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Terrebonne, mercredi 16 mai 2012

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Un George Harrison issu de Mascouche Ronald Stutz, alias George Harrison, à l’âge de 14 ans à son domicile de Mascouche. En bandoulière, une guitare Gibson SG, la même que celle dont joue George Harrison.

Un George Harrison issu de Mascouche

Karine Limoges

Mardi 10 janvier 2012

Il grandit aux environs des Jardins Moore (Moorecrest). À 10 ans, il découvre son premier album - et le dernier avant leur séparation - des Beatles, enregistré en 1969, «Abbey Road». Son Beatles préféré à cette époque : John Lennon. Aujourd'hui, il interprète George Harrison dans la superproduction «Beatles Story». Entretien avec Ronald Stutz.

C'est d'ailleurs «Abbey Road» qui a confirmé le talent d'auteur-compositeur du guitariste George Harrison, selon Wikipédia. Auteur de «While my guitar gently weeps» et de «Here comes the sun», Harrison a introduit l'utilisation du synthétiseur dans l'univers du rock. Ce qui a fait sa distinction également? La spiritualité et son goût de la musique à saveur indienne. «J'ose espérer que nous avons en commun ce sens équilibré de la vie, une balance entre un état de tranquillité et de social, entre le physique et le mental», de répondre notre George Harrison.

Sur scène toutefois, Ronald Stutz dit se distinguer d'Harrison, puisque celui-ci s'exprimait peu devant le public. «Il n'était pas le "leader", dit-il. Je parle un peu avec la foule.» Il raconte à quel point un échange d'énergie s'effectue lorsque le groupe joue devant public. «C'est le rock and roll», explique-t-il.

Les «Fab Four» reconstitués - Norman Di Blasio (John Lennon), Pascal Tirapani (Paul McCartney), Ronald Stutz (George Harrison) et RD Harris (Ringo Starr) - ont travaillé ensemble une douzaine d'années sous l'appellation Help avant que le producteur Marc Gervais les recrute pour former «Beatles Story», qui roule depuis maintenant deux ans.

Le «timing»

Qu'est-ce qui a fait le succès des Beatles, selon l'interprète de George Harrison? «La société, l'Amérique, était prête pour ça, affirme-t-il. La musique a changé avec le temps.» Ronald Stutz compare le succès «I wanna hold your hand» sorti en 1963 et «Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band» paru en 1967. Deux morceaux complètement différents. «C'était le bon "timing", confirme Stutz, qui concède toutefois que chaque chanson détient «sa personnalité».

Ronald Stutz souligne que 60 à 70 % des spectateurs de «Beatles Story» ont connu le groupe de l'époque. Mais étant une formation intemporelle et mythique, il ne s'étonne pas que les générations plus jeunes cherchent à découvrir les Beatles. D'ailleurs, pour les conquis d'avance et ceux qui souhaitent les découvrir, «Beatles Story» sera de passage au Théâtre du Vieux-Terrebonne (TVT) les 15 et 16 mars.

«C'est merveilleux de revenir à Terrebonne», précise celui qui a joué à trois reprises au TVT. Il dit grandement apprécier cette salle qui produit un «meilleur son». La superproduction «Beatles Story» s'avère très impressionnante, selon plusieurs critiques. Effets spéciaux sur écran géant disposé en demi-cercle, de nombreux changements de costumes servant à illustrer les différentes époques et près d'une vingtaine de guitares sur lesquelles jouer. Plus de 100 000 billets ont été vendus à ce jour.

Ronald Stutz n'exclut pas, au moment de son passage, d'aller faire un tour à Mascouche Heights, afin de se rappeler ses tendres souvenirs d'enfance.      

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Lise Viau
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