<![CDATA[Journal La Revue - Actualités]]> http://www.larevue.qc.ca/actualites-s1.php Sun, 20 Aug 2017 05:56:36 -0400 http://www.larevue.qc.ca/images/logo_la_revue.gif <![CDATA[Journal La Revue - Actualités]]> http://www.larevue.qc.ca/actualites-s1.php Zend_Feed http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss <![CDATA[Des élus exigent une enquête administrative]]> Véronick Talbot http://www.larevue.qc.ca/actualites_elus-exigent-une-enquete-administrative-n43337.php DIRECTION DES COMMUNICATIONS DE LA VILLE DE TERREBONNE

 

La conférence de presse à laquelle le maire Stéphane Berthe a convié ses homologues des villes avoisinantes et les députés de la région, le 10 août, concernant le dossier de l’élargissement de la route 337, n’a pas fini de semer la controverse. Alors que des conseillers du quartier s’y étaient présentés en s’indignant de ne pas avoir été invités, voilà qu’on demande une enquête administrative «sur les agissements de la direction des communications» de la Ville de Terrebonne dans cette affaire.  

 

C’est en effet ce qu’ont annoncé les conseillers Brigitte Villeneuve, Nathalie Bellavance, Réal Leclerc, Serge Gagnon et Claire Messier, membres de l’Alliance démocratique de Terrebonne (ADT), le 16 août. En plus de dénoncer le fait que les membres du conseil n’aient pas été informés de cette rencontre et qu’ils n’y aient pas été invités, ils décrient qu’à peine quatre jours après sa tenue, la formation politique de M. Berthe ait lancé une campagne invitant les citoyens de La Plaine à se mobiliser dans ce dossier, cartons à l’appui.

 

«La chronologie des événements renforce l’impression d’une coordination des actions entre la direction des communications et l’équipe électorale de cette formation politique», selon les cinq conseillers municipaux de l’ADT. «À quelques semaines du déclenchement de la campagne électorale, la prudence devrait être de mise dans la gestion des communications institutionnelles à Terrebonne, d’ajouter Nathalie Bellavance. L’utilisation des deniers publics à des fins partisanes est inadmissible.»

 

«Des balises claires»

 

De fait, les élus de l’ADT interpellent directement le directeur général par intérim de la Municipalité, Daniel Sauriol, pour qu’il déclenche une enquête interne sur les agissements de la direction des communications dans ce dossier. «Et d’ici le 5 novembre, nous souhaiterions qu’il assume lui-même la supervision et le respect des fonctions apolitiques de la direction des communications», a renchéri le conseiller Réal Leclerc.

 

Appelé à réagir sur la requête des cinq élus, M. Sauriol a rappelé «qu’avant d’en arriver à une enquête administrative, des vérifications sont nécessaires». D’abord, il entend donc rencontrer les gens visés. «En vertu du code d’éthique des employés, il y a des balises claires qu’ils ne doivent pas dépasser. Il en va de même dans l’article 284 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités, qui vient établir les limites de l’implication d’un fonctionnaire dans le cadre d’une campagne. S’il s’avère que ces balises ont été dépassées et que des gestes administratifs doivent s’imposer, ils seront posés.»

 

Rappelons qu’en vertu de cet article, «un fonctionnaire ou un employé d’une municipalité (…) peut se livrer à une activité de nature partisane relativement à une élection à un poste de membre du conseil de la municipalité uniquement lorsque cette activité n’est pas susceptible de porter atteinte à sa capacité d’exercer ses fonctions avec loyauté et impartialité.» 

 

Convocation des élus

 

M. Sauriol rappelle par ailleurs que le mandat de la direction des communications demeure centré sur les intérêts de la ville et de ses citoyens. Dans sa mission, on peut notamment lire qu’elle «fait la promotion et sensibilise la population sur les actions du conseil municipal de même que sur les activités de l’administration municipale», et qu’elle «répond principalement aux besoins de communication du cabinet du maire, du conseil municipal, de la direction générale et des différentes directions». De fait, elle peut recevoir des demandes de la part tant de la direction générale que du cabinet du premier magistrat, un élément que l’ADT aimerait revoir si elle est portée au pouvoir.

 

«Ce n’est pas le rôle de la direction des communications de faire la promotion du maire, mais il est difficile de dissocier le maire des affaires de la Ville, nuance M. Sauriol. C’est lui, le patron politique de la Ville. De fait, le maire est indissociable des projets qui se font dans sa municipalité, et si certains dossiers sont de nature plus administrative, il y en a d’autres où le politique doit s’impliquer, comme c’est le cas pour le dossier de la 337. Le rôle de la direction des communications est alors de s’assurer que l’annonce soit d’intérêt public et de la communiquer de façon non partisane. Pour ce qui est de l’invitation des élus, c’est au cabinet de gérer ça.»

 

Sur ce point, le maire Stéphane Berthe a réitéré qu’il a «l’habitude d’inviter les conseillers municipaux aux points de presse qui les concernent, notamment lorsqu’il est question des commissions auxquelles ils siègent», preuves à l’appui. «Si je n’ai invité aucun conseiller à la conférence de presse portant sur la 337, que ce soit de mon parti ou de l’opposition, c’est parce qu’il s’agit d’un dossier régional pour lequel seuls les maires et députés étaient conviés. En pratique, ça se fait souvent. S’il avait fallu que j’invite tous les conseillers de toutes les villes concernées, nous aurions été trop.»

 

En désaccord

 

Des propos avec lesquels les conseillers de l’ADT ne sont pas en accord. «Les citoyens nous donnent le mandat de les représenter. Comment pouvons-nous bien le faire si nous ne sommes pas invités aux annonces qui les concernent directement», de dénoncer Serge Gagnon, qui déplore entre autres ne pas avoir été convié lors de l’annonce d’un investissement de 60 M$ pour la mise en place d’un corridor de biodiversité dans son quartier. Sa collègue Brigitte Villeneuve, membre de la Commission du développement durable, de l'environnement et du transport collectif, avait toutefois été invitée.

 

Notons que notre équipe de rédaction a interpellé un expert en éthique et en communication pour avoir son avis dans ce dossier. Une entrevue que nous vous présenterons dans notre édition papier de mercredi.

 

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Thu, 17 Aug 2017 00:00:00 -0400
<![CDATA[Un trajet de 10 minutes qui en prend 50 ]]> Journal La Revue http://www.larevue.qc.ca/actualites_un-trajet-10-minutes-qui-en-prend-50-n43296.php L’entrepreneur chargé des travaux de prolongement de l’îlot central et de la deuxième couche de pavage en cours sur le boulevard des Entreprises, à Terrebonne, a dû revoir l’horaire de travail sur ce chantier pour éviter l’heure de pointe infernale du 7 août, en fin d’après-midi.

Sophie Bellerose, qui travaille pour une entreprise située sur ce boulevard et qui ne peut rentrer à la maison par un autre chemin, a passé près de 50 minutes sur la route pour un trajet qui en prend habituellement 10. Une collègue, partie un peu plus tôt, a eu besoin de 90 minutes pour parcourir les 12 km séparant son lieu de travail de sa résidence.

«La Ville a réagi plutôt que de prévoir. Certains ont fait des heures supplémentaires pour ne pas être pris dans le bouchon de circulation», déplore Mme Bellerose. Dans une lettre envoyée aux entreprises située sur l’artère, le lendemain, la Ville de Terrebonne a reconnu le problème. «Nous savons que les travaux ont causé de nombreux désagréments hier (le 7 août) et nous sommes désolés des inconvénients», peut-on y lire. Depuis, la Ville affirme que l’entrepreneur libère maintenant les deux voies de circulation à 15 h. La Ville est aussi en communication avec Hydro-Québec, qui effectue également des travaux dans le secteur, pour mieux coordonner les horaires. Les policiers seront mis à contribution au besoin. La fin des travaux est prévue le 25 août, soit avant la rentrée scolaire. Il est possible de joindre la Direction génie et projets spéciaux au 450 961-2001, poste 4000. (JMG)

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Tue, 15 Aug 2017 00:00:00 -0400
<![CDATA[Le développement se poursuit dans Les Moulins ]]> <p>Pénélope Clermont</p><p>journaliste@larevue.qc.ca</p> http://www.larevue.qc.ca/actualites_developpement-poursuit-dans-moulins-n43309.php Si on se fie aux six premiers mois de l’année 2017, les villes de Terrebonne et de Mascouche sont en voie de connaître une belle année en matière d’investissements, dans le secteur tant privé que public. Les statistiques économiques dévoilent en effet une somme investie de 172 196 431 $ dans la MRC Les Moulins de janvier à juin, inclusivement.

À Terrebonne uniquement, ce sont des investissements de 130 899 478 $ qui ont été comptabilisés sur la même période. Ce montant inclut une somme de 124 832 074 $ du secteur de la construction, dont plus de 100 M$ ont été enregistrés au cours du deuxième trimestre.

Si le secteur résidentiel a connu le plus haut total des investissements de la période avec plus de 52 M$ pour 83 nouvelles constructions et 302 rénovations en six mois, on remarque que le secteur institutionnel n’est pas en reste. Quelque 46 M$ ont été investis d’avril à juin avec deux nouvelles constructions et six rénovations. Du côté des infrastructures, on recense des investissements d’un peu plus de 6 M$.

En comparaison, l’année 2016 s’était terminée avec des investissements totaux de 271 429 013 $ à Terrebonne.

Un milieu favorable au développement

«Nous sommes sur la bonne voie, commente le maire de Terrebonne, Stéphane Berthe. Plusieurs villes connaissent un ralentissement sur le plan économique, mais ce n’est pas le cas à Terrebonne. Il n’y a pas de projet spécifique qui ressort du lot, les projets sont bien répartis, ce qui est encourageant pour l’avenir. Il y aura d’ailleurs des annonces importantes en septembre pour le secteur industriel.»

M. Berthe explique notamment ces bons résultats par la diversité de l’offre. «Il n’y a pas que des terrains industriels de disponibles, mais aussi résidentiels, ce qui devient intéressant pour un employeur qui souhaite que ses employés puissent s’établir près de leur milieu de travail. C’est une qualité de vie qui est recherchée et que Terrebonne est en mesure d’offrir», souligne-t-il, tout en saluant la synergie du milieu économique qui favorise le développement.

«Le travail du Centre local de développement économique des Moulins (CLDEM) et de la Chambre de commerce et d’industrie Les Moulins (CCIM) combiné au travail de l’équipe de la Ville permet d’attirer des entreprises chez nous. Ce sont des gens qui connaissent bien le milieu et qui peuvent aider les entreprises», ajoute le premier magistrat.

51 M$ à Mascouche

Même son de cloche du côté du maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, qui donne le crédit à la division du développement économique de la Ville, en place depuis 2015, pour les résultats positifs qui se transposent à Mascouche également. Pour les six premiers mois sur le territoire mascouchois, la valeur des permis octroyés s’établit à 41 296 953 $. «En date du 31 juillet, on en était à plus de 51 M$, ce qui inclut la création de 219 logements», se réjouit M. Tremblay en rappelant qu’on avait comptabilisé des investissements de 51 M$ pour une année entière à son arrivée au pouvoir.

La croissance économique ne date toutefois pas de janvier 2017. Déjà, l’année 2016 montrait de bons résultats avec un total d’investissements privés et publics de 103 M$. Notons que ces chiffres incluaient la somme de 7 M$ consacrée à la construction du poste de police.

L’avenir économique vu par Desjardins

Dans une étude régionale publiée en juin, Desjardins prédit une progression économique plus rapide qu’à l’échelle provinciale pour Lanaudière. Pour justifier le tout, on note entre autres sur le plan local l’implantation du pôle multifonctionnel à Mascouche ainsi que les deux projets domiciliaires Urbanova et La Croisée urbaine à Terrebonne.

On souligne par ailleurs le projet de 1G$ annoncé par Réseau sélection dans le secteur Lachenaie, de même que le prolongement de la ligne électrique d’Hydro-Québec qui devrait se terminer en 2019. Sans oublier un autre projet domiciliaire important du Groupe Socam et Gestion AG et fils, aussi à Terrebonne.

Comme quoi le développement économique de la MRC Les Moulins ne montre pas de signes d’essoufflement pour les prochains mois.

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Tue, 15 Aug 2017 00:00:00 -0400
<![CDATA[La Ville de Mascouche tente une nouvelle approche ]]> <p>Véronick </p><p>Talbot</p><p>redaction@larevue.qc.ca</p> http://www.larevue.qc.ca/actualites_ville-mascouche-tente-une-nouvelle-approche-n43311.php Les automobilistes qui empruntent le chemin des Anglais, à la hauteur des rues Garden et Rawlinson, savent à quel point ils doivent être patients au retour du travail. Consciente que le développement de ce secteur occasionne d’importants problèmes de congestion pendant les heures de pointe, la Ville de Mascouche déploiera une opération «circulation» qui, espère-t-elle, améliorera la fluidité à cet endroit.

Ainsi, du 21 août au 14 septembre, entre 16 h et 18 h, des policiers seront postés aux intersections des rues Garden et Rawlinson afin de faire circuler les véhicules par des manœuvres de contrôle et ainsi d’accélérer le trafic sur le chemin des Anglais. «Ce n’est pas dans les us et coutumes de la Ville de Mascouche d’organiser ce genre d’opération, mais ça se fait dans d’autres municipalités, notamment à Montréal, afin de pallier les problèmes de circulation. Sur le chemin des Anglais, c’est un problème qui perdure depuis longtemps en raison du développement rapide qu’a connu le secteur, et nous sommes à la recherche de solutions afin d’améliorer la circulation à cet endroit», explique Mario Desmarais, directeur du Service de la sécurité publique, qui coordonnera l’opération.

Évidemment, il se pourrait que celle-ci provoque un ralentissement sur les rues secondaires. «Nous allons gérer le trafic dans toutes les directions en fonction de l’accumulation de voitures sur le chemin des Anglais et sur les rues Garden et Rawlinson. Mais c’est évident que l’objectif principal est d’améliorer la fluidité de la circulation sur le chemin des Anglais, et en ce sens, nous demandons à tous les automobilistes de faire preuve de compréhension. Ultimement, nous voulons voir si ce genre d’opération pourrait faire une différence positive dans le secteur afin de rendre cet important accès à notre territoire plus agréable à emprunter», poursuit M. Desmarais.

Analyse concrète

Afin de mesurer la portée de cette opération, une analyse concrète du flux des véhicules sera aussi effectuée. «Cette semaine, nous procédons à une analyse détaillée du trafic en mesurant le nombre de véhicules qui y circulent et surtout, leur vitesse. Nous ferons de même du 21 août au 14 septembre, afin de voir concrètement à quel point l’opération aura eu un impact sur la fluidité de la circulation. La Ville de Mascouche récoltera parallèlement les commentaires des automobilistes, invités à faire part de leurs impressions sur son site Internet (www.ville.mascouche.qc.ca). Un rapport final sera ensuite produit afin de déterminer si cette solution est envisageable ou non à plus long terme.»

M. Desmarais rappelle également l’intention de la Ville de Mascouche de mandater une firme privée, cet automne, afin de procéder à une analyse complète de la circulation sur son territoire. «Cette étude pourrait aussi contribuer à identifier des pistes de solutions.»

Plan d’action

Le secteur du chemin des Anglais n’est pas le seul à faire face à une problématique de congestion pendant les heures de pointe. Toutefois, pour l’instant, l’opération «circulation» vise ce secteur particulièrement. «Nous verrons en temps et lieu si l’exercice pourrait se faire ailleurs sur le territoire, mais pour le moment, c’est cet endroit qui est visé. Il faut rappeler qu’il s’agit d’une mesure qu’on met à l’essai et qui, additionnée aux études réalisées par le passé, nous permettra de nous doter d’un plan d’action efficace à plus long terme», conclut le directeur du Service de la sécurité publique. «Cette opération menée par notre corps policier s’ajoute à une liste d’actions qui seront entreprises dans les prochaines semaines afin de rendre nos routes plus fluides et sécuritaires», d’assurer le maire Guillaume Tremblay.

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Tue, 15 Aug 2017 00:00:00 -0400
<![CDATA[Le Protecteur de l’élève n’interviendra pas ]]> <p>Jean-Marc Gilbert</p><p>media@larevue.qc.ca</p> http://www.larevue.qc.ca/actualites_protecteur-eleve-interviendra-pas-n43313.php Le fils de Mélanie Meese devra vraisemblablement poursuivre son parcours scolaire en suivant une formation à un métier semi-spécialisé (FMS) plutôt qu’en classe-ressources comme le revendique sa mère depuis des mois. La requête de cette dernière auprès du Protecteur de l’élève a été rejetée.

En juin, Mme Meese avait expliqué dans nos pages s’opposer à la décision prise par la Commission scolaire des Affluents (CSA), de crainte que son fils décroche temporairement, comme cela a été le cas avec un autre de ses enfants.

Elle aurait préféré qu’il soit placé en classe-ressources, soit une classe de premier cycle du secondaire, mais à effectifs réduits.

Jugeant qu’un tel classement ne répondrait pas aux besoins de l’élève, la CSA a dirigé l’adolescent vers la FMS, qui combine l’enseignement du français, des mathématiques et de l’anglais ainsi qu’un stage en entreprise, menant à l’obtention d’un certificat permettant d’exercer un métier semi-spécialisé.

Protecteur de l’élève

Voyant sa demande de révision rejetée par le Comité d’appel du conseil des commissaires, la mère s’est tournée vers le Protecteur de l’élève, Pierre Dagenais. Dans une lettre datée du 5 juillet, ce dernier indique que la «recommandation de classement est en conformité avec la Politique sur les normes et modalités» de la CSA et que «le dossier académique de l’élève ne correspond pas aux critères d’admissibilité de la classe-ressources». De plus, il considère que la FMS ne lui causera aucun préjudice «puisqu’il aura accès à la même formation générale dans les matières de base». «À la lumière des éléments susmentionnés, je ne vois aucune raison de poursuivre mon intervention dans le dossier(…) et je n’interviendrai pas auprès des membres du conseil des commissaires pour une révision de la décision prise», conclut M. Dagenais dans sa lettre de trois pages.

Dernier recours

«Ma prochaine étape, le bureau du ministre», a réagi Mme Meese à la réception de cette lettre. Elle n’a toutefois jamais eu de retour d’appel du bureau du sous-ministre depuis la période des vacances. La mère espère qu’elle pourra convaindre les représentants gouvernementaux D’ici là, elle a l’intention de demander à la direction de l’école l’Impact que son fils puisse se concentrer uniquement sur les cours de français, de mathématiques et d’anglais et ne pas suivre de stage en entreprise.

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Tue, 15 Aug 2017 00:00:00 -0400
<![CDATA[DOSSIER DE LA SEMAINE : Les Petits Frères pour briser l'isolement]]> Gilles Fontaine http://www.larevue.qc.ca/actualites_dossier-semaine-petits-freres-pour-briser-isolement-n43252.php Dernièrement à Montréal, une dame âgée est décédée dans son appartement. Pendant un mois, personne ne s’est soucié d’elle jusqu’à ce qu’un voisin réagisse.

Cette histoire, aussi triste soit-elle, n’est pas unique. On estime au Québec que près de 20 % des personnes âgées de plus de 75 ans sont en situation de solitude. Elles n’ont plus de famille ou ne reçoivent pas de visites de leurs proches si elles en ont. Créé en 1946 en France et en 1962 à l’échelle de la province du Québec, l’organisme Les Petits Frères, connu autrefois comme étant Les Petits Frères des pauvres, a comme principale mission d’accompagner les personnes âgées de 75 ans et plus («Vieil Ami») qui sont en situation de solitude afin de créer autour de ces aînés une famille engagée et fidèle jusqu’à la fin de leur vie. À Terrebonne, l’organisme est présent depuis 2014 avec la création des Petits Frères de Terrebonne.

Fragilité des personnes âgées

Avoir plus de 75 ans signifie souvent faire face à une fragilité et à une vulnérabilité grandissantes. Cette situation est causée par les divers deuils qui surviennent habituellement lorsqu’on atteint cet âge vénérable. Les Petits Frères accompagnent ces personnes, peu importe leur condition, jusqu’à la fin de leur vie. «Les Petits Frères viennent combler cette solitude. Chaque semaine, les bénévoles rendent visite aux Vieux Amis, soit à domicile, soit en centre», mentionne Lorraine Richard, coordonnatrice d’équipe pour Les Petits Frères de Terrebonne.

Facteurs d’isolement

Les facteurs d’isolement chez les personnes de grand âge sont multiples. Ils peuvent être dus à la perte d’un proche, ce qui est commun chez ces personnes, ou à une perte physique ou de mobilité. Divers problèmes de santé, la pauvreté et le fait de vivre seul sont d’autres facteurs. «Les bénévoles leur offrent, au moyen d’activités et de vacances, de l’affection et de la chaleur humaine. Cela se fait, peu importe leur condition, car nous croyons au respect de la dignité de toute personne et en sa valeur unique et irremplaçable», précise Mme Richard.

Les Petits Frères de Terrebonne

«Nous avons actuellement 35 bénévoles et 23 Vieux Amis. Notre objectif à court terme serait d’avoir au moins 65 Vieux Amis. Évidemment, les activités sont aux choix du bénévole et de son ami, mais chaque année, nous organisons différentes activités et repas spéciaux. C’est vraiment une belle dynamique, et le plaisir que ça procure est indescriptible» affirme la coordonnatrice.

Pour tout connaître des Petits Frères de Terrebonne, vous pouvez visiter le www.petitsfreres.ca/terrebonne. Peut-être pourriez-vous changer une vie!

 

***

 

Quelques chiffres

 

- Âge moyen des Vieux Amis : 86 ans

- 76 % sont des femmes

- 60 % ont déjà vécu en couple

- 50 % des Vieux Amis vivent à domicile, 31 % en résidence, 17 % en CHSLD et 5 % sont hébergés en résidences intermédiaires

- Un Vieil Ami sur deux vit avec moins de 20 000 $, et plus de 80 % reçoivent le supplément de revenu

- Les personnes âgées se sentant seule sont 64 % plus susceptibles de développer de la démence


LISEZ AUSSI : http://www.larevue.qc.ca/actualites_dossier-semaine-compostelle-pour-ses-vieilles-amies-n43253.php ET http://www.larevue.qc.ca/actualites_dossier-semaine-visite-sourires-chaleur-humaine-n43254.php

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Tue, 15 Aug 2017 00:00:00 -0400
<![CDATA[DOSSIER DE LA SEMAINE : Compostelle pour ses « Vieilles Amies »]]> Gilles Fontaine http://www.larevue.qc.ca/actualites_dossier-semaine-compostelle-pour-ses-vieilles-amies-n43253.php ACCOMPAGNER UNE PERSONNE DE GRAND ÂGE

Depuis trois ans, Michel Doyon est l’un des bénévoles des Petits Frères de Terrebonne. Il accompagne deux dames, âgées de 80 et 94 ans. Toutes les semaines, il leur rend visite et s’assure de leur donner un coup de fil. Michel aime ses «Vieilles Amies», comme l’organisme les nomme.

«Je me suis impliqué parce que j’aime les personnes âgées. Elles me tiennent à cœur. Ça me touche de savoir que des aînés peuvent finir leur vie seuls. Ce n’est pas normal. Alors ça me procure beaucoup de joie lorsque je mets un peu de lumière dans leur vie. En accompagnant des personnes âgées seules, on leur enlève beaucoup d’angoisse, l’angoisse d’être seules», nous indique M. Doyon.

Jeune retraité, ce dernier sait bien que sa présence est bénéfique. «L’une des dames que j’accompagne m’a dit l’autre jour qu’elle pensait à moi. Ça montre que ce que nous faisons est très important pour ces personnes. C’est un cadeau inestimable que d’avoir la possibilité de sortir une personne de l’isolement.»

Michel Doyon a tellement à cœur l’organisme que du 1er au 25 septembre, il sera sur la route de Compostelle, la partie française. Il marchera750 kilomètres entre Puy-en-Velay et Saint-Jean-Pied-de-Port.

«L’objectif est double. D’abord, c’est certain que je veux amasser de l’argent pour l’organisme, mais je veux aussi qu’on en parle», dit-il. Pour lui, il s’agira d’un deuxième séjour à cet endroit. «Ce n’est pas tant Compostelle que le "chemin intérieur" qu’on emprunte qui est important, et c’est certain qu’on a une démarche intérieure, mais je vais beaucoup penser à mes deux amies pendant le chemin.»

À moins d’un mois du départ, Michel Doyon a atteint ses objectifs de financement et de commandite. Tout ce qu’il souhaite, c’est que de nombreuses personnes s’impliquent dans l’organisme et auprès des personnes de grand âge «parce que ça nous fait autant de bien qu’à notre ami», conclut-il.

 

LISEZ AUSSI : http://www.larevue.qc.ca/actualites_dossier-semaine-petits-freres-pour-briser-isolement-n43252.php ET http://www.larevue.qc.ca/actualites_dossier-semaine-visite-sourires-chaleur-humaine-n43254.php

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Tue, 15 Aug 2017 00:00:00 -0400
<![CDATA[Les mêmes dossiers chauds à l’avant-scène ]]> <p>Jean-Marc Gilbert</p><p>media@larevue.qc.ca</p> http://www.larevue.qc.ca/actualites_memes-dossiers-chauds-a-avant-scene-n43294.php La première séance du conseil municipal de Terrebonne marquant le retour des vacances pour bien des gens a laissé place à des échanges plus cordiaux entre les citoyens et élus, le 14 août, et a permis de faire le point sur plusieurs dossiers tels que le chemin Gascon, le Golf Le Boisé, ainsi que la saga des débris de voitures à La Plaine.

Une question posée par Serge Gloutnay, du comité de sauvetage du Golf Le Boisé, a permis d’apprendre que la Ville a délivré deux constats d’infraction au propriétaire, Eric Vandal, puisque ce dernier n’entretient pas le site comme il se doit. Selon M. Gloutnay, les herbes hautes atteindraient 1,5 mètre à plusieurs endroits sur le terrain, créant une frustration chez les résidents du secteur. Il a réclamé une intervention plus musclée de la Ville.

«Il n’y a aucune bonne foi de la part du propriétaire du site», a tranché le maire Stéphane Berthe. La Ville ne peut agir que dans les limites de la loi, a ajouté le directeur général, Daniel Sauriol.

En réponse à Jeannette Meunier, instigatrice de la pétition réclamant la suspension des travaux d’aménagement du chemin Gascon le temps que les commerçants soient consultés, le maire a répété que le concept d’aménagement ne changera pas, mais se montre ouvert à discuter de la répartition de la facture.

Un rapport cet automne

Dans le dossier des rues des Bernaches et des Bouvreuils, où les propriétaires sont aux prises avec des débris de voitures enfouis dans leur terrain, le maire a indiqué avoir obtenu un calendrier des étapes à venir dans ce dossier.

La firme Golder, expert retenu par les avocats des deux parties pour mener des expertises plus poussées, doit remettre son rapport à la mi-septembre ou au début d’octobre. Les conclusions dudit rapport détermineront la suite des choses. Les deux parties verront aussi si une solution peut être trouvée rapidement pour en arriver à une entente hors cour. «Je veux aller au fond des choses et connaître la vérité dans ce dossier», a affirmé M. Berthe.

Maintenant qu’il en sait plus sur les étapes à venir, le maire se dit prêt à rencontrer les propriétaires des rues concernées, ce que réclame le regroupement depuis mai. «Je ne pouvais les rencontrer plus tôt. Je ne pouvais rien leur dire. Maintenant que j’ai un échéancier plus précis entre les mains, je suis prêt à les rencontrer», a-t-il ajouté au terme de la séance.

En vrac

Parmi les autres sujets abordés en cours de séance, le conseil a adopté une résolution demandant formellement «un échéancier précis et un engagement ferme» de la part du ministère des Transports signifiant que les travaux d’élargissement de la route 337 débuteront en 2019, comme discuté entre les parties au printemps.

Par ailleurs, le conseil a adopté la nomination de Sonya Guilbault à titre de vérificatrice générale de la Ville de Terrebonne pour une période de sept ans, à partir du 25 octobre 2017 jusqu’au 24 octobre 2024. Cela ne change en rien le mandat particulier confié à la vérificatrice actuelle, Claire Caron. Celle-ci doit assurer une «vigie des opérations significatives de la Ville» et remettre un rapport final à ce sujet au ministère des Affaires municipales en décembre.

Le conseiller André Fontaine a été nommé maire suppléant jusqu’en novembre.

La prochaine séance du conseil se tiendra le 11 septembre à l’école de l’Odyssée, dans le secteur La Plaine.

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Tue, 15 Aug 2017 00:00:00 -0400
<![CDATA[DOSSIER DE LA SEMAINE : Visite, sourires et chaleur humaine]]> Gilles Fontaine http://www.larevue.qc.ca/actualites_dossier-semaine-visite-sourires-chaleur-humaine-n43254.php J’ai accompagné une bénévole, Danielle Chalifoux, au CHSLD de la Côte Boisée, lors de l’une de ses visites à quelques Vieux Amis. Impliquée depuis deux ans au sein de l’organisme, Danielle est toujours assistée de sa fidèle Maya, un chihuahua à poil long de deux ans. Ensemble, nous avions quatre personnes à voir et avec qui jaser.

Sitôt entrée, Maya se fait remarquer. On veut la prendre et la flatter. Plusieurs résidents la reconnaissent.

Jacqueline, la belle couturière

Jacqueline Théorêt, une belle dame, est dans le couloir en compagnie d’autres personnes. «Jacqueline ne me reconnaît pas toujours tout de suite. Cependant, elle reconnaît instantanément Maya», me dit Danielle. Presque instantanément est peu dire. Le lien se crée en une fraction de seconde et nous nous dirigeons dans la chambre de notre amie pour «piquer une jasette».

Jacqueline a toujours aimé les animaux. Plus jeune, elle en avait toujours. Ce sont les souvenirs qui lui viennent lorsqu’elle aperçoit Maya. Le contact est bien établi et elle nous dévoile un peu de sa vie. Elle était couturière. Elle n’a jamais eu d’enfant «parce que mon mari ne voulait pas», indique-t-elle. Le passage de la vie a créé son isolement. Veuve, elle est la dernière survivante d’une famille de huit enfants. Malgré cela, elle sourit toujours. Elle porte Maya sur elle et la flatte. Et le petit chihuahua se laisse aimer. Le temps d’une photo et elle rit en pensant que peut-être, elle sera «dans le journal». Et on parle de jeunesse, de son père et de bingo. Les moments sont bons, autant pour moi que pour Jacqueline.

Grandes charges d’émotions

Les rencontres sont souvent chargées en émotions et donc plus difficiles. Une amie n’a pu être vue, puisque malade. Danielle promet de revenir rapidement.

Une autre amie est seule dans sa chambre et pleure. Elle est inconsolable. Une tristesse qui vous brise le cœur. Le mien l’a été. Rien à faire, ses larmes étaient trop lourdes. Le poids des miennes aussi. Elle pourrait être ma mère ou ma grand-mère. Danielle promet également de revenir rapidement.

Notre après-midi se termine avec Madeleine Lemonde. Elle est âgée de 91 ans. «Au début, c’était difficile. Madeleine ne voulait pas me voir, elle était coléreuse, mais à force de persévérance et de petites visites, elle s’est laissée charmer par nous, spécifie Danielle. Maintenant, on jase, elle sourit et rit, la progression est remarquable.» Madeleine ne s’est jamais mariée et n’a jamais eu d’enfant. Elle aussi, les circonstances de la vie l’ont isolée peu à peu.

Un engagement exemplaire

Après ces merveilleuses visites, j’ai voulu en savoir davantage sur les motivations de Danielle, d’autant plus qu’elle vient tout juste de recevoir le Prix Juliette-Huot en reconnaissance à un engagement exemplaire.

Retraitée, elle a toujours su qu’elle était pour donner de son temps. «J’ai eu un emploi stable et j’ai pu prendre ma retraite plus jeune. Je considère que j’ai été choyée, ayant reçu beaucoup de la société. J’ai toujours eu de bonnes affinités avec les personnes âgées. Mon implication au sein des Petits Frères est donc naturelle.» Elle est l’une des rares qui visitent des personnes en CHSLD et encourage les bénévoles à en faire tout autant. «Au début, c’était très émotif, mais en même temps, je ne pourrais plus m’en passer aujourd’hui. C’est tellement de joie et un sentiment d’être important pour quelqu’un. Moi, ça me réconforte de savoir que des personnes ne finiront pas leurs jours seules.»

Son engagement est pour toujours, comme celui des quelque 1 800 bénévoles qui ensoleillent la vie de plus de 1 400 Vieux Amis au Québec.

Je sors du CHSLD. Il fait soleil partout!

 

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Tue, 15 Aug 2017 00:00:00 -0400