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Diane Bourgeois explique la position du Bloc

Mercredi 18 mai 2005

Devant un renversement imminent du Parti Libéral, la députée de Terrebonne-Blainville, Diane Bourgeois, a tenu, par voie de communiqué, à faire le point sur les raisons qui motivent la décision du Bloc Québécois de ne plus faire confiance à ce gouvernement.

«Les révélations à la Commission Gomery auront été "la cerise sur le sunday" : ce qu’on appelle maintenant "le réseau libéral" impliquait le bureau du premier ministre (Jean Chrétien), le ministre des Finances (qui renflouait chaque année la réserve pour l’unité canadienne, laquelle finançait le programme des commandites et qui relevait de Paul Martin), le Conseil du Trésor (Lucienne Robillard), son vice-président (Paul Martin) et les agences qui faisaient du travail partisan pour le PLC.

«(…) Depuis 2002, le Bloc Québécois dénonçait le copinage et réclamait une commission d’enquête ainsi que la récupération des sommes payées en trop à des agences de communication (Groupe Everest, Coffin, etc.). Les conservateurs et les néo-démocrates ont ensuite emboîté le pas et réclamé à leur tour que Paul Martin et le PLC remboursent l’argent sale et créent une fiducie destinée à recevoir cet argent (plus ou moins 2,2 M$).

«(…) Qui sait si les libéraux n’ont pas profité de retours d’ascenseur d’agences de publicité pour financer leurs campagnes électorales au Québec en 1997 et en 2000? Qui sait s’ils n’ont pas utilisé ce même stratagème lors de l’élection de juin 2004 et s’ils n’emploieront pas les mêmes tactiques dans l’avenir…Nous n’avons plus confiance…», soulève Diane Bourgeois.

Autorité morale

«Si l’on considère que la majorité des Québécoises et Québécois (81 %) sont scandalisés par les révélations faites à la commission Gomery, nous le sommes aussi. Même si on en entend énormément parler, il ne faut pas prendre ce qui a été dit à la légère. Le programme des commandites avait deux fonctions : augmenter la visibilité du Canada au Québec et servir les intérêts du Parti Libéral. Comment pouvons-nous avoir confiance en un gouvernement qui trempe dans le pire scandale de l’histoire politique canadienne? Pouvons-nous continuer à le laisser gérer les finances de l’État sans crainte? C’est à la population d’en décider et nous sommes prêts à aller de l’avant avec la décision qui sera rendue lors des prochaines élections», explique la députée, qui est prête à retourner aux urnes.

«Entre-temps, Paul Martin gagne du temps et prépare son élection, il distribue des millions afin d’acheter des votes : d’abord avec le NPD, puis avec l’Ontario et plus récemment avec le Québec. C’est du pur chantage! Du chantage aussi lorsqu’on attache au chèque une déclaration telle : "Si l’opposition ne vote pas le budget, il n’y aura pas d’argent." Cette façon de faire est scandaleuse : parce qu’elle est le prélude à une campagne de peur et parce qu’elle démontre que les libéraux tentent d’acheter les électeurs avec leur propre argent», poursuit Mme Bourgeois.

Et si les conservateurs…

Sur «l’alliance» nécessaire avec les conservateurs, la députée s’explique ainsi : «Il est clair que le gouvernement actuel ne mérite pas de gouverner, et le Bloc Québécois ne peut remédier à la situation sans l’appui des conservateurs. Les sondages quant aux intentions de vote de la population sont très serrés, ils indiqueraient même la possibilité d’un gouvernement conservateur minoritaire (…). Cependant un gouvernement minoritaire conservateur n’aura pas la force politique que M. Martin veut lui prêter. Avec la balance du pouvoir accordé au Bloc Québécois (selon les sondages), nul doute que celui-ci continuera de défendre le protocole de Kyoto et votera contre le bouclier anti-missile américain aussi, mais pour le reste, les politiques et les visions du Parti Conservateur de Stephen Harper sont à mille lieues de la ligne bloquiste (…). En restant fort, le Bloc Québécois garantit la sauvegarde de nos valeurs à Ottawa. Le Parti qui remportera les prochaines élections n’aura d’autre choix que de négocier avec nous, car le fait que le Bloc Québécois garde une forte majorité de siège au Québec est une assurance d’être un incontournable du prochain gouvernement. Les gens ont le droit de décider aujourd’hui et à la lumière des faits à qui ils feront confiance. Notre optique à nous, c’est de leur donner le choix», ajoute la députée.

«Il va sans dire que le gouvernement libéral, bien qu’agonisant, continue de vouloir s’accrocher au pouvoir de façon irresponsable… sachant très bien que ses jours sont maintenant comptés. La population ne doit pas se laisser influencer par une campagne de peur. Elle doit oser faire du ménage en continuant d’appuyer le Bloc Québécois, en s’exprimant et en allant voter massivement», conclut Diane Bourgeois.

1 an Brisson 2018

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