Terrebonne, samedi 25 mai 2013
Karine Limoges
Vendredi 20 juillet 2012
NÉGOCIATIONS À LA VILLE DE MASCOUCHE
Les négociations se poursuivent du côté de la Ville de Mascouche, alors qu'il semble qu'une plainte envers Richard Marcotte soit inapplicable. À une séance spéciale tenue le vendredi 13 juillet, les conseillers présents ont proposé au maire de racheter son salaire afin d'accélérer son départ.
L'information a été confirmée au journal La Revue par les conseillers Sylvain Picard et Serge Hamelin. «Nous lui avons offert une compensation et nous attendons sa réponse», a expliqué en entrevue M. Picard. Ce dernier réitère qu'il a demandé à M. Marcotte de demeurer chez lui, non seulement pour apaiser la grogne citoyenne, mais pour des questions de «sécurité personnelle».
Sylvain Picard - tout comme ses collègues - souhaite éviter la mise sous tutelle de la Ville, et c'est pourquoi il tient à se présenter en bonne et due forme à toutes les réunions du conseil et aux séances publiques. Quant à Serge Hamelin et Lise Gagnon, tous deux ont convenu indépendamment de ne pas travailler avec le premier magistrat.
«En séance de travail, je ne pense pas être là, ce serait une insulte à mes citoyens, a dit Serge Hamelin, qui profite actuellement de vacances jusqu'au 6 août. Je prendrai part à des rencontres avec d'autres conseillers sans le maire.» Pour ce qui est de Lise Gagnon, elle a déjà mis en application ses intentions en ne se présentant pas à la rencontre du 16 juillet au soir, alors que M. Marcotte y a assisté.
Pas de plainte sous peine de poursuite
Les procureurs de la Ville ont fortement déconseillé la formulation d'une plainte en vertu du code d'éthique et de déontologie des élus. «Les avocats de Richard Marcotte nous poursuivraient», a laissé tomber Serge Hamelin. D'après ce qu'a compris Sylvain Picard, invoquer le code d'éthique et de déontologie reviendrait à «suspendre [Richard Marcotte] sur un jugement de valeur» selon la firme d'avocats de la Ville, Dufresne Hébert Comeau. «Un mandat d'arrestation ne constitue pas un manquement au code d'éthique des élus», a conclu la firme. Sylvain Picard résume : «À la base, c'est vrai, il a été accusé, mais il n'a pas été reconnu coupable. Avec ce que je sais, je n'irai pas déposer de plainte, et si d'autres veulent le faire, libre à eux.»
Rencontre avec Laurent Lessard
Sylvain Picard a également révélé qu'une rencontre avec le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, serait imminente. «Avec quelques conseillers, on devrait être en mesure de rencontrer le ministre, il devrait nous recevoir à son bureau de Montréal», a dévoilé l'élu. M. Picard dit avoir reçu deux coups de fil du bureau du ministre à cet effet. La rencontre pourrait se dérouler dès cette semaine. «Nous voulons qu'il prenne en considération d'amender la loi, pas juste pour Mascouche, mais pour l'ensemble du Québec, argumente Sylvain Picard. Il faut qu'il nous aide.»
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Commentaires
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Lundi, 23 juillet 2012 12:35:20
Non mais c'est quoi le problème ??? Il a 6 accusations au criminel contre Marcotte et Picard et Hamelin lui propose d'acheter son départ !!!! Allo la terre, pourquoi lui verser encore plus d'argent pour le voir partir ?
Devant les personnes en assemblée publique, on nous dit qu'on va regarder pour une plainte en étique, et ensuite on lui fait une belle propositiion pour acheter la paix ........... Il nous coute déjà assez cher. À croire que certaine personne travaillent encore et toujours pour le RM. Si vous lui faites une offre, on pourrais-tu avoir notre mot à dire nous LES PAYEURS DE TAXES de Mascouche. C'est NOTRE ARGENT après tout. Mais comme toujours nous serons devant le fait accomplit une fois de plus. Toute une belle facon différente de faire de la politique messieurs.