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Souvenirs abandonnés comme sources d’émotions
Photo: Hugo Lacroix

Souvenirs abandonnés comme sources d’émotions

Pénélope Clermont

Mardi 16 mai 2017

Créateur de nombreuses trames sonores de films et de séries télévisuelles, dont Séraphin — Un Homme et son Péché, Omertà et Unité 9, Michel Cusson a renoué avec la scène dans un spectacle et un album, Solo, tous deux inspirés de photos souvenirs abandonnées par une inconnue sur une plage.

La naissance de Solo découle d’une histoire bien particulière. Une femme en état de panique jette ses photos de famille à la mer, sur une plage des États-Unis.

En vacances, Michel Cusson et d’autres personnes observent la scène, médusés. Une fois la dame partie, il récupère les albums photo dans l’espoir qu’elle revienne les récupérer. Elle ne reviendra jamais.

«J’avais l’intention de retourner sur scène, raconte le compositeur, alors en mode création. Puis je me suis souvenue de la boîte de photos que j’avais conservée trois ans plus tôt. L’eau et le sel avaient trafiqué naturellement les photos en modifiant leur coloration en un phénomène extraordinaire. J’ai même encadré certaines photos.»

Cette œuvre d’art naturel est devenue la source d’inspiration du spectacle et de l’album à venir. Habitué de composer en observant des scènes, des images, l’homme venait de trouver son point d’ancrage.

«Ça a été un tournant. Les photos m’ont fait penser à des souvenirs de ma propre vie. Par la musique, je raconte ce que j’ai pu ressentir à travers des anecdotes de ma vie, dévoile-t-il. Comme je le dis toujours, une image vaut peut-être mille mots, mais une note sur une image en vaut 10 000!»

Ces notes porteuses d’images, vous pourrez les entendre le 25 mai à 20 h, au Théâtre du Vieux-Terrebonne.

Défi musical universel

C’est à un spectacle tout en émotions auquel le musicien convie le public. «On passe de la mélancolie à l’intensité en passant par le questionnement. Il y a plusieurs émotions véhiculées, mais comme c’est ma vision et que je suis quelqu’un d’heureux, le spectacle est positif», soutient celui qui pousse ses limites avec ce projet qu’il tourne depuis plus de deux ans déjà, l’album étant arrivé par la suite.

«C’est un beau défi de faire monter la sauce le plus haut possible pendant deux heures. Le défi musical est là. Ce n’est pas conventionnel, on sort des sentiers battus. C’est hors norme. Mais j’ai la chance de faire de l’instrumental. Je n’ai pas de langue. Je parle à tout le monde», affirme le compositeur, qui apprécie par ailleurs le feedback qu’il obtient sur scène par opposition au travail en studio, où il n’y en a pas.

«C’est important pour moi de rencontrer les gens et de parler avec eux après les spectacles. C’est précieux», laisse-t-il savoir.

Jouer l’émotion

Même si la meilleure façon de parler musique est de l’écouter, selon lui, Michel Cusson explique comment il s’y est pris pour donner vie à Solo. «Je construis mes morceaux. J’enregistre des ambiances et j’ajoute des sonorités. Ça part d’une improvisation structurée. Ça dépend comment je me sens. J’ai toute une quincaillerie que j’appelle mon "space ship" pour modifier tout ça après coup», illustre le guitariste pour qui l’émotion doit primer sur le reste.

«L’important, c’est l’émotion qui reste. C’est ça que je joue, que j’exprime. C’est un mode de communication qui se développe», souligne-t-il en décrivant le processus comme un «méchant casse-tête».

«Si on regarde en dessous du capot, il y a beaucoup de recherche et de façons de faire», conclut le musicien qui se dit accompagné par une équipe de «complices de recherches sonores» pour parvenir à son objectif : faire vibrer le public.

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