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«Les intérêts des investisseurs étrangers avant ceux du Québec»

Mardi 6 juin 2017

«En donnant à la nouvelle banque de privatisation d’infrastructure les pouvoirs d’un mandataire de la Couronne, le gouvernement Trudeau va donner à des investisseurs étrangers le pouvoir d’ignorer nos lois et nos règlements, et même d’exproprier», a dénoncé le député de Montcalm, Luc Thériault, à propos du dépôt du projet de loi C-44.

Rappelons que celui-ci vient modifier une trentaine de lois et entraîne notamment la création de la Banque d’infrastructure du Canada. «On l’a vu avec le nouvel aérodrome de Mascouche; Ottawa peut ignorer l’Assemblée nationale, la loi sur l’environnement, la protection du territoire agricole, les municipalités et la population, et prendre des décisions unilatérales. On le voit aussi avec Énergie Est, qui pourrait passer sur nos territoires agricoles et traverser nos rivières sans qu’on ait un mot à dire. C’est ça, faire de la politique autrement pour Justin Trudeau», s’est insurgé le député de Montcalm.

Il a ajouté : «L’Assemblée nationale a dénoncé, dans une motion unanime, cette volonté du gouvernement Trudeau. Des constitutionnalistes ont alerté le gouvernement qui continue à s’entêter et à ignorer les inquiétudes du Québec. La Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles n’aura pas d’effet, le BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement) n’aura pas de pouvoir sur des projets qui pourraient être catastrophiques pour notre environnement, et le fédéral fait comme si de rien n’était.»

«Il n’a qu’à amender le projet»

Luc Thériault conclut en insistant sur le fait que «si ce n’est pas la volonté du gouvernement de donner des pouvoirs pareils à la Banque d’infrastructure, il n’a qu’à amender le projet de loi comme le demandent le Bloc Québécois et les députés de l’Assemblée nationale. Sinon, on comprendra qu’Ottawa a décidé de faire passer l’intérêt des riches investisseurs étrangers avant ceux du Québec.»

Texte: Véronick Talbot

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