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Des jours de grève à prévoir dans les CPE?
Les membres du Syndicat des travailleuses en service de garde de Lanaudière – CSN se sont prononcés à 96 % pour une banque de six journées de grève, le 16 septembre. (Photo : courtoisie)

Des jours de grève à prévoir dans les CPE?

Véronick

Talbot

redaction@larevue.qc.ca

Mardi 19 septembre 2017

Réunis le 16 septembre en assemblée générale à Saint Alexis-de-Montcalm, 200 membres du Syndicat des travailleuses en service de garde de Lanaudière – CSN se sont prononcés à 96 % pour une banque de six journées de grève à utiliser au moment jugé opportun, advenant que les négociations ne progressent pas.

Comme leurs homologues de plusieurs autres régions de la province qui ont aussi voté pour une banque de jours de grève, notamment à Québec, à Montréal et à Laval, les travailleuses et travailleurs des CPE de Lanaudière veulent mettre la pression nécessaire pour faire débloquer la négociation des dispositions nationales avec les associations d’employeurs et le ministère de la Famille. Rappelons qu’ils sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015.

«Ultimement, nous espérons ne pas avoir à utiliser ces journées de grève, nuance Francine Ranger, présidente du Conseil central de Lanaudière – CSN. L’objectif, actuellement, est de mettre de la pression pour faire avancer les discussions autour de la table des négociations. Les femmes et les hommes qui travaillent dans le réseau sont des personnes de cœur dont la première motivation est d’offrir des services de qualité aux enfants. Tout ce qu’ils demandent au gouvernement, c’est la même augmentation à laquelle ce dernier a consenti auprès des travailleurs des réseaux de la santé et de l’éducation. Ce n’est donc pas exagéré, et au-delà des conditions de travail des employés, on veut surtout éviter que l’offre de services aux enfants soit affectée.»

Aspects monétaires

«Après 30 rencontres de négociations, seules les matières non monétaires ont fait l’objet d’ententes. [D’un point de vue monétaire], les demandes des employeurs représentent des reculs importants, non seulement dans les conditions de travail des syndiqués, mais également dans la qualité des services offerts aux enfants», indique pour sa part Lili Tremblay, présidente du syndicat régional (CSN).

«Si on coupe dans l’aide pédagogique ou dans le ratio éducatrices/enfants, enchaîne Mme Ranger, c’est inévitablement les enfants qui vont écoper. Et ça, c’est un enjeu important pour les éducatrices et éducateurs, qui ne sont pas des gardiens d’enfants. L’encadrement pédagogique offert est très important pour eux. Si le Québec est vraiment fou de ses enfants, il va devoir le prouver en leur donnant les moyens d’offrir aux enfants les services auxquels ils ont droit.»

«Assurer la pérennité du réseau»

Advenant une impasse à la table des négociations, le syndicat tiendra une nouvelle assemblée pour déterminer de quelle façon seront utilisés les six jours de grève pour lesquels ses membres ont déjà voté.

«Assurément, si nous devons nous rendre là, ces journées de grève ne seront pas consécutives et les parents seront informés à l’avance», promet-on.

«Il y a là bien plus qu’un conflit entre employeurs et employés, conclut Mme Tremblay. Par nos revendications, nous permettrons aussi d’assurer la pérennité du réseau des centres de la petite enfance, un réseau fiable et mondialement réputé dont s’est dotée la population du Québec dans le but d’assurer des services de garde éducatifs de qualité pour nos enfants.»

25 mai 2018 Implantologie cell

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