La Revue

L'hebdo des gens d'action

Terrebonne, samedi 4 février 2012

Municipal

Fil RSS

Pour un vrai Mascouche vert

Mercredi 7 février 2007

Comme prévu et malgré l’absence du maire Richard Marcotte, les membres du comité environnement MRC des Moulins ont pris d’assaut la salle du conseil, lors de la séance du 5 février. Elles étaient près de 150 personnes à présenter les mêmes revendications vertes.

Karine Cousineau

Sentant la soupe chaude, le conseil municipal de Mascouche avait ajouté un point important à son ordre du jour, soit la présentation du parc de l’Étang-du-Grand-Coteau. Luc Tremblay, directeur général de la Ville, a réitéré ses dires de la semaine dernière, à savoir que le parc comprend plus de 20 millions de pieds carrés d’espaces verts à préserver.

Les revendications

Après ces quelques explications qui ont retenu l’attention de tous, le comité environnement de la MRC des Moulins a déposé pétitions et revendications.

"Il me fait plaisir, au nom du comité environnement de la MRC des Moulins, de vous introduire au dossier qui nous préoccupe beaucoup, soit la conversation de la zone 501 qui regroupe les lots 356 et 357. Ce soir, je suis accompagnée de plusieurs personnes (…) : citoyens, parents, commerçants, étudiants, personnes âgées, bref des gens préoccupés par l’expansion immobilière dans les zones forestières de Mascouche", a déclaré Marianne Girard, initiatrice du mouvement. "Nous avons recueilli des signatures partout dans la ville et unanimement, les signataires s’expriment sur le développement accéléré que la Ville accepte et encourage depuis quelques années", a-t-elle ajouté.

Zone de développement potentiel

La zone que le comité souhaite préserver est pour l’instant comprise dans la zone Rx, qui signifie "développement potentiel". "Avant de pouvoir développer cette zone, il faut avoir terminé de développer tous les terrains compris dans la zone blanche, alors le développement de la Seigneurie du Chêne devra être bien avancé avant que l’on pense à développer le lot 501", a expliqué Louise Fourtané-Bordonado, mairesse suppléante. Toutefois, la Ville tient à préserver tous les milieux humides et les lacs qui se trouvent dans la zone.

"Si on sait qu’on veut préserver les lacs et les zones humides, pourquoi le lot 501 n’est pas dans les zones de conservation?" a demandé un citoyen. Ce à quoi Mme Fourtané-Bordonado a répondu : "Au moment de concevoir le plan d’urbanisme, on ne savait pas qu’il y avait un lac dans cette zone."

Des citoyens verts

Plusieurs citoyens ont fait la file derrière le micro afin de faire entendre leur mécontentement et leurs revendications. "Je me suis installé à Mascouche parce qu’il y restait beaucoup de secteurs boisés et maintenant, je suis en perte d’année en année", a fait savoir un citoyen. "On ne veut pas d’un deuxième Terrebonne à Mascouche", a renchéri un autre citoyen. "Je crois que le développement se fait au détriment des anciens quartiers et je crois que ce dernier fait explique la présence, ici ce soir, de plusieurs citoyens mécontents", a affirmé un autre. "On croit à notre parc et un jour, ces maisons-là, on va les regretter."

Des revendications entendues

Le conseil municipal a semblé réceptif aux revendications des citoyens et promet d’étudier la question de la préservation du lot 501. Le promoteur Paolo Mori, propriétaire du lot, était présent lors de l’assemblée à titre d’observateur.

"Je suis contente de voir que notre mouvement prend de l’ampleur. Plusieurs personnes se sont jointes à notre cause et sont venues nous appuyer ce soir. Je suis fière de voir que nos revendications ont été prises au sérieux et qu’on a pu faire bouger les choses un peu", a conclu Marianne Girard. La pétition se poursuit. Une première partie a été remise au conseil le 5 février, et le comité se promet bien de revenir remettre l’autre partie à une prochaine séance du conseil en présence du maire Marcotte.

Commentaires

Vous désirez commenter cet article?
Vous devez être membre

Publicités

Restaurant grizzlys
LePlusGrand
LaRevueSoutien
Terrebonne Mitsubishi