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Quand les mots deviennent sources d’inspiration
Stéphanie Valcourt accompagnée de l’une de ses inspirations, Josée Goulet, de l’atelier «Un café, une chanson». (Photo : Gilles Fontaine)

Quand les mots deviennent sources d’inspiration

Gilles Fontaine

Mardi 30 juin 2015

C’est à la Maison Bélisle qu’avait lieu le vernissage de l’exposition «13 fragments identitaires» mise sur pied par Stéphanie Valcourt, en collaboration avec les artistes Ginette Trépanier, Michel Boire et Manon Leblanc, le 26 juin. Ce projet multidisciplinaire alliant peinture, sculpture et écriture met de l’avant l’amour de la langue française et l’importance de notre culture.

Par 13 variations du travail de 13 artistes québécois, sous forme de tableaux représentant des oiseaux, Stéphanie Valcourt aborde des sujets tels que la véracité, la persistance, notre histoire et la liberté. «J’ai pris un an environ pour rassembler mes 13 sources d’inspiration. À partir de mots, de phrases ou d’extraits de chansons et de téléséries, j’ai illustré à ma façon ce que j’en ressentais. C’est comme si je donnais une deuxième vie à ces paroles. Ça me permet de montrer qu’en jouant avec les mots, on peut dire un million de choses différentes et c’est la beauté de la langue française.»

L’idée d’une telle exposition a germé lorsqu’elle a entendu un extrait de l’émission «Les Invincibles» : «Ne change pas ton visage, change ta vie». «Ça m’a donné des frissons et je me devais de l’exprimer.»

Neuf tableaux

«Exceptionnellement, l’exposition actuelle montre neuf toiles, dont sept sont inspirées de chansons et deux, de téléséries.» Stéphanie ajoute que la vie de sa famille a été chambardée cette année, puisque son fils Xavier a dû combattre un cancer. «Aujourd’hui, il est en rémission et va très bien. Je suis donc à compléter les quatre œuvres manquantes.»

Parmi les artistes, notons entre autres Richard Desjardins, Loco Locass et Mes Aïeux. «Comme je me considère une artiste émergente, il m’importait de donner un peu de lumière à d’autres artistes émergents gagnant à être connus. C’est pour cette raison que deux de mes toiles ont été inspirées de chansons de Josée Goulet (atelier «Un café, une chanson») et de FIL (Philippe Boucher), de grands talents de chez nous.» Tous deux présents pour le vernissage, ils se sont dits très émus et très touchés d’occuper une telle place dans la réalisation de Stéphanie Valcourt.

Exposition multidisciplinaire

Trois sculptures de Michel Boire et un manuscrit préparé par Ginette Trépanier complètent les «13 fragments identitaires». «Michel sculpte des émotions à travers les oiseaux et Ginette s’est inspirée des fragments de mes toiles pour écrire les poèmes du manuscrit. L’exposition est vraiment un tout, complété à partir de fragments.»

De plus, à chaque tableau, les visiteurs peuvent entendre l’extrait, source d’inspiration de Stéphanie Valcourt, ainsi qu’une narration de l’artiste. «Je vais promener les gens dans ma toile, leur faire découvrir les symboles et les phrases cachés.» Un court texte de Manon Leblanc, placé à côté de la toile, explique plus profondément le sujet de l’œuvre.

Prix Saint-Denys-Garneau

Lors du vernissage, Stéphanie Valcourt s’est vu décerner le Prix Saint-Denys-Garneau par Ginette Trépanier, cofondatrice du prix. «Ce prix lui est remis pour son intérêt constant ainsi que sa création de toiles et de livres d’artistes remarquables.» Il s’agissait de la 13e remise de ce prix.

L’exposition «13 fragments identitaires» se poursuivra jusqu’au 7 septembre, du mercredi au dimanche entre 13 h et 18 h, au coût de 6 $ pour les adultes, de 3 $ pour les enfants et gratuit pour les jeunes âgés de 5 ans et moins. À noter que les mercredis, l’entrée de l’exposition sera gratuite entre 18 h et 20 h.

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