Terrebonne, mercredi 16 mai 2012
Pénélope Clermont
Mardi 24 janvier 2012
Un lien de confiance et de respect s'est rapidement créé entre Éric Desjardins et Michel Arcand lorsqu'ils ont joint la Cellule de Mentorat des Moulins. Depuis, ils ne voient pas le jour où leur collaboration s'éteindra, car «il n'y a pas d'autres relations qui se comparent à ça», résume M. Desjardins.
Franchisé de Procolor depuis plus de 30 ans, Michel Arcand n'a pas hésité longtemps avant de s'impliquer dans la Cellule de Mentorat des Moulins. «J'ai trouvé que c'était gratifiant d'aider les autres dans la mesure de mes compétences», souligne l'homme d'affaires. Il y a un peu plus d'un an, il a donc rencontré celui qui allait devenir son mentoré : Éric Desjardins.
Œuvrant depuis huit ans comme courtier en assurance de dommages pour André Desjardins Assurances, entreprise fondée par son grand-père et appartenant maintenant à son père, l'entrepreneur de 27 ans souhaitait profiter d'un avis externe pour mener à bien ses projets. «Ce n'est pas toujours évident de conjuguer travail et famille», avoue celui qui a joint la cellule en catimini, craignant - à tort! - la réaction du paternel.
Un match parfait
Comme pour chaque couple de mentor et mentoré, les deux hommes ont été jumelés selon leurs forces et leurs faiblesses afin de créer un match parfait. On peut dire mission accomplie, car simplement en les regardant, on sent qu'ils éprouvent un profond respect mutuel.
«Éric est un gars fonceur qui a beaucoup d'idées. Je le trouve brillant. Si j'étais son père, je serais fier qu'il soit mon garçon. Il a de l'avenir et c'est un gars sérieux», reconnaît M. Arcand.
Pour sa part, le jeune entrepreneur apprécie tout autant son mentor et ce qu'il lui apporte lors de leurs rencontres mensuelles. «Michel est passionné dans tout ce qu'il fait, mentionne-t-il avec admiration. Il possède une belle écoute, un bon esprit d'analyse et est posé, ce qui est bien, puisque je parle beaucoup. Il est honnête et je peux avoir confiance en lui. Ce que je lui dis reste entre nous.»
Aider le mentoré à progresser
Lorsqu'ils sont ensemble, les entrepreneurs parlent de tout et de rien. En fait, de tout ce qui peut aider le mentoré à progresser. «Nos réunions sont toujours positives. On discute de plein de choses en rapport ou non avec le bureau, précise M. Desjardins. C'est plaisant d'avoir un point de vue impartial, puisque Michel n'est pas impliqué dans l'entreprise.»
Le but de M. Arcand est de soulever des questions pour que son mentoré puisse trouver des réponses concernant plusieurs aspects de son travail : la gestion du temps, la planification, les objectifs et les buts à atteindre.
«Je suis là pour provoquer des choses, dévoile l'entrepreneur expérimenté. Peu importe le domaine, il n'y a jamais rien d'acquis. Il faut toujours se battre pour que le bout de l'avion lève.» Le but de toute entreprise reste de faire de l'argent dans le respect de la clientèle, selon lui.
Pour ce faire, quoi de mieux que de pouvoir compter sur une relation édifiante. «C'est une démarche qui est saine. Ça peut juste être enrichissant pour les deux. Je ne reçois pas de salaire pour faire ça, mais c'est comme si», conclut l'homme qui aime transmettre son vécu.
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