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Transformer les « maux » en « mots »
Contrairement aux autres outils utilisés dans le domaine, le Lexidox est le seul à avoir été spécialement conçu pour les élèves du primaire atteints de troubles d’apprentissage, selon Francis Haynes, président de HAYLEM Technologies. (Photo : Pénélope Clermont)

Transformer les « maux » en « mots »

Pénélope Clermont

Mardi 4 décembre 2012

LEXIDOX

En juillet 2008, Francis Haynes fondait HAYLEM Technologies avec en tête de créer un outil spécialisé pour les jeunes aux prises avec un trouble d’apprentissage. Après avoir mis quatre années à le développer, le Terrebonnien présente le Lexidox.

Seul outil spécialement conçu pour aider les élèves de niveau primaire atteints de troubles d’apprentissage, plus spécifiquement en ce qui a trait au langage écrit, le Lexidox a été créé de toutes parts par M. Haynes et son équipe, composée d’ingénieurs, de développeurs, d’orthophonistes et d’orthopédagogues.

«Le Lexidox a été développé en association avec des cliniques privées (et avec l’Université de Trois-Rivières) pour aller chercher le plus de notions possible afin de répondre aux besoins réels des jeunes», affirme le président d’entreprise  diplômé de l’École de technologie supérieure (ÉTS) en génie électrique. 

Par exemple, donnant accès à une liste de mots en même temps que le jeune écrit, le «prédicteur de mots» intégré à l’appareil a été élaboré en tenant compte des erreurs fréquentes que font les élèves avec un trouble d’apprentissage. «On compte en mois le temps qu’on a pris juste pour concevoir le "prédicteur". On a entre autres observé des enfants travailler avec des orthophonistes pour voir quel était le type d’erreurs qu’ils faisaient», commente le Terrebonnien.

Simple à utiliser, imagé et doté d’une reconnaissance vocale et manuscrite, le Lexidox peut être utilisé sous deux formes : pour des mesures de rééducation avec un orthophoniste – une formation est d’ailleurs offerte aux intervenants afin que ces derniers puissent utiliser l’appareil à son plein potentiel – ou encore, pour des mesures d’adaptation en classe ou pendant les examens.

«Le Lexidox permet au jeune d’être au même niveau que les autres élèves, avance le créateur. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles il est petit et portatif.»

Maintenant sur le marché

Après quatre ans de développement, le Lexidox a officiellement été lancé au Congrès de l’Association québécoise des troubles d'apprentissage (AQETA) en mars. Depuis, plusieurs parents ont témoigné des bienfaits de l’outil dans la vie de leur enfant. «C’est un bon soutien moral. On est content de ça. C’était notre but», souligne le principal intéressé, qui s’attaque désormais au marché mondial. 

L’entreprise, qui pourrait offrir son outil en anglais éventuellement, a notamment reçu des appels de Tahiti et de France, comme quoi il y a de l’intérêt ailleurs également. «La demande est là parce qu’il n’y a rien qui se fait pour les troubles d’apprentissage», précise l’ingénieur, qui voudrait un jour créer un produit pouvant aider les élèves du secondaire. 

Un investissement qui profite aux jeunes

Ayant nécessité un investissement global de 350 000 $, le Lexidox est vendu au coût de 550 $ l’unité. Jusqu’au 11 janvier, un rabais de 50 $ est offert. Disponible dans deux boutiques autorisées, à Laval et à Drummondville, l’appareil se commande également par Internet au www.haylemtechnologies.ca.

Si le prix peut paraître élevé, M. Haynes mentionne que le produit est accessible aux subventions. «Nous avons développé le Lexidox en fonction des demandes du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport», argue-t-il.

Il s’agit aussi d’une machine tout-en-un, selon lui. «Il apporte une solution complète aux parents. Ces derniers n’ont pas à investir dans d’autres logiciels ou dans un portable», ajoute-t-il, notant par la même occasion que le produit se met à jour automatiquement et gratuitement.

Étonnant de constater qu’un tel outil est né dans un sous-sol de Terrebonne. «Le concept m’est venu durant mes années d’études», raconte M. Haynes. Ayant toujours eu le souci de travailler dans l’optique d’aider les gens, l’inventeur a été inspiré par son frère, atteint de dysorthographie et de dyslexie.

Depuis 2008, Francis Haynes planche à temps complet sur ce projet devenu réalité qui est en mesure d’offrir le soutien que des milliers de jeunes attendaient.

Notons que HAYLEM Technologies est établie à Montréal depuis 2010.

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