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Dans le bon vieux temps…

Mardi 21 décembre 2004

Le Dr Jean-Guy Larose a fait ses débuts en tant que jeune médecin dans la région des Moulins en 1959. Il a bien voulu nous raconter son travail d’alors.

Karine Cousineau

Retraité depuis sept ans, le Dr Jean-Guy Larose a vu les choses évoluer. "J’ai commencé ma carrière dans mon bureau privé de la rue St-Pierre, dans le Vieux-Terrebonne", dit-il. "Au début, je me déplaçais souvent chez les gens pour faire mes consultations pace qu’ils ne pouvaient pas venir à mon bureau : il n’y avait pas de transport en commun, et les gens n’avaient pas tous une voiture", explique-t-il.

Dans sa petite clinique de Terrebonne, le Dr Larose a été le premier médecin de la région à instaurer un service sans rendez-vous. C’est en soirée, les pères de famille étant revenus du travail avec la voiture, que son cabinet se remplissait de gens qui, déjà à l’époque, devaient se faire patients.

En d’autres temps

"L’assurance-maladie n’existait pas encore. Il y avait un peu moins de monde qui consultait, car les gens n’avaient pas les moyens. Ce n’était pas nécessairement mieux, car certains se négligeaient et mettaient leur santé en péril", ajoute le médecin, maintenant âgé de 72 ans et toujours en aussi grande forme.

En 1959, seulement six médecins s’occupaient d’une très vaste clientèle, se rappelle le Dr Larose. "On s’occupait de la région de Terrebonne, Lachenaie, Mascouche, Saint-François et Bois-des-Filion qui comptait une population d’environ 13 000 habitants."

Ses premiers accouchements, il a dû les faire à domicile. "Il n’y avait pas encore d’hôpital, puisque l’Hôpital Le Gardeur a ouvert ses portes en 1961. Entre-temps, le Dr Parent avait ouvert un hôpital privé sur le boulevard des Braves", raconte Jean-Guy Larose. "Mon grand-père malade y résidait au deuxième étage, comme plusieurs autres personnes âgées malades", se rappelle Marie-France Despatis. Un hôpital qui a rendu un fier service à la population moulinoise, mais qui a malheureusement passé au feu le 31 décembre 1971. Nommé l’Hôpital Saint-Louis, l’établissement avait ouvert ses portes en 1958 avec 60 lits, une clinique d’urgences, un département de maternité, un autre d’opérations mineures et une section réservée aux malades chroniques.

Vers l’avenir

En 1976, le Dr Larose se tourne vers la médecine de l’avenir et fonde, avec trois autres médecins, la Polyclinique de Terrebonne. "Pour moi, travailler seul dans mon coin sans pouvoir échanger avec d’autres collègues et ne pas côtoyer de jeunes médecins n’était certes pas une médecine d’avenir", confie le médecin à la retraite.

Peu importe les époques qu’il a traversées, le Dr Larose affirme avoir toujours été très occupé et très en demande. "Quand on est médecin, on manque toujours de temps tellement les gens ont besoin de nous", lance-t-il. C’est avec dévouement et un amour particulier de son métier qu’il a reçu à son bureau des patients pendant plus de 38 ans, une tâche qui, malgré tout, ne lui a jamais parue trop lourde.

29 nov 2017 ALBI NISSAN cell

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