23° Terrebonne, mercredi 15 août 2018
Restez informés, abonnez-vous aux infolettres
La Revue Télé

La Revue

L'hebdo des gens d'action

Rechercher Menu

Fil RSS

SUR LES PLANCHES : La déchéance d’un homme, d’un père
Marc Messier a toujours eu un faible pour la dramaturgie américaine. Il est servi avec «La mort du commis voyageur», dans laquelle il campe Willy Loman. (Photo : Jean-François Hamelin)

SUR LES PLANCHES : La déchéance d’un homme, d’un père

Pénélope Clermont

Vendredi 26 janvier 2018

Marc Messier n’a pas tardé à renouer avec les planches après «Broue». Et pas dans n’importe quelle pièce : «La mort d’un commis voyageur», d’Arthur Miller. Un rôle dramatique pour le comédien qui a fait rire le public pendant plus de 38 ans sur scène.

Présentée au Théâtre du Rideau Vert à l’automne, la pièce qui a remporté les prix Tony et Pulitzer, en 1949, met en scène Willy Loman, incarné par Marc Messier. Épuisé, l’homme d’une soixantaine d’années n’a plus la force de prendre la route. Incapable de sortir de son immobilisme, il se perd dans le brouillard apaisant de ses souvenirs de gloire ancienne où l’avenir était rempli de promesses.

«Willy est une victime du rêve américain, où l’argent et le paraître sont importants», soulève le comédien. Toutefois, avec le temps, ces aspects s’effritent. Parallèlement à sa propre déchéance, le personnage reproche à son fils, Biff, de n’avoir aucune ambition professionnelle. La confrontation éclate.

«Si on n’était pas en 1949, on parlerait d’Alzheimer. Cet état le mène vers la dépression. Il n’est pas en paix avec ça. […] Il est très dur avec sa femme et son fils. Il n’a plus de patience et engueule tout le monde. C’est une tragédie. Ce n’est pas pour rien qu’on appelle ça "La mort du commis voyageur"», évoque celui qui perçoit malgré tout dans Willy un côté attachant : «La vie l’a mené vers la dépression, mais il n’est pas un être méchant.»

Un succès qui perdure

En tournée un peu partout au Québec, la distribution composée d’Éric Bruneau, de Louise Turcot, de Robert Lalonde et de Marilyse Bourke, pour ne nommer que ceux-là, s’arrêtera au Théâtre du Vieux-Terrebonne le 3 février. La représentation affiche toutefois complet.

Pour expliquer le succès de l’œuvre traduite et mise en scène cette fois par Serge Denoncourt, Marc Messier affirme : «La pièce parle de choses simples : la difficulté à gagner sa vie, les relations familiales, les relations de couple, la difficulté à s’intégrer, tout le monde peut se rattacher à ça.»

29 janvier 2018 - Floréa (cell)

Commentaires

Vous désirez commenter cet article?
Vous devez être membre

Publicités