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22 minutes d’attente pour une ambulance
Les chances de survie à la suite d’un arrêt cardio-respiratoire diminuent de 10 % par minute. (Photo : Pénélope Clermont)

22 minutes d’attente pour une ambulance

Pénélope Clermont

journaliste@larevue.qc.ca

Mardi 16 janvier 2018

Un bébé de 11 mois a perdu la vie le vendredi 12 janvier dans le secteur La Plaine, à Terrebonne. Un appel a été logé au 911 à 13 h 28. Il aura fallu 22 minutes avant qu’une ambulance arrive sur les lieux.

À titre de premiers répondants, ce sont des policiers de Terrebonne qui, à 13 h 32, ont porté secours à l’enfant inanimé dans sa couchette. Selon Benoît Bilodeau, capitaine du service de police, des manœuvres de réanimation assistée d’un défibrillateur automatique externe ont alors été effectuées. Ce n’est toutefois que 22 minutes après l’appel à l’aide lancé qu’une ambulance est arrivée sur les lieux pour mener la jeune victime à l’hôpital, où son décès a été constaté.

Tel que rapporté sur les ondes du 98,5 fm, Yan Bonhomme, président du Syndicat des paramédics de Laurentides-Lanaudière (SPLL-CSN), a indiqué qu’aucun véhicule d’urgence n’était disponible au moment du drame. Ce sont des paramédics de Repentigny qui sont venus prêter main-forte aux policiers.

Cause du décès à déterminer

Comme il s’agit du décès d’un enfant, une enquête policière est en cours. «Rien ne porte à croire que ce soit criminel. L’autopsie apportera un éclairage sur la cause du décès», indique M. Bilodeau.

À cet effet, le Centre intégré de santé et de services sociaux de Lanaudière préfère rester prudent avant de tirer des conclusions hâtives. «Il est important dans ce type de situation d’analyser le tout et de ne pas conclure qu’une ambulance aurait pu changer le dénouement», déclare Pascale Lamy, chef du service des communications par intérim.

Ils interpellent Gaétan Barrette

Face au drame, les députés de Terrebonne et de Masson, Mathieu Traversy (PQ) et Mathieu Lemay (CAQ), offrent leurs pensées aux parents de la jeune victime et interpellent le ministre de la Santé et des Services sociaux. Tous deux soulèvent qu’en novembre dernier, M. Barrette a annoncé l’ajout de 22 véhicules ambulatoires, mais aucun sur le territoire local. «Le gouvernement libéral doit évaluer les besoins dans Lanaudière et s’engager à ajouter des ambulances», affirme M. Lemay sur sa page Facebook.

«Rien ne nous permet de conclure que la mort de ce bambin soit directement causée par le délai d’attente rapporté, ajoute-t-il. Ceci dit, je ne peux accepter que les familles de Masson, dans une situation de détresse, soient forcées d’attendre jusqu’à 22 minutes pour une ambulance.» «Il est anormal et inacceptable que la 10e plus grande ville au Québec n’ait pas d’ambulance disponible pour intervenir le plus rapidement possible», s’insurge pour sa part M. Traversy. «Depuis juin 2014, le gouvernement sait qu’il y a un manque d’ambulances. […] Pourtant, 3 ans plus tard, rien n’a été fait et des personnes en paient le prix», conclut-il.

Rappelons qu’en août dernier, un adolescent a succombé à un arrêt cardiorespiratoire à Terrebonne. Des paramédics de Repentigny étaient intervenus 24 minutes après l’appel logé au 911.

29 janvier 2018 - Floréa (cell)

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