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Terrebonne, mercredi 16 mai 2012

Économie

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Entre deux générations d’entrepreneurs Richard Charette et Stéphane Pelletier durant une rencontre de mentorat.

Entre deux générations d’entrepreneurs

Pénélope Clermont

Mardi 21 février 2012

Lorsqu'il a perdu son emploi, Stéphane Pelletier a décidé de fonder sa propre entreprise. Rempli de bonnes intentions, il admet toutefois que sa première idée était plutôt mince. Avec l'aide du Centre local de développement économique des Moulins (CLDEM), il a peaufiné son projet et l'a rendu concret. Puis, en joignant la Cellule de mentorat des Moulins, il a véritablement pris son envol.

Stéphane Pelletier dirigeait depuis quelques mois AZtechnologie, une entreprise offrant un service d'installation et de réparation d'enseignes électroniques DEL, lorsqu'il a rencontré Richard Charette, son mentor.

Vice-président à la «semi-retraite» pour une compagnie d'assurance de Montréal, M. Charette possédait de l'expérience dans la vente et la gestion, des aspects que souhaitait justement améliorer le jeune entrepreneur.

«Je trouvais difficile de faire de la vente et de solliciter des clients», raconte M. Pelletier. «Lorsque tu appartiens à un ordre professionnel, tu as accès à des ressources pour te guider, ce qui fait défaut aux jeunes entrepreneurs à leur compte», ajoute le mentor pour expliquer dans une certaine mesure son rôle auprès du mentoré.

Bagage d'expérience supplémentaire

À raison de deux fois par mois, les deux Mascouchois se rencontrent et entretiennent leur relation de mentorat. «Je parle de ce que je vis, des difficultés que je rencontre et je prends des conseils, explique le plus jeune des deux. Ça aide, d'avoir une montagne d'expérience devant soi. Ça permet de prendre du recul.»

Sans ne jamais être impliqué dans l'entreprise de ce dernier, M. Charette utilise son vécu pour accompagner son protégé, en partageant avec lui des trucs sur divers sujets, notamment sur la comptabilité, la gestion du temps et la sollicitation. «Je ne lui donne pas les réponses, mais je lui apporte des pistes de réflexion», fait-il savoir.

Encore à la direction d'une jeune entreprise, M. Pelletier a grandement évolué en un an en adhérant à certains préceptes que lui a inculqués son mentor. Il se souvient entre autres du moment où il a appris à aimer le mot «non». «La difficulté dans la vente, c'est qu'on a l'impression d'achaler les gens. On a peur d'être reçu avec un "non"», introduit M. Charette. «Mais j'ai appris qu'avec huit "non", j'obtiens un "oui"», enchaîne le mentoré avec fierté.

Un apport indéniable

Impossible de préciser ce qui fait le succès d'une entreprise plutôt que d'une autre pour M. Charette, mais ce dernier reconnaît l'apport de la Cellule de mentorat auprès des jeunes entrepreneurs. «Ce n'est pas facile, de partir à son compte, avance-t-il en saluant le courage de M. Pelletier. Quand tu frappes un creux et que c'est plus difficile, il faut persévérer et se développer. La Cellule aide en ce sens. Elle permet à la personne de prendre des conseils qui lui seront utiles.»

À ce titre, 75 % des entreprises mentorées passent le cap des cinq ans au Québec, contre seulement 34 % pour celles qui ne le sont pas. De plus, 66 % des entreprises faisant partie d'une cellule de mentorat ont remarqué une hausse d'au moins 32 % dans leur chiffre d'affaires. On dénote aussi quatre fois plus d'emplois créés au sein de celles-ci.

Pour que le mentorat porte ses fruits, une bonne dose de confiance, de générosité et de respect est nécessaire entre le mentoré et son mentor. Toutes des valeurs que partagent les deux hommes.

 

***

Ne manquez pas, dans l'édition du 28 mars, l'histoire de Christian Pimparé et du couple composé de Patrick Lemire et Sophie Boisvert. À titre de mentor et de mentorés, ils raconteront leur parcours au sein de la Cellule de Mentorat des Moulins. D'ici là, surveillez les capsules vidéo sur le site Internet de la cellule : www.mentoratdesmoulins.com.

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Lise Viau
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