Terrebonne, mercredi 16 mai 2012
Pénélope Clermont
Mardi 17 janvier 2012
Fier de soutenir l'entrepreneuriat dans sa communauté, le journal La Revue publiera une série d'articles portant sur la Cellule de Mentorat des Moulins. À raison d'une fois par mois, un mentoré et son mentor raconteront leur histoire afin de mettre en lumière la relation particulière qui les unit et qui assure le succès de la culture entrepreneuriale.
Mise sur pied il y a plus de quatre ans, la cellule de Mentorat des Moulins a comme objectifs d'augmenter le taux de survie des entreprises, de favoriser leur croissance et de soutenir la relève entrepreneuriale. C'est principalement cette dernière raison qui a motivé le président-directeur général de La Revue, Gilles Bordonado, à donner le feu vert à cette série d'articles. «Nous sommes dans une période charnière au Québec, avance-t-il. Après avoir travaillé toute leur vie, les entrepreneurs n'ont pas de relève. Raison de plus pour faire attention à ceux qui sont motivés à se lancer dans l'aventure entrepreneuriale.»
La cellule base son approche sur une relation d'accompagnement, de partage, d'entraide et de confiance : une personne d'expérience en affaires (mentor) transmet son bagage afin d'accroître le savoir-être «gagnant» et les connaissances d'un nouvel entrepreneur (mentoré). Sans être impliqué dans l'entreprise, le mentor fait preuve d'écoute active et utilise son sens critique pour aider le mentoré à cheminer.
«Dans une période intense de découragement, le mentor fait la différence entre la fermeture et le maintien d'une entreprise, et entre le maintien et la croissance», de résumer Marie-France Despatie, mentore pour la cellule.
Deux têtes valent mieux qu'une
La relation qui est ainsi créée permet de briser l'isolement des entrepreneurs, remarque M. Bordonado. «En tant qu'entrepreneurs, nous sommes isolés. Parfois, je doute des décisions que je prends, même après 25 ans d'expérience, alors imaginez un jeune de 25 ans qui commence!»
«Les mentors sont sélectionnés parce qu'ils sont des gagnants et qu'ils ont pris de bonnes décisions. Le mentorat est de l'accompagnement de prise de décisions, en quelque sorte. Le mentor ne décide de rien, mais il éclaire le mentoré en lui posant des questions et en faisant ressortir des enjeux. C'est l'assurance antibêtises», illustre Suzanne Dauphin, coordonnatrice de la cellule.
Maturité économique encouragée
La relation de partage entre le mentor et le mentoré amène une belle maturité économique au sein de la communauté, selon le président de La Revue. «On accompagne le mentoré de ses débuts jusqu'à qu'il devienne expérimenté, ce qui est une denrée rare, mais essentielle, souligne-t-il. Les entrepreneurs sont une richesse. Ils sont générateurs d'idées et de projets, souvent au service de la population, et c'est important qu'ils sentent que la communauté est derrière eux.»
Voilà pourquoi l'histoire de six mentors et mentorés appartenant à divers secteurs d'activité sera racontée chaque mois dans les pages de La Revue. Six histoires de relations humaines qui mènent vers un entrepreneuriat gagnant, lequel permet un taux de survie et de réussite probant des entreprises d'ici.
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