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SUR LES PLANCHES : Un aplomb teinté de candeur
Tantôt folk, tantôt rock, Émile Bilodeau n'a qu'un seul but : enthousiasmer les foules partout où il va avec humour et sensibilité. (Photo : Beatrice Flynn)

SUR LES PLANCHES : Un aplomb teinté de candeur

Pénélope Clermont

Mardi 7 novembre 2017

«Bonjour Terrebonne!» C’est en ces termes qu’Émile Bilodeau a répondu au téléphone lorsque joint par le Trait d’Union. C’est avec ce même enthousiasme teinté d’humour que l’auteur-compositeur-interprète de 21 ans se présentera sur la scène du Moulinet, le 17 novembre à 20 h. Portrait d’un artiste engagé, mais pas cynique.

Émile Bilodeau possède une bonne humeur contagieuse. La jeunesse? Le prix de Révélation de l’année qu’il vient de remporter au Gala de l’ADISQ? Peu importe la raison, on jaserait pendant des heures avec lui pour connaître son point de vue sur le monde, sur le Québec qu’il aime tant et sur son métier qu’il découvre encore. Mais le temps manque, allons à l’essentiel.

Il y a un an, il sortait son premier album, «Rites de passage». Traversant la Belle Province et cumulant les spectacles depuis, il affirme prendre encore autant de plaisir à partager ses paroles et ses mélodies : «Les thèmes que j’aborde sont intemporels. Je parle beaucoup de notre société qui est restée figée dans le temps, surtout aux États-Unis où Donald nous en sort une chaque jour. "Passer à TV" montre bien notre société de divertissement et "J’en ai plein mon cass", c’est le peuple qui aime beaucoup chialer», dit-il de son premier opus qu’il a créé en pleine semaine d’examens.

«J’avais 19 ans et un horaire d’étudiant. On a fait ça en une semaine, pendant des examens. On avait quand même fait un gros travail de préproduction pour arriver prêts, mais il fallait être fait fort mentalement. C’était une expérience formidable!» explique celui aimerait retourner sur les bancs d’école après un deuxième album. Pour le moment, «j’ai l’impression d’avoir encore des choses à dire», illustre-t-il.

Les arts et la politique

Engagé et portant un regard lucide sur le monde qui l’entoure, Émile Bilodeau s’est initié à la musique en même temps qu’il s’est politisé, au contact de Marc Favreau et de son Sol, d’Yvon Deschamps et de l’Osstidcho. «J’ai baigné dans le travail d’artistes iconiques. […] Ça a toujours été clair pour moi que les artistes pouvaient avoir un côté politique», fait savoir le jeune homme qui a déjà souhaité être politicien. «J’ai toujours voulu faire du bien autour de moi. Influencer sans porter la cravate et faire des discours plates», précise-t-il avec candeur.

Il a donc décidé de porter la guitare à la place, en chantant en français. «Je veux m’exprimer dans notre vocabulaire commun, notre petit langage secret. Les gens voient la chanson francophone comme une faiblesse parce qu’on ne peut pas l’exporter du côté anglophone, et même en France parfois, mais je trouve ça le "fun" de garder ça entre "chums", et qu’on parle le même langage», affirme le chanteur, qui sera accompagné de trois musiciens sur la scène du Moulinet, après quoi il poursuivra sa tournée ailleurs au Québec.

«C’est un beau "trip"! Je me suis "pogné" des bohèmes qui me donnent le goût d’en rester un!» conclut-il, ajoutant, avant de raccrocher, un sympathique : «Au revoir, Terrebonne!»

1 an Brisson 2018

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