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Regard sur l’extérieur
Fidèle à son style, Simon Lacas utilise sa voix comme si c’était un instrument de musique. Elle lie les notes et les sensations. (Photo : Olivier Lamarre)

Regard sur l’extérieur

Gilles

Fontaine

presse@larevue.qc.cq

Mardi 19 décembre 2017

Après une pause à la suite de la sortie d’un premier album, La fuite, en octobre 2014, et quelques pièces pour la radio ainsi qu’un retour aux études, Simon Lacas revient en caressant de nouveau nos sens avec la sorti d’un minicroalbum (EP) de trois pièces, Solitude d’un astronaute.

Si La fuite se voulait un regard de l’intérieur de l’auteur-compositeur-interprète natif de Terrebonne, Solitude d’un astronaute est plutôt son regard porté vers l’extérieur.

Perspective différente

«Même si l’une des pièces est très portée sur le “je” (Éclipse), ce n’est pas tant de moi que je parle, mais plutôt de ce que je pourrais voir. Ce EP est en fait un constat que le monde extérieur n’est pas toujours ce qu’on a pu s’imaginer plus jeune. C’est comme si, devenu adulte, la “’balloune” pète par la perte de l’innocence. J’ai aussi essayé de décrire la solitude que l’on vit plus on vieillit et plus on gagne en maturité.»

À la première écoute, on réalise vite que le style est le même : son feutré et planant. «Par contre, précise-t-il, c’est un album plus découpé. Avec un peu plus d’expérience technique, je savais beaucoup plus ce que je voulais et espérais comme résultat et comme sonorité. J’avais peur que ce minialbum n’ait pas assez de mouvement, que ce soit trop linéaire, mais au contraire, ce n’est pas lourd.»

Lacas, du début à la fin

C’est un microalbum 100 % Lacas. Il dit s’être senti totalement libre. D’ailleurs, il en a fait lui-même la réalisation.

Simon Lacas a composé la musique avant d’écrire. «J’ai besoin de musique pour écrire. Ça me prend un beat et des sonorités. Le sujet s’impose et je prends les mots qui viennent. Le contraire est difficile pour moi.»

Comme à l’habitude, nous avons parlé de tous les sujets, de politique, de société, d’économie et, bien entendu, de musique et de philosophie.

Il poursuit présentement des études universitaires en philosophie. Il est en deuxième année au baccalauréat. Il prévoit faire une maîtrise et un doctorat par la suite. Il s’intéresse particulièrement à la recherche, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle où la philosophie est mise à contribution.

Et la musique? «Quand ça va passer, comme pour le EP, je n’hésiterai pas à m’assoir et à composer. La musique ne sera jamais très loin derrière. Par contre, j’ai le goût de faire de la musique par impulsion.»

Pas de plan pour un meilleur plan

Son nouveau plan est justement de ne pas en avoir. Simon Lacas n’a plus envie de «travailler» lorsqu’il compose et écrit. «Disons que j’avais moins de fun, l’aspect commercialité prenant trop le dessus. Je voulais revenir à quelque chose où j’allais me sentir libre complètement, autant en composition qu’au mixage, par exemple.»

Fidèle à son style, Simon Lacas utilise sa voix comme si c’était un instrument de musique. Elle lie les notes et les sensations. Et après avoir entendu les trois pièces de Solitude d’un astronaute, on en veut assurément encore!

Vous pouvez télécharger gratuitement ce microalbum en visitant le site http://bit.ly/2Bwt5vu, et laissez-vous charmer.

2018-10-04 au 10 Groupe Harnois CEL

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