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SUR LES PLANCHES : L'univers « acoustique naturel » de Karim Dabo
Karim Dabo tentera de séduire les mélomanes terrebonniens avec un style de musique bien à lui. (Photo : Éric Berteau)

SUR LES PLANCHES : L'univers « acoustique naturel » de Karim Dabo

Jean-Marc Gilbert

Vendredi 23 février 2018

Lorsqu'on entend Karim Dabo chanter, on peut se demander pourquoi il n'a exploité sa voix qu'à partir de 2013. L'artiste qui a amorcé sa carrière comme percussionniste pour suivre les traces de son père, avant de troquer son djembé pour la guitare, sera de passage à Terrebonne pour faire découvrir sa douce musique métissée et ses textes engagés.

C'est dans la chapelle du Collège Saint-Sacrement que se produiront M. Dabo et son équipe, le 22 mars, dans le cadre de la série «Concerts sans frontières».

L'artiste né d'une mère française et d'un père sénégalais interprétera des pièces en français, mais aussi en wolof (une des langues du Sénégal) et tirées de son premier mini-album de cinq chansons, «Sama Yone», qui signifie «mon chemin».

«J'explique mes textes avant de jouer la chanson pour que le public comprenne ce que je veux transmettre», explique M. Dabo, en entrevue. Une démarche qu'il juge importante étant donné le sens engagé de ses textes sur le plan des thèmes abordés. «Je veux envoyer un message humaniste, car parfois, je trouve que nous avons un peu déserté l'essentiel. Je n'irais pas jusqu'à dire que j'offre des solutions, ce serait prétentieux. Mais je donne des pistes de réflexion.»

Faire sa place

En plus de jouer de la guitare et de chanter, l'artiste confie qu'il retournera possiblement à ses premières amours, les percussions, le temps d'un ou deux morceaux. Un autre guitariste, un percussionniste, un calebassiste et une choriste l'accompagneront sur scène pour offrir un son que Karim Dabo qualifie «d'acoustique naturelle». «Les sons ne sont pas transformés. Je peux jouer dans un endroit sans aucune sonorisation et ça ne changera rien», explique-t-il.

C'est avec ce style qu'il tente de s'implanter dans le milieu artistique québécois. «Pour un artiste qui fait de la musique métissée, c'est difficile d'avoir sa place en Occident. Mais chez le public québécois, on sent la soif de vouloir en connaître davantage et d'en apprendre sur les autres cultures», se réjouit-il.

En plus de Terrebonne, Karim Dabo a quelques dates de spectacles prévues dans les prochains mois, mais il se consacrera surtout à l'enregistrement d'un second album qu'il souhaite lancer à l'automne.

L’entrée au spectacle du 22 mars est gratuite. On peut se procurer des billets dans les différentes bibliothèques de Terrebonne depuis le 20 février.

29 janvier 2018 - Floréa (cell)

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