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« Les temps changent, pas les élèves » – Samuel Jeannotte, enseignant à Léopold-Gravel
Enza Mercaldi et Samuel Jeannotte, enseignants à l’école secondaire Léopold-Gravel, s’entendent pour dire que la collaboration des parents est un atout indéniable.

« Les temps changent, pas les élèves » – Samuel Jeannotte, enseignant à Léopold-Gravel

Véronique Bérubé

Mardi 3 février 2009

Les temps changent, mais les jeunes demeurent les mêmes, selon deux enseignants interrogés par La Revue. Néanmoins, leur travail doit s'adapter aux nouvelles réalités d'une société en constante évolution.

 «Il faut surtout de l'organisation et beaucoup de patience pour enseigner. Il faut avoir la passion pour les jeunes et la matière, car on communique mieux quand on aime ce dont on parle. Le message passe mieux. Il faut aimer les contacts», affirment d'emblée Enza Mercaldi et Samuel Jeannotte, deux enseignants à l'école secondaire Léopold-Gravel de Terrebonne. Selon eux, le bonheur en tant qu'enseignant, c'est d'abord de voir progresser ses élèves. Ce qu'ils aiment moins? La routine et les corrections.

Intégrer

«Enseigner en 2009, c'est certainement devenu plus difficile pour les professeurs qui enseignent aux élèves des programmes réguliers, parce qu'après le tri des écoles privées et des programmes de concentration, les jeunes qui restent sont souvent moins doués. En plus, il y a l'intégration des élèves qui ont des difficultés d'apprentissage. Je dirais que c'est la clientèle du régulier qui a le plus changé pour cette raison», explique Samuel Jeannotte, qui enseigne le français aux élèves du programme de concentration ski-études en troisième secondaire.

«Le support pour l'intégration des élèves en difficulté n'est pas toujours adéquat. Heureusement, nous en avons plus qu'avant», ajoute Enza Mercaldi. Toutefois, certaines lacunes subsistent, selon l'enseignante. «Mes élèves de quatrième secondaire qui ont des problèmes d'apprentissage ont souvent de la difficulté depuis longtemps. On dirait qu'ils sont passés dans une "craque", mais il y a tellement de choses à vérifier! Plusieurs enfants nous arrivent hypothéqués, et nous n'avons pas toujours le contrôle en tant que professeurs. Si un élève aurait dû redoubler deux fois, il y en a trop à rattraper. Il faut qu'il y ait un lourd problème pour que les élèves ne passent pas leur année», poursuit celle qui enseigne au niveau secondaire après avoir œuvré quelques années au primaire. «J'enseigne l'anglais depuis cinq ans au secondaire. Ça ne se compare pas avec le primaire. Ce sont deux mondes complètement différents», commente-t-elle.

Résister

«Enseigner, c'est résister», lancent en cœur les enseignants. «Les temps changent, pas les élèves. Quand tu enlèves cellulaires, iPod et casquettes aux jeunes, ils sont pareils aux jeunes d'autrefois. Il faut établir des règles précises, ça fait partie du travail», soutient M. Jeannotte. «Les jeunes vont toujours pousser, s'essayer. Les jeunes ne changent pas vraiment. C'est leur environnement qui change», assure sa collègue. «Nous devons tenir compte des nouvelles réalités telles que l'Internet, et faire en sorte que nos critères d'évaluation ne permettent pas aux jeunes qui font du plagiat de s'en tirer. Pour ma part, la majorité des textes doivent être rédigés en classe, avec un papier et un crayon devant soi», indique M. Jeannotte. «Je connais le niveau de mes élèves. Je sais où ils en sont rendus. S'ils copient des textes en ligne, je le saurai», conclut Mme Mercaldi.

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