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FABRIQUÉ ICI : Mécano Industrie, héros obscur
C’est à Montréal, en 1981, que Raymond Gingras fonde Mécano Industrie. Avec une vingtaine d’employés, l’entreprise de Terrebonne est spécialiste de l’automatisation et de la robotique. Son champ d’activités est vaste, mais sa plus grande expertise touche les systèmes pour l’embouteillage et l’emballage. (Photo : Gilles Fontaine)

FABRIQUÉ ICI : Mécano Industrie, héros obscur

Gilles Fontaine

Mardi 26 septembre 2017

Mécano Industrie est établie à Terrebonne depuis près de trois ans. L’entreprise est spécialisée dans l’automatisation et la robotique. On y conçoit des produits et des solutions standardisés d’emballage, de manutention et de production.

Fondée en 1981 à Montréal par Raymond Gingras, Mécano Industrie œuvrait, à l’origine, en mécanique industrielle. L’évolution de l’ingénierie et de l’informatique a vite fait progresser l’entreprise vers la robotique. Au fond, si certains manufacturiers-clients ont pu augmenter leur productivité et leur efficacité, c’est en grande partie grâce aux équipements «inventés» par Mécano Industrie.

«Nous mettons au point des systèmes complets automatisés pour les industries ou manufacturiers. Ça peut être un grand entrepôt où l’on aura robotisé toutes les opérations d’entreposage, de la mise en palette à l’emballage et à l’étiquetage, ou un manufacturier qui fabrique des bouteilles ou fait de l’embouteillage», explique le président fondateur, Raymond Gingras.

Jamais le même système

«Ce qu’il y a de beau et de "challengeant" dans notre domaine, ajoute-t-il, c’est que nous ne répétons jamais le même système. Chaque client a ses particularités et des demandes très spécifiques. Nos contraintes sont bien sûr l’échéance et les opérations souhaitées, mais nous devons toujours travailler avec une productivité et des espaces différents.»

Bien que les systèmes fabriqués par Mécano Industrie soient d’une grande complexité d’ingénierie, les étapes pour y arriver sont plutôt simples. Tout débute par une longue période d’échanges avec le futur client. «Disons que c’est une période qui peut durer plus ou moins 12 à 14 mois. On reçoit les spécifications, on dessine, présente et revisite plusieurs fois. À chaque projet, notre défi est de trouver la solution du premier coup et de prévoir les problèmes. Malheureusement, ce qui est sur papier est souvent bien différent de la réalité.»

Des inventeurs

Très humble, Raymond Gingras ne dit jamais que l’entreprise invente. «Puisque nous vendons les systèmes, il n’y a pas de brevets enregistrés.»

Pourtant, à chaque projet, l’entreprise part de zéro et doit créer quelque chose qui n’existe pas. «Il arrive aussi que nous trouvions une solution à un problème. L’un de nos clients avait un système qui causait beaucoup de pertes en bouteilles, trop se cassaient. Nous avons mis au point pour cette entreprise un robot qui dépose les bouteilles. Ça a été tout un travail d’ingénierie, car nous devions composer avec l’espace restreint de manutention, la vitesse de production et la mise en caisse.»

Ce qui rend très fier M. Gingras, c’est que tout est fait à Terrebonne. «À part peut-être le découpage au laser ou le pliage de certains matériaux, tout se passe ici (chez Mécano Industrie). C’est une fierté parce que tout est local, mais également parce que nous pouvons ainsi assurer une très grande qualité de nos systèmes à nos clients.»

Aujourd’hui, l’entreprise sise sur la rue Nationale à Terrebonne, secteur Lachenaie, compte une vingtaine d’employés hautement qualifiés. Son champ d’action est vaste, mais sa mission est unique : augmenter la productivité et l’efficacité des manufacturiers.

31 dec 2017 Ptit Creux

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