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Un récit d’ailleurs et un peu d’ici
(Photo : Charles Bélisle)

Un récit d’ailleurs et un peu d’ici

Pénélope Clermont

Mardi 13 mars 2018

Une bombe explose dans une orangeraie au Moyen-Orient. Les grands-parents des jumeaux Amed et Aziz meurent. Pour venger l’honneur familial, leur père accepte de sacrifier un de ses fils, qui aura pour mission de porter la ceinture d’explosifs. Il faut répondre au sang par le sang.

On n’est pas dans un sujet léger avec L’Orangeraie, qui sera présentée au Théâtre du Vieux-Terrebonne le 30 mars. Mise en scène par Claude Poissant, la pièce découlant du livre de Larry Tremblay promet de pousser le public dans ses derniers retranchements par sa poésie, sa force brute et par son actualité.

Si le Québec ne comporte aucun champ de bataille aussi brutal que l’orangeraie décrite dans la pièce, le comédien Jean-Moïse Martin affirme que personne ne peut rester indifférent à ce qui s’y passe. «On s’y reconnaît en tant qu’être humain sensible à ce qui se passe dans le monde. On ne trouve rien de ça ici, mais on reste à l’affût de ce qui se passe ailleurs», évoque-t-il.

Et le dilemme d’un père à qui revient la responsabilité de choisir un de ses fils pour mourir en martyre existe… ailleurs. Comment choisir? Qu'en dira leur mère? Quelle vie aura celui qui ne sera pas choisi? Voilà des questions qui se posent… ailleurs.

Ailleurs, mais pas bien loin du Québec lorsqu’on connaît un peu la structure de la pièce. «On finit par se transposer au Québec avec le jumeau qui n’a pas été choisi. Il raconte son histoire 20 ans plus tard, alors qu’il vit en Occident. Il y a un parallèle qui se fait avec ce qu’on vit ici. On connaît de plus en plus ces gens-là», évoque celui qui incarne un «méchant» dans la pièce.

«C’est un beau défi, décrit-il. C’est une force tranquille. Il porte toujours une carabine, mais ne lève jamais le ton. Il arrive à manipuler juste avec les mots.»

La langue de Larry Tremblay

Les mots donnent une couleur au spectacle, aux dires de l’interprète qui confie ne pas avoir lu le livre publié en 2013, question de ne pas être influencé. Le texte a la forme d’un conte. «La langue est très poétique et littéraire», dévoile-t-il.

Lorsqu’est venu le temps de monter la pièce, il admet que cela a eu pour effet de créer un certain détachement naturel avec l’histoire, selon lui, ce qui permet davantage de se concentrer sur le message de l’auteur plutôt que de juger les personnages et leurs croyances. «On s’est posé plus de questions qu’on a été dans le jugement», précise-t-il.

Au théâtre et à la télévision

Jean-Moïse Martin commence à se faire de plus en plus connaître auprès du public québécois, qui peut le voir semaine après semaine sur les ondes d’ICI Radio-Canada Télé dans Lâcher prise. Il y joue le policier qui doit sans cesse composer avec les aléas de la vie du personnage de Sophie Cadieux.

On l’a aussi vu dans Les Beaux Malaises et Blue Moon, mais c’est surtout au théâtre qu’il incarne ses plus grands rôles, souvent aux côtés de Serge Denoncourt, notamment dans La mort d'un commis voyageur et Roméo et Juliette.

***

 

Pour assister à la pièce L’Orangeraie,qui sera présentée au Théâtre du Vieux-Terrebonne, le 30 mars à 20 h, procurez-vous des billets au www.theatreduvieuxterrebonne.com ou au 450 492-4777. Notons qu’une discussion avec les comédiens aura lieu après la représentation.

31 dec 2017-2018 Lise Viau cell

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