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Le syndicat des cols bleus nie toute implication
Des contrats pour la gestion et la logistique de sept événements qui auront lieu sur le territoire en 2017 ont été octroyés à une entreprise privée, Les Événements Inferno, lors d’une séance extraordinaire. La Ville insiste pour dire que cette décision ne survient pas en réaction aux actes de vandalisme perpétrés au parc du Grand-Coteau le 3 juin. Pour sa part, le syndicat nie être l’auteur de ces actes, et la Ville dit agir pour les citoyens.

Le syndicat des cols bleus nie toute implication

Gilles

Fontaine

presse@larevue.qc.ca

Mardi 6 juin 2017

Le samedi 3 juin, des installations du parc du Grand-Coteau ont été vandalisées avant l’ouverture du traditionnel Grand rassemblement - Fête de la famille de Mascouche. C’est ce qu’ont constaté les organisateurs en arrivant sur le site pour préparer les festivités, tôt en matinée.

Voulant récupérer leur matériel, les organisateurs et bénévoles ont constaté que de la colle avait été insérée à l’intérieur des serrures et que tous les lecteurs de carte avaient été brisés. La Ville de Mascouche a dû recourir à un serrurier pour permettre à la fête de se mettre en place.

Cet incident s’ajoute à un autre acte de vandalisme commis la veille, alors qu’un chapiteau a été endommagé.

Vives réactions sur les réseaux sociaux

Dès que la nouvelle s’est propagée dans l’espace public, les réseaux sociaux se sont enflammés.

Si, de façon unanime, les commentaires dénonçaient ces actes, certains propos laissaient entendre que le conflit subsistant entre la Ville de Mascouche et le syndicat des cols bleu serait en cause.

«J’ai appris la nouvelle le 5 juin au matin quand je suis entré au travail, a assuré Serge Prairie, président du syndicat local. On nie avoir une quelconque implication dans ces actes de vandalisme. On n’a jamais fait ça, on n’a jamais fonctionné comme ça. Et on n’encourage pas ce genre de gestes.»

Contrat de gestion d’événements

Le 5 juin en soirée, en séance extraordinaire, le conseil municipal a par ailleurs octroyé au plus bas soumissionnaire conforme, Les Événements Inferno, des contrats pour des services de gestion et de logistique «clés en main» pour sept événements organisés sur le territoire en 2017. Coïncidence ou octroi réactif?

«La Ville se garde une marge de manœuvre. Nous sommes présentement en négociation avec nos employés cols bleus et nous ne voulons pas que nos citoyens soient pris en otage par ce conflit de travail. En septembre dernier, lorsque le syndicat s’est retiré d’une entente prévoyant que nous ayons accès à une liste d’employés disponibles en soirée et pendant les week-ends à temps régulier, ça nous a pris de court», a indiqué le maire Guillaume Tremblay.

«Par contre, a-t-il poursuivi, je sais que les discussions et les négociations vont bon train, ça avance. C’est la raison pour laquelle ces contrats sont donnés de façon conditionnelle et échelonnés dans le temps. De cette manière, la signature de la convention collective mettrait fin aux contrats n’ayant pas encore réalisés. J’ai même eu une discussion avec M. Prairie à ce sujet.»

Le syndicat était au courant

Bien qu’il ait discuté avec le maire Tremblay et qu’il connaissait depuis plus d’une semaine l’intention de la Ville de Mascouche d’octroyer ces contrats, Serge Prairie prétend que ce n’était pas nécessaire d’y aller d’une telle résolution.

«On s’est retiré de la grève. On a dit qu’on ne voulait pas prendre les citoyens en otage. On a fait la paix. En plus, on a tout l’équipement nécessaire. J’ai l’impression que le maire veut nous “casser” en ne voulant pas payer de temps supplémentaire.»

Encore une fois, le syndicat nie que les événements du 3 juin soient reliés au conflit de travail ou encore à cette décision de la Ville de Mascouche.

Dans les faits, seuls les contrats de gestion et de logistique de l’événement de la Fête nationale ont réellement été octroyés jusqu’à présent. Si le conflit se terminait demain, les autres contrats ne seraient pas donnés. C’est ce que tous souhaitent.

29 nov 2017 ALBI NISSAN cell

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