Terrebonne, dimanche 19 mai 2013
Éliane Brisebois
Mardi 1 mai 2012
Un moment magique et rassembleur. C'est ce que promet d'offrir l'auteure-compositrice-interprète Fanny Bloom comme spectacle de la Saint-Jean-Baptiste à l'Île-des-Moulins le 23 juin.
Être invitée à participer aux festivités de la fête nationale du Québec à Terrebonne est «un honneur» pour Fanny Bloom, présente sur la scène musicale québécoise depuis quatre ans environ, d'abord en tant que membre de l'ex-groupe La Patère rose - dissout au printemps 2011 -, puis comme artiste solo. Son spectacle de la Saint-Jean sera donc composé de plusieurs chansons de son album sorti en mars, «Apprentie guerrière», et de quelques classiques du répertoire québécois. «Je vais essayer de rendre ça le plus festif possible», précise-t-elle en entrevue.
Le son de l'album de Fanny Bloom a en effet été qualifié de plus lourd et plus complexe que ce qui se dégageait de la musique de La Patère rose. Cette différence marquée, l'«apprentie guerrière» l'explique par plusieurs facteurs. «Je n'ai pas travaillé avec les mêmes personnes, ce qui a donné des couleurs différentes. J'étais dans un "mood" plus sombre lors de la création de mon album. C'était plus frivole avec La Patère rose et j'ai voulu explorer un côté plus sombre que je n'avais pas assez exploité.» Au moment de la création de l'album, elle traversait «un tourbillon d'émotions». «La séparation de La Patère a été plutôt difficile. J'étais rendue à un tournant dans ma vie.» Un tournant non seulement artistique, mais aussi personnel.
Les mots d'un autre, comme les siens
Une partie de ce tournant artistique qui s'est amorcé a été rendu possible grâce à la chanson qu'a écrite pour Fanny le musicien et réalisateur Stéphane Lafleur. «Je reviendrai tachée de cendre / Braise vivante pour te brûler / Ligne de glaise sur tes paupières / Apprentie guerrière démaquillée» sont les premières paroles de la pièce «Apprentie guerrière», qui est finalement devenue le fil conducteur de l'album et son titre. «J'avais le rêve que Stéphane Lafleur écrive pour moi et de chanter ses mots, confie-t-elle. C'est incroyable, parce que ces mots, j'aurais pu les écrire tellement ils me représentent.» Celui qui ne la connaissait pas tant que ça a réussi, après l'avoir rencontrée, à exprimer les changements que vivait à ce moment la jeune femme : «une apprentie guerrière, c'est comme ça que je me sentais. Le fil conducteur s'est alors imposé par lui-même».
Chanter dans sa langue maternelle
Le choix de chanter en français s'est lui aussi imposé. Pour Fanny Bloom, il lui importait de chanter dans sa langue maternelle, même si cela représente un «beau défi». «Quand on écrit en anglais, je trouve que ça sonne toujours bien. En français, c'est une autre façon de penser et de composer. Mais ça allait de soi, je ne me suis jamais posé la question...»
Les spectateurs terrebonniens seront ainsi devant une belle ambassadrice de la langue française à l'occasion de la fête des Québécois. Fanny Bloom leur donne rendez-vous la veille de la Saint-Jean-Baptiste (le 23 juin) à 18 h à la scène extérieure de l'Île-des-Moulins. Suivra ensuite le spectacle principal, dont l'artiste n'a toujours pas été dévoilé.
Copyright © 2008, La Revue. Tous droits réservés. | Toutes reproductions interdites
Commentaires
Vous désirez commenter cet article?
Vous devez être membre