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L’intimidation se transporte sur le Web
Les victimes de cyberintimidation ne doivent pas hésiter à dénoncer les intimidateurs.

L’intimidation se transporte sur le Web

Mélanie

Savage

activites@larevue.qc.ca

Mardi 19 janvier 2016

Depuis quelques années, on parle de plus en plus d’intimidation à l’école et de ses conséquences parfois désastreuses sur les victimes. Or, l’intimidation peut parfois sortir de la cour d’école et se transporter jusque sur les réseaux sociaux. On parle alors de cyberintimidation.

La cyberintimidation se traduit par des propos dégradants ou menaçants tenus publiquement ou en privé, sur les réseaux sociaux, par messagerie instantanée, dans les groupes de discussion, par courriel…

Tout comme les gestes et paroles qui atteignent durement les enfants intimidés dans la cour d’école, la cyberintimidation peut affecter lourdement la personne visée.

On parle de perte de confiance en soi, d’isolement, d’anxiété, voire de suicide. Le fait que le message puisse être relayé par de nombreuses personnes et devenir viral, en plus de durer dans le temps en raison du support utilisé, ne fait qu’aggraver les conséquences chez la victime.

Que faire?

Jeunes et adultes doivent agir lorsqu’ils sont victimes ou témoins de cyberintimidation. La première étape, pour le jeune intimidé, consiste à en informer un adulte de confiance, par exemple ses parents ou un membre du personnel de l’école.

On conseille également à la victime de ne pas répondre à l’intimidateur, de retirer celui-ci de ses contacts sur les réseaux sociaux, de bloquer les messages en provenance de cette personne et de conserver les messages reçus.

En effet, certains cas de cyberintimidation peuvent être considérés comme criminels, par exemple lorsqu’il y a menace ou extorsion, et les messages deviendront alors des preuves utiles.

En cas de doute, n’hésitez pas à contacter votre poste de police local et à porter plainte.

Prévenir

Il est possible de prévenir la cyberintimidation, notamment en protégeant ses renseignements personnels, en ne publiant pas de photos ou vidéos à caractère sexuel, en n’échangeant pas avec l’intimidateur et en quittant sans attendre l’environnement Web où se déroule l’intimidation.

Les parents, pour leur part, ont le devoir de porter attention à l’usage que leur enfant fait d’Internet et de parler avec lui des risques qui y sont liés.

Ils doivent être également attentifs aux signes qui montrent que leur enfant est peut-être victime d’intimidation (anxiété, perte d’appétit, refus soudain d’aller à l’école, etc.).

Ressources

S’ils ne se sentent pas à l’aise d’en parler à un adulte de leur entourage ou s’ils cherchent un complément d’information, les jeunes peuvent visiter les sites Web aidezmoisvp.ca, jeunessejecoute.ca ou teljeunes.com, ou téléphoner directement et de façon confidentielle à ces deux derniers organismes au 1 800 668-6868 (Jeunesse J’écoute) et au 1 800 263-2266 (Tel-Jeunes).

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