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FABRIQUÉ ICI : Une entreprise née d'un voyage
Marc Bellizzi, Mélanie Gagné et Carl Gagné tiennent leur toute première création. (Photo : Jean-Marc Gilbert)

FABRIQUÉ ICI : Une entreprise née d'un voyage

Jean-Marc Gilbert

Mardi 10 juillet 2018

Il y a de cela quelques années à peine, bien peu de gens savaient ce qu’était la planche à pagaie (dérivé de l'anglais «stand up paddle» ou SUP). Si ce sport est maintenant plus connu, les fabricants de planches en bois destinées à cette discipline sont pratiquement inexistants. Trois jeunes de la région ont remédié à la situation en fondant Le Draveur SUP.

C'est lors d'un voyage dans l'Ouest canadien en 2014 que Carl et Mélanie Gagné ainsi que leur ami Marc Bellizzi ont découvert ce qui allait devenir leur gagne-pain. «Au départ, l'idée n'était pas d'en fabriquer, mais d'en acheter une. Mais je n'en trouvais pas en bois, seulement en plastique. En faisant des recherches, j'ai su que ça ne se fabriquait qu'aux États-Unis. L'attente était de cinq mois», explique Mélanie Gagné dans l'atelier de l'entreprise, à Terrebonne-Ouest.

En alliant le talent de Mélanie pour le design, les connaissances en kinésiologie de son frère, Carl, et les compétences de leur ami Marc en ébénisterie, le trio avait tous les ingrédients nécessaires pour lancer son projet, après avoir soigneusement élaboré son plan d'affaires.

Écologie et économie locale

Les planches fabriquées par la jeune entreprise primée lors du dernier gala régional du défi OSEntreprendre sont faites en cèdre blanc du Québec et personnalisées au choix du client par une gravure dans le bois. «C'était important pour nous d'utiliser des produits du Québec et qui se décomposent de façon naturelle», note Mélanie Gagné.

Le Draveur SUP tente de trouver un type de bois plus léger et résistant que le cèdre, puisque les planches sont assez lourdes. Malgré leur apparence de coquille vide, elles sont composées d'une importante ossature de bois à l'intérieur. La technique de fabrication demande d'ailleurs beaucoup de minutie. Environ 10 heures de travail sont nécessaires pour fabriquer une planche en tenant compte des différentes étapes de séchage.

Le Draveur SUP aimerait éventuellement organiser des événements pour démocratiser davantage la planche à pagaie. «On veut aussi faire des planches pour enfants, pour femmes et adaptées pour les personnes handicapées. Le SUP, c'est vraiment un terrain de jeu mobile sur l'eau», conclut Carl Gagné.

29 janvier 2018 - Floréa (cell)

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