout, et non comme une opposition.

Résultat d’une nouvelle démarche

Cette mouvance qu’on remarque aujourd’hui dans son œuvre s’est amorcée il y a deux ans. «J’ai pris goût à jouer avec des percussions. Ça rendait mieux mon style musical. J’entendais des rythmes dans ma tête, mais quand je me retrouvais seule avec ma guitare, je ne les entendais pas. C’était frustrant! lance-t-elle en riant. Puis voyager à cinq musiciens, ce n’est pas léger. J’ai donc regardé ce que je pouvais faire.»

L’artiste a ainsi acheté, exploré, revendu et acheté à nouveau différents appareils technologiques pour trouver les sons et les méthodes qui lui convenaient. Elle s’est introduite à la musique du monde en participant à différents festivals. «Je ne voulais pas devenir une femme-orchestre. Mon but était de rendre les arrangements comme je les entendais dans ma tête, sans qu’on soit 14 musiciens», spécifie la claviériste et pianiste de formation qui dit par ailleurs s’être améliorée en tant que musicienne.

Du temps pour créer

Si elle réarrangeait surtout des pièces déjà existantes dans son répertoire, Pascale LeBlanc souhaitait maintenant écrire du nouveau matériel. «Je suis intervenante en dépendance et en santé mentale. Je fais de la musique à temps perdu le soir. Je me suis dit que ce serait le "fun" d’avoir une pause pour me plonger là-dedans», raconte-t-elle.

Est alors arrivée une subvention du Conseil des arts et des lettres du Québec, en partenariat avec la MRC Les Moulins, pour laquelle elle a soumis sa candidature. «J’ai mentionné la redirection artistique que je voulais entreprendre, la technologie et l’aspect de la diversité que je représente», informe-t-elle, heureuse d’avoir été sélectionnée et de profiter de 6 mois intensifs de création.

«J’ai pris le temps de tout réécouter les bribes de chansons que j’avais enregistrées sur mon cellulaire. J’en ai trouvé tellement que j’aurais pu écrire pendant 2 ans», relate en riant la chanteuse qui a dû s’interrompre pour préparer un spectacle.

Elle sera en effet au Jardin Moore le 9 septembre à 14 h, à l’occasion des Scènes d’été, pour dévoiler ses nouvelles créations. Un enregistrement au Studio Opus est aussi prévu dans les prochains mois.

Pour vous procurer des billets pour la représentation du 9 septembre : 450 474-0588, jardinsmoore@gmail.com ou sur Beavertix.

31 dec 2017-2018 Lise Viau cell

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