<![CDATA[Journal La Revue - Politique]]> http://www.larevue.qc.ca/politique-s3.php Thu, 27 Apr 2017 14:43:02 -0400 http://www.larevue.qc.ca/images/logo_la_revue.gif <![CDATA[Journal La Revue - Politique]]> http://www.larevue.qc.ca/politique-s3.php Zend_Feed http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss <![CDATA[QUE SONT-ILS DEVENUS: Diane Bourgeois rattrapée par la politique]]> Jean-Marc Gilbert http://www.larevue.qc.ca/politique_que-sont-ils-devenus-diane-bourgeois-rattrapee-par-politique-n41537.php Le dicton «Chassez le naturel, il revient au galop» s'applique bien à Diane Bourgeois. Députée fédérale de Terrebonne-Blainville pendant 11 ans, elle a eu du mal à accepter sa défaite de 2011, allant même jusqu'à déménager à Saint-Lucien, un petit village de 1600 âmes situé près de Drummondville. Le goût de la politique n'a toutefois pas mis de temps à refaire surface.

Mme Bourgeois conservera toujours d'excellents souvenirs de la circonscription qu'elle a représentée entre 2000 et 2011. «J'ai toujours dit que je vivais une histoire d'amour avec Terrebonne. J'étais enseignante et impliquée dans plusieurs organismes, et aussi militante souverainiste. Les gens ont pratiquement su avant moi que je voulais faire de la politique», dit-elle à la blague.

Incertaine au départ, Mme Bourgeois a rapidement chassé ses inquiétudes lors de sa première victoire, en 2000. «J'étais tellement fière, la première fois que j'ai pris la parole à la Chambre des communes pour remercier les gens de Terrebonne qui m'ont réellement portée durant cette campagne», se remémore la femme de 67 ans.

«Une gifle»

Réélue avec des majorités écrasantes en 2004, 2006 et 2008, Mme Bourgeois n'a toutefois pas résisté à «la vague orange» de 2011. Elle a eu beaucoup de mal à accepter le résultat; ce fut une véritable «gifle», pour reprendre ses mots.

«Quand je faisais mon porte-à-porte avant l'élection, les gens m'accueillaient avec le sourire. Dans les jours qui ont suivi le vote, ils me disaient: "Ce n'était pas contre vous, Mme Bourgeois. On voulait du changement et l'autre parti (NPD) était attrayant". Même si la démocratie a toujours raison, cette fois-là, les gens ont erré», lance-t-elle.

Elle a rapidement senti le besoin de «se reconnecter avec la terre». Elle s'est donc retirée dans le Centre-du-Québec, à Saint-Lucien, dans une maison achetée quelques années plus tôt, et qui était jusque-là un refuge pour décompresser.

Reprendre le collier

Mme Bourgeois a passé les deux années qui ont suivi à rénover cette maison et à s'adonner à d'autres activités loin du monde politique, comme le jardinage. Se tenant toujours informée, c'est en lisant les journaux locaux et en voyant les activités passer qu'elle a décidé de sortir de sa retraite.

«Ça n'avait pas de bon sens que je vive recluse comme ça et que je mette le couvercle sur tout ce que j'avais fait. J'ai donc recommencé à m'impliquer, d'abord auprès de la Société Saint-Jean-Baptiste locale. Puis, j'ai commencé à m'intéresser aux choses municipales.»

Approchée une première fois par la mairesse de Saint-Lucien de l'époque, à l'aube des élections municipales de 2013, l'ex-députée a décliné l'invitation. Quelques semaines plus tard, elle a finalement décidé de sauter à pieds joints dans l'aventure. Elle s'est présentée au bureau du greffe de Saint-Lucien avec 165 signatures d'appui de candidature, 160 de plus que le minimum requis. Sans surprise, elle a été élue par acclamation dans le quartier 1.

Il y a d'énormes différences entre le fait de représenter des dizaines de milliers de personnes à la Chambre des communes et d'être la voix des citoyens d'un quartier d'une municipalité rurale. «J'ai beaucoup appris à proposer des choses lentement et à gérer certaines craintes, comme par rapport aux investissements, par exemple. D'un autre côté, avec mon expérience, je leur montre que certains mécanismes existent pour nous aider dans tout le processus», témoigne Mme Bourgeois.

Bref retour au Bloc

Lors des élections fédérales de 2015, plusieurs femmes ont milité auprès de Mme Bourgeois pour qu'elle se présente pour le Bloc québécois dans Drummond. «La décision de reprendre tout ça, à un certain âge, a été difficile à prendre, mais j'ai embarqué parce que je croyais avoir de bonnes chances de l'emporter. Je n'ai pas gagné, mais je suis fière de la campagne que j'ai menée dans une circonscription que je ne connaissais pas beaucoup.»

À la fin de l'entrevue, celle qui revient à Terrebonne assez souvent pour visiter son fils et des amis invite ses anciens concitoyens à venir découvrir Saint-Lucien en participant au deuxième Festival de la canneberge, en octobre. La première édition, l'automne dernier, avait été couronnée de succès.

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Tue, 18 Apr 2017 00:00:00 -0400
<![CDATA[Entre 356 et 633 jours d’attente pour les patients orphelins ]]> Journal La Revue http://www.larevue.qc.ca/politique_entre-356-633-jours-attente-pour-patients-orphelins-n41588.php Selon des documents obtenus par la CAQ en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, les 28 881 patients orphelins inscrits au guichet d’accès à un médecin de famille dans la région de Lanaudière doivent attendre, en moyenne, de 356 à 633 jours avant de se voir obtenir un rendez-vous.

Ainsi, sur tout le territoire lanaudois, en date du 3 février 2017, 28 881 patients étaient inscrits au guichet d’accès, dont 15 788 personnes dans le sud de Lanaudière. Pire encore, selon la CAQ : toujours dans la région de Lanaudière, 88 % des patients inscrits au guichet d’accès étaient classés «hors délai» au 31 décembre 2016. Dans les MRC Les Moulins et L’Assomption, la situation n’est guère mieux, alors que l’on comptait 14 198 personnes également classifiées «hors délai». En d’autres mots, «l’attente est interminable» pour eux, déplore-t-on.

Au-delà de 2 600 jours d’attente

À cet égard, la CAQ a aussi obtenu des données en vertu de la Loi sur l’accès à l’information. Le délai d’attente des patients orphelins enregistrés au guichet d’accès à un médecin de famille dans la région de Lanaudière, et pris en charge au cours des six derniers mois, variait en moyenne de 356 à 633 jours selon leur classification (en date du 13 mars 2017). Quant aux délais maximums, on parle de 1 662 à 2 681 jours, toujours selon la classification des patients. «Le guichet d’accès à un médecin de famille est devenu un véritable stationnement pour les familles de Lanaudière. Le délai maximum de prise en charge a même été de 1 662 jours pour un patient de la région dont le cas était classé “urgent”, soit 4,5 années d’attente», a décrié François Paradis, porte-parole en matière de santé, aux côtés de son chef, François Legault, député de L’Assomption.

Tous deux réclament donc des comptes au premier ministre Philippe Couillard et au ministre de la Santé, Gaétan Barrette. «Le plan libéral et la réforme Barrette ne fonctionnent tout simplement pas. Nous invitons Gaétan Barrette à se mettre dans la peau des pères et des mères de famille qui doivent attendre près de 21 mois avant de trouver un médecin de famille. Nos familles sont complètement abandonnées. Le ministre doit reconnaître les failles de sa propre réforme et corriger le tir immédiatement.»

Rappelons que les cibles fixées par le ministre sont de 30 à 90 jours d’attente. La CAQ invite les patients en attente à lui soumettre leurs coordonnées par le biais du site www.jeveuxunmedecin.com. Une liste sera remise à Gaétan Barrette.

Le CISSS réagit

Joint par le journal La Revue, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Lanaudière a réagi à la sortie de la CAQ. «Il faut d’abord savoir qu’il y a plus d’un an, 63 % de la population lanaudoise avait accès à un médecin de famille alors qu’actuellement, plus de 76 % des résidents y ont accès. La collaboration de l’ensemble des médecins de famille du territoire ainsi que le plan de déploiement mis en œuvre ont contribué à cette amélioration depuis plusieurs mois.» (VT)

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Tue, 18 Apr 2017 00:00:00 -0400