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Les travailleuses s’affichent
Les travailleuses œuvrant dans une vingtaine de CPE de la région ont entrepris de décorer leur établissement en signe de revendication.

Les travailleuses s’affichent

Mardi 17 octobre 2017

Le 12 octobre, environ 400 travailleuses œuvrant dans une vingtaine de CPE de la région ont entrepris de décorer leur établissement en signe de revendication. Elles souhaitent sensibiliser les parents et interpeler les employeurs ainsi que le gouvernement au fait qu’elles sont toujours sans convention collective depuis le 31 mars 2015.

«En décorant leur CPE, les travailleuses veulent que la partie patronale comprenne l’urgence d’obtenir un règlement satisfaisant de leur convention collective. Elles se battent pour maintenir la qualité des services offerts aux enfants et elles n’accepteront jamais de diminuer leurs conditions de travail, qui y sont intimement liées», affirme Lili Tremblay, présidente du Syndicat des travailleuses en service de garde de Lanaudière-CSN.

Une trentaine de séances de négociation amorcées à l’automne 2016 ont permis jusqu’ici de régler les éléments non pécuniaires. En septembre, dans la région comme ailleurs au Québec, 11 000 travailleuses membres de la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN ont voté à 94 % pour un mandat de grève de six jours «à être utilisés au moment opportun». Depuis, trois séances de négociation ont eu lieu et deux autres sont prévues les 24 et 25 octobre. «Parmi les enjeux figurent la protection de la qualité éducative et le soutien aux enfants ayant des besoins particuliers effectués par des éducatrices et des éducatrices spécialisées, la participation des travailleuses au conseil d’administration et à l’assemblée générale du CPE, les salaires, le régime de retraite, l’assurance collective et les disparités régionales», réitère le Syndicat des travailleuses en service de garde de Lanaudière-CSN.

«Le gouvernement et les associations d’employeurs doivent profiter du répit d’ici la reprise des discussions pour obtenir les mandats nécessaires du Conseil du trésor et ainsi en arriver à une entente rapidement. Et que l’on ne nous dise pas que le gouvernement n’a pas d’argent, lui qui dispose d’un surplus budgétaire de 4,5 G$ pour l’année 2016-2017 engendré par des coupes draconiennes dans les services publics», conclut Francine Ranger, présidente du Conseil central de Lanaudière CSN. (VT)

29 nov 2017 ALBI NISSAN cell

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