22° Terrebonne, lundi 25 septembre 2017
Restez informés, abonnez-vous aux infolettres
La Revue Télé

La Revue

L'hebdo des gens d'action

Rechercher Menu

Fil RSS

ENTREPRENEURE D'ICI : De cavalière à designer
Mégane Lasalle et son cheval, Rustic, portant une des selles qu’elle a conçues. (Photo : Pénélope Clermont)

ENTREPRENEURE D'ICI : De cavalière à designer

Pénélope Clermont

Mardi 5 septembre 2017

C’est sa passion pour l’équitation qui a poussé Mégane Lasalle à fonder, il y a à peine cinq mois, Maygan Équipement Équestre, aussi connu sous Maygan Equestrian. Si son entreprise est toute jeune, le parcours entrepreneurial de la Terrebonnienne, lui, perdure depuis un bon moment.

Par l’entremise de Maygan Equestrian, Mégane est designer de selles, de brides et de sangles haut de gamme. «J’ai toujours acheté du haut de gamme, mais c’est très cher. Je me suis dit : "Pourquoi ne pas investir cet argent sur un produit que je pourrais faire moi-même?", raconte-t-elle. J’ai vu un monsieur sur Facebook qui faisait des selles. Je lui ai écrit et il est devenu mon sellier.»

L’anecdote remonte à cinq mois environ. Aujourd’hui, Mégane fournit de l’équipement à des cavaliers de partout dans le monde, principalement en Europe, où la demande est forte. Il faut dire que le sellier en question est établi au Maroc, ce qui lui ouvre les portes européennes.

«C’est moi qui décide du design des produits et de la façon dont ils seront faits, et le sellier les fabrique», explique celle qui arrive à offrir des articles à des prix très compétitifs, pour ne pas dire moins chers que l’équivalent qu’on retrouve sur le marché.

L’entrepreneure, âgée de seulement 21 ans, voit grand. «Mon plan est de devenir internationale. Comme je ne peux pas me déplacer, c’est plus compliqué. Il me faudrait des représentants partout. Présentement, c’est l’argent qui me freine», confie la jeune femme ambitieuse.

Intégration au monde équestre

C’est à l’âge de 6 ans que Mégane a pour la première fois fait de l’équitation. «C’était à Mascouche, à la Ferme Équibec, qui a une bonne réputation, se souvient-elle. J’ai commencé en plaisance western. C’est la meilleure base que tu peux avoir.»

Puis, à l’adolescence, ça a été le début des compétitions de saut équestre. «Avec Ripple, mon ancien cheval, j’ai gagné beaucoup de compétitions régionales et provinciales», souligne-t-elle, alors que le week-end dernier elle faisait vivre à son nouveau cheval, Rustic, sa première compétition. «C’était vraiment le "fun"!» lance-t-elle, satisfaite.

La naissance d’une entrepreneure

Parallèlement à la pratique des sports équestres, l’entrepreneure a jailli. «J’ai toujours été entrepreneure. À 12-13 ans, j’achetais des articles à 50 % ou 60 % de rabais dans des boutiques et je les revendais. J’ai eu une autre entreprise avant celle-ci aussi», informe celle qui se décrit comme une autodidacte.

«C’est dur, le monde des chevaux. Il y a beaucoup de jalousie, confit-elle. Je m’en sors avec la confiance que j’ai. Je n’écoute que moi. J’aime mieux faire mes propres erreurs et apprendre.»

Sa façon de faire semble porter ses fruits. Pour donner de la visibilité à Maygan Equestrian, elle a lancé un concours sur Facebook. «En deux jours, j’ai eu un million de vues. Je recevais 40 messages par jour de gens de partout. Ça a explosé!» dévoile la jeune femme dont la page Facebook est suivie par 6 100 personnes.

Et ce n’est qu’un début.

30 septembre 2017 Albi Hyundai cell

Commentaires

Vous désirez commenter cet article?
Vous devez être membre

Publicités