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Survol d’une carrière en quatre saisons
Photo : Pascal Milette

Survol d’une carrière en quatre saisons

Pénélope Clermont

Mardi 6 mars 2018

Figure importante du monde musical depuis les années 60, André Gagnon sera au cœur d’un concert relatant son parcours artistique, de la chanson populaire au théâtre et à la télévision, en passant par le cinéma et l’opéra. Pour en parler, Stéphane Aubin, au piano, aux arrangements et à la direction musicale des Quatre saisons d'André Gagnon.

Stéphane Aubin connaît bien André Gagnon, l’homme comme l’œuvre. C’est lui qui a chapeauté la rétrospective musicale qui s’arrêtera au Théâtre du Vieux-Terrebonne, le 17 mars. «Il n’y a jamais eu quelque chose qui a couvert l’ensemble de son œuvre. Je trouvais que ça manquait. André Gagnon a eu une carrière considérable», confie-t-il en citant Wow, le thème du téléroman Les Dames de cœur, Le Vaisseau d’or de Nelligan et les pièces Comme au premier jour, Petit concerto pour Jean Carignan et Neiges.

Sans affirmer que le compositeur n’a pas été reconnu à sa juste valeur, M. Aubin regrette qu’on ait plus souvent tendance à créer des revues musicales portant sur des artistes de l’extérieur plutôt que sur ceux qui transmettent notre culture. «C’est quelque chose de dangereux que d’oublier ceux qui nous ont précédés et qui ont contribué à créer la culture québécoise telle qu’on la connaît aujourd’hui», évoque le créateur.

La rencontre de deux univers

Les Quatre saisons d’André Gagnon se veut le mélange des deux univers de l’artiste ayant notamment collaboré avec Claude Léveillée et Monique Leyrac, soit la musique populaire et la musique classique. «Il a été un des premiers à mélanger ces deux styles, fait savoir le directeur musical. Le piano devient l’instrument commun de ces deux univers.»

Sur scène, le pianiste s’est entouré de Kathleen Fortin au chant, d’Antoine Bareil au violon, de Carla Antoun au violoncelle, de Dominic Girard à la contrebasse et de Maxime Lalanne aux percussions.

«J’avais déjà travaillé avec Kathleen pour les Belles-Sœurs. Elle a une très belle voix et elle interprète de manière théâtrale. Elle est capable de se mettre dans la peau des personnages, ce qui donne une couleur à ses interprétations. Pour livrer La Romance du vin et Le Vaisseau d’or d’Émile Nelligan, il fallait une personne pour qui ce langage est familier», explique M. Aubin à propos du choix de Kathleen Fortin, à la fois et comédienne et chanteuse.

Porter un regard moderne

Reprendre une œuvre aussi imposante que celle d’André Gagnon a demandé une bonne dose de respect et de créativité pour l’arrangeur originaire de Terrebonne. «Le principal défi a été de créer des arrangements suffisamment près des pièces originales tout en apposant un regard juste un peu plus contemporain. Une pièce a carrément été transformée en jazz, alors qu’une autre est devenue une espèce de petit opéra», dévoile le principal intéressé.

Que ce soit pour les Belles-Sœurs, Quartango ou Les Quatre saisons d’André Gagnon, Stéphane Aubin tente d’intégrer sa touche personnelle dans les différents projets auxquels il collabore. C’est ainsi qu’il trouve sa motivation. «Je le vois comme quelqu’un qui crée un nouveau costume pour un personnage. Il lui donne une nouvelle couleur, une nouvelle lumière qui permet de le redécouvrir. C’est la même chose pour des pièces. Mon but est d’avoir un regard sur quelque chose et qu’il soit nouveau, si possible», conclut-il.

***

 

Pour assister au spectacle Les Quatre saisons d’André Gagnonqui sera présenté au Théâtre du Vieux-Terrebonne, le 14 mars à 20 h, procurez-vous des billets au www.theatreduvieuxterrebonne.com ou au 450 492-4777.

10 janvier 2018 - Brisson (cellulaire)

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