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ENTREPRENEURE D'ICI : De grandes histoires à petits prix
Parmi les auteurs coups de cœur de la libraire, on compte Jocelyne Saucier. «Elle écrit comme de la dentelle», déclare-t-elle. (Photo : Pénélope Clermont)

ENTREPRENEURE D'ICI : De grandes histoires à petits prix

Pénélope Clermont

Mercredi 15 novembre 2017

Il y a cinq ans, Lucie Clément se lançait dans une aventure à laquelle elle rêvait depuis un bon moment déjà : ouvrir une librairie de livres usagés. Un endroit où, entourée par les mots et les histoires des autres, elle pourrait offrir de la lecture à tout le monde à prix abordable.

«Un livre usagé n’est pas un livre usé, c’est un livre vivant!» souligne d’entrée de jeu Mme Clément. Si on se fie à cette citation qui apparaît sur les signets qu’elle remet à ses clients, La Bouquiniste regorge de vie. De la littérature contemporaine aux grands classiques, en passant par les livres policiers, de cuisine, d’histoire, de société, de croissance, ce sont plus de 10 000 ouvrages qui reposent sur les rayons de la librairie.

En plus de favoriser la récupération et la réutilisation, l’entrepreneure souhaite rendre accessibles des auteurs et des livres de qualité. Des histoires pour lesquelles les lecteurs ne payeraient peut-être pas le plein prix, mais qui méritent d’être certainement d’être connues.

«Je ne conçois pas qu’un livre qui représente la pensée d’une personne soit jeté», soulève la dame qui se fait aussi un devoir d’encourager les maisons d’édition ayant pris le risque de publier les premiers écrits d’auteurs québécois.

Les mots et les gens

Véritable passionnée de lecture et d’écriture, la Terrebonnienne a été enseignante pendant 35 ans, notamment à l’école La Mennais et l’école de la Source, à Mascouche. «La littérature et la langue française m’ont toujours fascinée. J’ai toujours aimé trouver le mot juste à utiliser et développer l’image mentale», témoigne celle qui s’adonne d’ailleurs à l’écriture à titre personnel.

«J’aime prendre des notes de lecture, spécifie-t-elle. Ça m’aide à me souvenir et je trouve que ça nous nourrit.»

Parler avec les gens et développer des liens avec sa clientèle est un autre aspect qui nourrit M. Clément. «J’ai une belle relation avec les clients. Les gens sont tellement sympathiques! Ce sont eux, mes maîtres. Ils me font connaître des auteurs et je fais des recherches. Je suis à l’affût», affirme la libraire curieuse qui, à l’inverse, connaît pratiquement tout ce que renferment ses rayons. Elle vous trouve un livre en un rien de temps!

Un contact avec la vie

Si la propriétaire reste humble quant à l’ampleur de l’entreprise qu’elle a fondée, il n’en demeure pas moins qu’elle gère bel et bien un commerce. «Ça prend une âme d’entrepreneure pour gérer tout ça, confirme-t-elle avec modestie. Ce n’est peut-être pas une gestion habituelle, il n’y a pas de gros chiffres ici, mais il y a beaucoup de passion.»

Un projet prenant, mais qu’elle réalise avec plaisir. «Des fois, les gens ont peur d’entreprendre des choses quand ils sont à la retraite. J’ai osé et je suis très contente! C’est marginal comme choix, se donner un travail à la retraite, mais pour moi, ce n’est pas un travail, c’est un contact avec des gens, avec la vie», conclut-elle, les yeux lumineux.

31 dec 2017-2018 Lise Viau cell

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