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QUE SONT-ILS DEVENUS? Du palais de justice à l'hôtel de ville
Joël Goulet n'a jamais regretté une seconde d'avoir quitté le monde médiatique pour se joindre à l'équipe de 1 200 employés de la Ville de Terrebonne. (Photo : Jean-Marc Gilbert)

QUE SONT-ILS DEVENUS? Du palais de justice à l'hôtel de ville

Jean-Marc Gilbert

Mardi 13 février 2018

Joël Goulet a provoqué la stupéfaction autour de lui lorsqu'il a décidé de quitter le journalisme judiciaire à 38 ans pour accepter un poste à la Ville de Terrebonne, alors qu'il était au plus fort de sa carrière. Six ans plus tard, il considère qu'il s'agit de la meilleure décision de sa vie.

Passionné de sport, Joël Goulet visait le journalisme sportif au début de sa carrière. Alors qu'il signait ses premiers articles pour La Revue de Terrebonne, il se voyait déjà œuvrer au sein d'un média national.

Retenu parmi 6 autres collègues sur 2 000 candidats pour effectuer un grand stage estival au journal La Presse, en 1997, il a vu sa carrière décoller. Le même été, on l’a intégré à la section des sports de la salle de nouvelles de TQS.

Ce réseau lui confiera éventuellement la couverture de l'actualité judiciaire, poste qu'il a occupé jusqu'à ce qu'il se joigne à l'équipe de TVA, en 2004.

Lorsqu'on lui demande l'affaire qui l'a le plus marqué en 15 ans de journalisme, il répond du tac au tac : «Le premier procès de Guy Turcotte. Il fallait rapporter les faits en mettant de l'émotion, sans toutefois franchir la ligne.»

Humeur et distance

Le fait de côtoyer au quotidien et de si près des victimes et des proches de victimes de crimes sordides peut influencer le moral à un certain moment.

«J'ai vu le pire de la misère humaine. C'est venu affecter ma bonne humeur. J'ai toujours été quelqu'un de jovial et j'avais un peu perdu ce côté», nous confie-t-il.

Il s'agit d'une des raisons pour lesquelles il a décidé de quitter sa profession.

Il s'inquiétait aussi du «déclin du monde de l'information» après le lock-out au Journal de Montréal en 2009, survenu quelques mois après la fermeture de la salle de nouvelles de TQS. Perdre trop de temps dans la circulation et travailler à des heures atypiques pesaient également lourd sur sa vie familiale.

Au sein de la direction générale

Aujourd'hui, il travaille pour la municipalité dans laquelle il a vécu pratiquement toute sa vie. Il est coordonnateur aux affaires publiques et sociales à la direction générale de la Ville de Terrebonne. Relevant directement du directeur général Daniel Sauriol et de son adjoint, Stephan Turcotte, son rôle consiste à «faire le pont entre le cabinet du maire et l'administration». Il est aussi responsable de coordonner quatre de sept commissions municipales, soient celles de la famille, des sports et loisirs, de la culture, ainsi que de la sécurité publique. «L'univers municipal est plus complexe qu'on peut l'imaginer. J'ai dû me retrousser les manches, mais j'avais la motivation de travailler pour le bien commun», explique M. Goulet.

Toujours ouvert aux nouveaux défis, il a notamment eu un rôle central à jouer dans le prolongement de la TransTerrebonne jusqu'à Lachenaie. «Ça a été long, mais j'ai été tenace! J'ai été chercher tellement de subventions que ça n'a presque rien coûté aux contribuables. J'ai eu une petite émotion lors de l'inauguration au mois de juin dernier», admet-il, avec un léger sourire.

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